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Rwanda

Une nouvelle Commission Mixte de coopération au développement entre le Rwanda et la Belgique s’est tenue le 23 octobre 2006. A cette occasion, le gouvernement belge a réaffirmé son engagement à appliquer les principes de la Déclaration de Paris en privilégiant une «approche programme» plutôt qu’un fonctionnement « par projets » et en intégrant progressivement son action dans une logique d’aide budgétaire sectorielle.

Réduction des Unités de Gestion parallèles

La CTB s’est fixé comme objectif de réduire les Unités de Gestion parallèles. Dans cette optique, les nouveaux projets de développement  rural (agriculture et énergie), seront greffés sur les projets déjà existants afin de créer des programmes de plus grande ampleur: Ceux-ci seront gérés par une équipe identique renforcée par des experts nationaux qui appuieront la mise en œuvre des nouvelles actions. Cette manière de procéder permet d’éviter la multiplication des cellules de gestion et des comités de concertation.

Pour l’appui au Centre Hospitalier Universitaire de Kigali (CHUK), l’Unité de Gestion a été totalement supprimée. Le projet a été incorporé dans les services administratifs de l’hôpital. Ainsi, la comptabilité est effectuée par les services financiers, les achats restent régis par les départements en charge des approvisionnements et les ressources humaines intégralement gérées – du recrutement jusqu’au paiement des salaires – par le service des ressources humaines du CHUK.

Dans le Programme National intégré de Lutte contre le Paludisme (PNILP), le principe de l’alignement sur les stratégies nationales se traduit par l’inscription du projet dans un plan stratégique de lutte contre le paludisme, élaboré par le PNILP en collaboration avec ses partenaires techniques. Aucune unité de gestion n’a été mise en place et le comptable du projet gère en même temps la comptabilité du gouvernement et celle des autres intervenants. Sur le plan de l’harmonisation, le PNILP élabore chaque année un plan opérationnel commun pour tous les bailleurs. Le rapport annuel du PNILP inclut les apports techniques et financiers de chaque intervenant tandis que l’évaluation des indicateurs du plan stratégique est réalisée conjointement par tous les bailleurs présents au sein du PNILP.

Cette approche est aussi suivie par d’autres projets comme l’appui aux centres de santé dans les districts et la ville de Kigali. L’appropriation par le partenaire est telle que le ministère de la Santé l’a adoptée dans le cadre de ses projets comme stratégie de financement du secteur de la santé et encourage toute initiative dans ce domaine. Par ailleurs, les responsables de l’intervention participent régulièrement aux différentes réunions d’échange avec d’autres acteurs et aux commissions des groupes de travail au sein du Health Sector Cluster Group.

Le projet d’appui au développement local du District de Gakenké n’intervient qu’au travers du District pour toutes ses actions et prend ainsi en compte la quasi-totalité des indicateurs de la Déclaration de Paris: à titre d’exemple, toutes les dépenses sont programmées dans le cadre du plan d’action du projet qui est lui même intégré dans le plan d’action du district tandis que plus de 60% des financements du projet sont assurés via des organismes nationaux (Community Development Fund et Rwanda Development Bank).

Services internationaux

Durant l’année 2006, la Représentation de la CTB au Rwanda, a préparé, en collaboration avec le ministère des Infrastructures, une proposition dans le cadre de l’initiative lancée par l’Union européenne dans le secteur de l’eau (facilité ACP-UE pour l’eau). La gestion d’un projet d’appui au secteur de la santé confié par l’UE dans le cadre du VIIIième Fond européen de développement s’est terminée avec succès au cours de l’année. La CTB a également préparé et mis en œuvre diverses actions en partenariat avec d’autres donneurs comme la Vlaamse Vereniging voor Ontwikkelingssamenwerking en Technische Bijstand (VVOB) – formation professionnelle des adultes -, l’Association pour la Promotion de l’Éducation et de la Formation à l’Étranger (APEFE) – formation des formateurs des Écoles de Sciences Infirmières – et les Pays-Bas dans le cadre d’un appui au secteur de la justice.

Projets