Paola Vallejo
Mon nom est Paola Andrea Vallejo Patiño. J’ai 27 ans et j’ai étudié sciences de la communication à la KULeuven. Je travaille depuis quelque temps à la CTB (mon tout premier employeur), mais c’est ma première mission sur le terrain. À ma grande surprise, j’ai été envoyée en République Démocratique du Congo, plus spécifiquement à Lubumbashi, capitale du
Katanga, province minière de la RDC. Depuis août 2007, je travaille en tant que chargée de communication pour un projet qui s’appelle “Programme d’Appui aux Initiatives de Développement communautaire” (PAIDECO en sigle). C’est un
très grand programme qui a comme spécificité que les projets que nous exécutons sont initiés par la population locale au niveau des quartiers et de la commune. Le PAIDECO a accompagné la population à mettre en place des structures de concertation avec des membres qui ont été choisis démocratiquement. C’est au niveau de ces structures que les décisions sont prises sur les besoins en développement de la communauté et des projets présentés à la CTB pour financement. Pensez à la réhabilitation des routes, la construction des écoles, la construction des passerelles, etc. C’est donc un très chouette programme avec une implication profonde de la population locale et avec un volet important de renforcement des capacités. Mon travail consiste en coordonner toutes les actions qui contribuent à une meilleure communication de l’administration communale vis-à-vis de la population, des actions et de la philosophie du PAIDECO et des thématiques
de développement. Un outil important pour ces trois volets est la production d’un journal mensuel sur les activités de développement dans notre zone d’intervention. C’est un travail que j’adore. J’apprends chaque jour des
choses nouvelles et sens également que je contribue à la réalisation des objectifs du programme. C’est une expérience très enrichissante car le travail sur le terrain t’ouvre les yeux. C’est en travaillant ici avec, dans mon cas, les Congolais, qu’on peut mieux comprendre les réalités locales et les difficultés du travail de ‘coopération au développement’. Aussi sur
l’aspect personnelle, cette expérience permet de mieux se connaître soi-même et de devenir plus mature. L’expatriation n’est pas tout le temps facile. L’adaptation est parfois difficile et c’est un travail qui prend quand même beaucoup d’énergie. Mais cette expérience reste inoubliable et vaut absolument la peine.
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