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Archive for Burundi (BRI)

Aandacht: Bak bier te winnen! En iets over spreekwoorden. (et en français, mais ça reste 1 casier)

De taal van de Burundezen, het Kirundi, is een attractie.

Het is hier niet echt de gewoonte om de dingen al te rechtuit te zeggen, een omwegje is altijd beter. En daar hebben ze wat op gevonden…

Wie vraagt om zijn salaris heeft het nogal eens over “de dingetjes”, en de naam van iemand anders wordt in een gesprek liefst vervangen door “de andere daar”, ook als die persoon gewoon langs u zit. Dat is beleefd.

Maar waar rond de pot draaien echt een kunst wordt, waar een antwoord op een simpele vraag u echt met uw mond open tot op uw knieën kan achterlaten, waar de meest spectaculaire onzin steeds weer een schitterend verhaal blijkt, dat is in de Burundese spreekwoorden…

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Schoon geschoffeld...


“Agafuni kabagara ubumwe ni akarenge”

“De schoffel die de eenheid wiedt is het voetje.”

= Een mooie manier om te zeggen dat je eens op bezoek moet komen. Er komt geen onkruid op (het pad van) de eenheid tussen twee huishoudens als er regelmatig over gewandeld wordt. Met het voetje dus!

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“Akari k’uwundi kagora iyenda”

“Het is moeilijk om de liefde te bedrijven met iets van iemand anders”

= Je kunt er dus maar beter voor zorgen dat het van jou wordt.

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“Iyo bumenya umwe bwari ikindi”

“Als slechts één persoon op de hoogte is van iets, is het een gegrild stuk vlees, enkele weken in goede boter opgelegd.”

= Die heeft geen uitleg nodig, neem ik aan.

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“Amavuta y’umugabo ni ayamorayeko”

“De olie van een man is die die op hem slaapt”

= Want pas wanneer iets op u slaapt is het echt van u, blijkbaar. En de olie die al op een andere man geslapen heeft mag hij houden he.

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“Amazi masabano ntamara imvyiro“

“Met water dat je gevraagd hebt aan iemand anders krijg je al het vuil er nooit af.”

= Omdat je nooit genoeg krijgt als je van iemand anders moet afhangen. Een spreekwoord dat wel eens naar boven komt wanneer het over ontwikkelingssamenwerking gaat.

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“Urima itiro ukimbura ingonera”

“Wie slaap verbouwt, oogst kwijl”

= En laat kwijl nu net het enige zijn dat hier niet op de markt kan verkocht worden.

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“Umukwe w’isoni ahambwa abona”

“De verlegen schoonzoon wordt begraven terwijl hij toekijkt.”

= De laatste is er eentje om te onthouden voor iedereen die eens naar Burundi denkt te komen. De geheime formule tegen in ’t zak gezet worden. Als het tankstation u meer liters aanrekent dan er in uw tank kunnen, als er niet genoeg fritten op uw bord liggen, en vooral als uw schoonouders meer koeien vragen dan uw toekomstige echt waard is…

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Om af te sluiten een raadseltje, want daar houden de mensen ook van. Daarbij mag rustig gezegd worden dat zelfs een doorwinterde Burundees het antwoord vaak niet vindt op deze hersenkrakers vol verborgen lagen en culturele betekenissen.

Een bak bier dus voor de eerste die zonder professionele Burundese hulp dit raadsel weet op te lossen:

Voor wie een bak bier maar niks vindt, een potje modder!!

“Data yavyaye abana benshi yaheza agakunda umwe”

“Vader heeft veel kinderen, maar uiteindelijk houdt hij maar van één.”

Succes!

———————————————————————————————————————————Et alors, en fraçais!———–

La langue des burundais, le Kirundi, c’est toute une histoire.

Ici, on n’a pas vraiment l’habitude de dire les choses franchement, il vaut toujours mieux faire un petit détour. Et ils ont trouvé la manière de faire ça…

Par exemple, celui qui demande son salaire va parler des “petites choses” qu’on lui doit, et dans une conversation on préfère remplacer le nom d’une autre personne par “l’autre là”, aussi quand cette personne est assise juste à côté. C’est poli.

Mais là où tourner autour du pot devient un art, là où la réponse à une question simple vous laisse la mâchoire ouverte par terre, où la déraison la plus spectaculaire s’avère une histoire magnifique, c’est avec les proverbes burundais…

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“Agafuni kabagara ubumwe ni akarenge”

“Le sarcloir qui désherbe l’unité, c’est le petit pied.”

= C’est une belle façon de dire qu’il faut rendre visite une fois à ses amis. Il n’y aura pas d’ herbes sur (la voie de) l’unité/amitié entre deux ménages si on marche dessus de temps en temps. A (petit) pied donc !

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“Akari k’uwundi kagora iyenda”

“Il est difficile de faire l’amour avec quelque chose qui est encore dans les mains d’un autre”

= Il vaut donc mieux pourvoir que ça devient la vôtre.

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“Iyo bumenya umwe bwari ikindi”

“Si ce n’est qu’une personne qui est au courant de quelque chose, c’est une pièce de viande bien grillée qui est mis en conserve dans du bon beurre pour quelques semaines. ”

= Ici il ne faut pas des explications, j’imagine.

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“Amavuta y’umugabo ni ayamorayeko”

“L’huile d’un homme c’est celle qui dort sur lui.”

= Parce que quand quelque chose dort sur vous, c’est que ça vous appartient, je pense. Et l’huile qui a déjà dormi sur un autre homme, il peut la garder.

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“Amazi masabano ntamara imvyiro“

C'est une photo, c'est de l'eau. Ca suffit comme illustration.

“L’eau qu’on a dû demander à un autre n’arrive jamais à finir/laver toute la saleté. »

= Parce qu’on ne reçoit jamais assez quand on dépend des autres. Un proverbe qu’on entend de temps en temps quand on parle de la coopération au développement.

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“Urima itiro ukimbura ingonera”

“Celui qui cultive le sommeil, récolte la bave”

= Et ça c’est plus ou moins la seule chose qu’on ne sait pas vendre au marché ici.

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“Umukwe w’isoni ahambwa abona”

“Le beau-fils timide est enterré devant ses propres yeux”

= Ce dernier est à retenir pour tout le monde qui pense venir au Burundi une fois. C’est la formule secrète quand tu serais trompé. Quand à la station de gaz on compte plus de litres que peut contenir le réservoir, quand il n’y a pas assez de frites dans ton assiette, et surtout quand les beaux-parents demandent plus de vaches que la future épouse vaut vraiment…

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Et pour finir une devinette, ça on aime aussi beaucoup ici. Il faut dire que même un burundais bien roué ne trouve pas toujours les réponses sur ces mystères pleins des couches cachées et de sens culturels. Donc, un casier pour celui qui arrive à résoudre le suivant :

“Data yavyaye abana benshi yaheza agakunda umwe”

“Papa a beaucoup d’enfants, mais il n’en aime qu’un.”

Bonne chance vraiment !

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Muzungu muzungu !!!

Etre un muzungu (« le blanc ») en Afrique, cela signifie devoir accepter / tolérer / ignorer / supporter / subir (selon les humeurs) d’être un étranger et de ne certainement pas passer inaperçu. Il y a du bon à cela, et du moins bon…
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10 mois Cibi-Buja … une description d’ambiance



Cibitoke, oftewel “veel banaan”, village de passage, maar in expansie. Langs de ochtendelijke wandeling naar het werk lijken muren, daken, vensters en poorten wel even snel te groeien als de bonen of maïs. Die groeien net als de wilde tomatenplanten in de tuin behoorlijk goed, wanneer het regenseizoen in vol ornaat is! Men weg vervolgend ontmoet ik vermoedelijk nog iemand die me een goeiedag wenst (al dan niet met de bijkomende vraag of ik geen werk voor hem/haar heb), wat (steeds dezelfde) kinderhandjes, en een gelach als ik een ‘goeiedag’ in het Kirundi naar hen sners.

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La coopération des Juniors

Dans un pays comme le Burundi, grand partenaire de la CTB, les assistants juniors sont en grand nombre. Les + ?

Outre l’amélioration du néerlandais pour certains, et du français pour d’autres :

- > Connaitre mieux ce qui se passe dans les autres projets/programmes de la CTB.

- > Partager des expériences.

- > S’entraider (dans la recherche de matériels, dans la réalisation d’une tâche, dans la prise de contact avec un partenaire, etc.).

- > Tisser des liens entre les projets/programmes et les personnes.

- > Découvrir d’autres villes du pays où la CTB est active.

- > Aller boire des verres le soir (oups, fallait pas le dire…).

- > Etc.

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Een antwoord op al uw vragen!

-          En wat doe jij daar nu weer juist ?

-          Momenteel vooral informaticavormingen geven aan de leerkrachten!

-          En lukt dat een beetje?

-          Dat hangt ervan af… Lees verder / En savoir plus »

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Le dieu moderne de la communication burundaise

Au Burundi, il n’y a pas seulement le catholicisme, le pentecôtisme et le protestantisme, il y existe clairement aussi une autre religion : le gsm-isme. Les fidèles sont issus de toute la population qu’ils soient jeunes ou vieux, blancs ou noirs, riche ou pauvre, lettré ou analphabète : aucune discrimination. La place occupée par le petit instrument mobile peut être qualifiée d’intouchable. Il sonne partout à n’importe quel moment, opportun et moins opportun : au travail, en réunion ou pendant un discours d’un ambassadeur en cercle restreint. Pire, il arrive fréquemment que pendant une formation, ce ne soient pas seulement les participants qui sortent pour répondre à la nième « urgence ». Non, non, même le formateur sort pour répondre à n’importe qui. Quel est le sens des priorités de ces utilisateurs ?

La bataille pour le téléphoneur (inter)national

Pourtant, il faut admettre que les croyants ont développé un système assez raffiné pour déranger le moins possible l’audience entière. En fait, souvent ils ne quittent même pas la salle. Quand leur téléphone sonne ou vibre, ils inclinent la tête vers la table ou la mettent presque en dessous pour communiquer par chuchotement et le moins visiblement possible.

Un autre détail intéressant : au Burundi, il est très probable que le nombre de numéros de téléphones portables dépasse le nombre de la population adulte. Si tu possède seulement 1 numéro de téléphone, tu es vraiment pitoyable. Il en faut au moins deux, mais pour être sûr trois c’est mieux. D’ailleurs, ils n’ont pas complètement tort de prévoir plusieurs options. Les réseaux au Burundi ne sont pas (encore) aussi fiables qu’en Europe, et si Smart Africell t’abandonne, tu pourrais peut-être avoir plus de chance avec Tempo ou Onamob.

Je pourrais encore parler de tous types de sonneries belles et moins belles, des téléphones ou chargeurs chinois de courte vie, des surprises dans l’envoi et la livraison – hypothétique – des sms d’un réseau à l’autre. Mais pour éviter que ce texte ne commence à  ressembler à un mauvais speech, je conclus ici avec une des phrases publicitaires des fournisseurs de réseaux (Leo) : Demain commence aujourd’hui !

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ô dieu de l’électricité…

Quand vous décidez de vous expatrier dans un pays en développement, vous vous doutez déjà bien à l’avance que vous ne pourrez pas y trouver le luxe et les facilités de nos contrées…

Bon, ok, à Bujumbura, il fait beau, il fait chaud, les oiseaux chantent, le soleil brille et le lac est là pour nous en faire encore plus profiter !

Pas trop de quoi se plaindre dirons-nous… mais, de temps en temps quand même…

Outre les connexions internet plus que précaires ou les réseaux gsm capricieux, le sujet d’actualité pour l’instant est… le manque d’électricité !

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Performance Based Financing, PBF pour les intimes

Au Burundi, depuis 2010, le système de financement basé sur la performance (FBP ou PBF in english) a été mis en place dans le secteur de la santé pour l’ensemble du pays. Ce système intervient à tous les niveaux : centres de santé, hôpitaux, …
De quoi s’agit-il ?

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Justice de proximité (et sécurisation foncière) au Burundi

Le 22 juillet a eu lieu un atelier de réflexion nationale sur la justice de proximité au Burundi. L’atelier était organisé par le Ministère de la Justice, avec le soutien d’un programme de l’Union Européenne, Gutwara Neza (littéralement « bonne gouvernance »). Il réunissait de nombreux représentants de la justice burundaise, mais aussi de la police nationale, de la société civile (ONG nationales, syndicat de magistrats) ainsi que des représentants de bailleurs de fonds et partenaires internationaux.
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Appuyer le Ministère de la Justice au Burundi

Le Burundi a vécu près de deux décennies de guerre civile. Faisant suite aux accords de paix ayant officiellement marqué la fin du conflit, la Constitution du Burundi a été promulguée en 2005 et la première élection présidentielle démocratiques du pays a eu lieu il y a à peine une année. Le Burundi est donc un Etat en pleine reconstruction. Dans ce contexte, il est primordial de renforcer le Ministère de la Justice et de le soutenir dans ses tâches courantes. En effet, en période de post-conflit, la justice représente une dimension majeure et cruciale tant pour réconcilier la population (justice transitionnelle, commissions de vérité et réconciliation, éventuellement tribunaux spéciaux et/ ou internationaux) que pour reconstruire la société sur des bases solides, pacifiées et justes, évitant à tout prix la violence dans le règlement des différends.

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