Melek Teke
D’aussi loin que je me souvienne, travailler dans la coopération au développement a toujours fait partie de mes projets à long terme. C’est pour y retrouver un cursus social que je me suis initialement lancée dans les études d’assistance sociale. C’est pour toucher à l’aspect culturel du travail au développement que j’ai décidé de poursuivre des études en anthropologie sociale et culturelle à l’Université Libre de Bruxelles. Amoureuse de la formation, riche de mon savoir, j’étais alors assurée de percer dans le métier… Le monde de la coopération ne pouvait que m’accueillir les bras grands ouverts !
Mais que du contraire ! Et quelle déception…
C’est à coup de « Vos études sont intéressantes quoique trop vagues… » et de « Il serait peut-être utile de vous spécialiser davantage encore ! » que j’ai été reçu dans le monde impitoyable du marché du travail. Et j’ai pris au mot chacune des remarques qui m’avaient été faites. Et j’ai quitté provisoirement la Belgique pour me spécialiser dans la gestion et le développement des coopératives à l’Université de Sherbrooke au Québec. Et s’il est vrai que la Maîtrise canadienne m’a permis de parfaire mes connaissances théoriques, il n’en a pas été de même pour la pratique et l’expérience de terrain… Qui allait consentir à laisser sa chance à une personne non expérimentée mais désireuse de tout faire pour réaliser ce en quoi elle croyait ? Qui allait lui fournir l’occasion de faire ses preuves ? Le projet volontaire de la Coopération Technique Belge arrivait à temps.
Me voilà donc finalement embarquée dans une expérience merveilleuse au Rwanda dans le cadre d’un projet qui s’annonce d’ores et déjà tout aussi fabuleux : l’accès pour les populations rurales à l’électricité via l’énergie renouvelable.
Un magnifique projet en perspective !

