New:

Archive for Burundi (BRI)

Le dieu moderne de la communication burundaise

Au Burundi, il n’y a pas seulement le catholicisme, le pentecôtisme et le protestantisme, il y existe clairement aussi une autre religion : le gsm-isme. Les fidèles sont issus de toute la population qu’ils soient jeunes ou vieux, blancs ou noirs, riche ou pauvre, lettré ou analphabète : aucune discrimination. La place occupée par le petit instrument mobile peut être qualifiée d’intouchable. Il sonne partout à n’importe quel moment, opportun et moins opportun : au travail, en réunion ou pendant un discours d’un ambassadeur en cercle restreint. Pire, il arrive fréquemment que pendant une formation, ce ne soient pas seulement les participants qui sortent pour répondre à la nième « urgence ». Non, non, même le formateur sort pour répondre à n’importe qui. Quel est le sens des priorités de ces utilisateurs ?

La bataille pour le téléphoneur (inter)national

Pourtant, il faut admettre que les croyants ont développé un système assez raffiné pour déranger le moins possible l’audience entière. En fait, souvent ils ne quittent même pas la salle. Quand leur téléphone sonne ou vibre, ils inclinent la tête vers la table ou la mettent presque en dessous pour communiquer par chuchotement et le moins visiblement possible.

Un autre détail intéressant : au Burundi, il est très probable que le nombre de numéros de téléphones portables dépasse le nombre de la population adulte. Si tu possède seulement 1 numéro de téléphone, tu es vraiment pitoyable. Il en faut au moins deux, mais pour être sûr trois c’est mieux. D’ailleurs, ils n’ont pas complètement tort de prévoir plusieurs options. Les réseaux au Burundi ne sont pas (encore) aussi fiables qu’en Europe, et si Smart Africell t’abandonne, tu pourrais peut-être avoir plus de chance avec Tempo ou Onamob.

Je pourrais encore parler de tous types de sonneries belles et moins belles, des téléphones ou chargeurs chinois de courte vie, des surprises dans l’envoi et la livraison – hypothétique – des sms d’un réseau à l’autre. Mais pour éviter que ce texte ne commence à  ressembler à un mauvais speech, je conclus ici avec une des phrases publicitaires des fournisseurs de réseaux (Leo) : Demain commence aujourd’hui !

Comments (5)

ô dieu de l’électricité…

Quand vous décidez de vous expatrier dans un pays en développement, vous vous doutez déjà bien à l’avance que vous ne pourrez pas y trouver le luxe et les facilités de nos contrées…

Bon, ok, à Bujumbura, il fait beau, il fait chaud, les oiseaux chantent, le soleil brille et le lac est là pour nous en faire encore plus profiter !

Pas trop de quoi se plaindre dirons-nous… mais, de temps en temps quand même…

Outre les connexions internet plus que précaires ou les réseaux gsm capricieux, le sujet d’actualité pour l’instant est… le manque d’électricité !

Lees verder / En savoir plus »

Comments

Performance Based Financing, PBF pour les intimes

Au Burundi, depuis 2010, le système de financement basé sur la performance (FBP ou PBF in english) a été mis en place dans le secteur de la santé pour l’ensemble du pays. Ce système intervient à tous les niveaux : centres de santé, hôpitaux, …
De quoi s’agit-il ?

Lees verder / En savoir plus »

Comments (1)

Justice de proximité (et sécurisation foncière) au Burundi

Le 22 juillet a eu lieu un atelier de réflexion nationale sur la justice de proximité au Burundi. L’atelier était organisé par le Ministère de la Justice, avec le soutien d’un programme de l’Union Européenne, Gutwara Neza (littéralement « bonne gouvernance »). Il réunissait de nombreux représentants de la justice burundaise, mais aussi de la police nationale, de la société civile (ONG nationales, syndicat de magistrats) ainsi que des représentants de bailleurs de fonds et partenaires internationaux.
Lees verder / En savoir plus »

Comments

Appuyer le Ministère de la Justice au Burundi

Le Burundi a vécu près de deux décennies de guerre civile. Faisant suite aux accords de paix ayant officiellement marqué la fin du conflit, la Constitution du Burundi a été promulguée en 2005 et la première élection présidentielle démocratiques du pays a eu lieu il y a à peine une année. Le Burundi est donc un Etat en pleine reconstruction. Dans ce contexte, il est primordial de renforcer le Ministère de la Justice et de le soutenir dans ses tâches courantes. En effet, en période de post-conflit, la justice représente une dimension majeure et cruciale tant pour réconcilier la population (justice transitionnelle, commissions de vérité et réconciliation, éventuellement tribunaux spéciaux et/ ou internationaux) que pour reconstruire la société sur des bases solides, pacifiées et justes, évitant à tout prix la violence dans le règlement des différends.

Lees verder / En savoir plus »

Comments (1)

Burundi: Le Transport et La Justice

Il peut arriver que tu ne voies pas directement le lien. Qu’est-ce que le transport a à voir  avec la justice ? A part que les juges conduisent leurs voitures pour aller au travail ? Aha, et voilà, tout commence là, le transport de la maison au boulot !

Comme nous sommes fans de l’histoire, nous pouvons nous imaginer qu’à l’époque les juges se déplaçaient en charrette attelée,  après à vélo, ensuite en voiture et, peut-être, dans l’avenir ils finiront par déployer leurs ailes !  Mais il faut plus qu’une  l’histoire fantaisiste pour comprendre la réalité quotidienne de la justice burundaise et son lien compliqué avec le transport.

D’abord, il faut que tu comprennes que la majorité de la population burundaise se déplace à pied. Sinon en minibus qui assure le transport en commun, en taxi-moto, en courant mais presque jamais en voiture. La raison va de soi. Alors les gens marchent et marchent. Un kilomètre, 2 kilomètres, 3, 4,5 – une demi-heure, une heure -6,7 kilomètres…….voir même à 30 Km. Et ils se mettent au travail.  Vas-y. Mets-toi dans la peau d’un juge à Mwaro, une des provinces au centre du Burundi. Tu arrives après une promenade à moto avec un collègue, tu entres dans ton bureau bien partagé et tu prends les 15 dossiers à présider. Tu te rends à la salle d’audience où tu t’assieds au milieu des 2 autres membres du siège. On peut commencer. Premier dossier. Remis à plus tard. Deuxième dossier. Remis. Troisième dossier. Remis. … Inutile de dire que 1) nous exagérons et 2) qu’il y a des multiples causes pour toutes ces remises. Mais, un point intéressant à savoir : la non-comparution des témoins est une des raisons majeures. Abandonner ton champs, et donc abandonner tes revenus du jour pour la survie de la famille, traverser la colline, des collines et des vallées jusqu’au tribunal, arriver et pas être sûr que les autres (juges, défendeur, témoins) seront là, sans oublier bien sûr le risque de représailles. N’importe qui hésiterait. Le fait est que le « défaut » de transport est la raison la plus avancée par les témoins quand on leur demande pourquoi ils n’ont pas pu comparaître au tribunal.  Revenons dans notre vie de juge à Mwaro. Imagine qu’on termine tôt l’audience publique. Peut-être que l’on peut faire une itinérance de constat et d’exécution des jugements ? Bonne idée, nous prenons le véhicule de service mais hélas au moment où nous voulons partir, nous nous rendons compte que la provision de carburant du mois est déjà à sec. Et encore, ça c’est pour les juridictions supérieures. Mais si tu es un petit juge des tribunaux de résidence (au niveau communal), il ne te reste que tes chaussures usées…  Avec tout ça, tu peux bien comprendre que les constats des conflits fonciers ainsi que les exécutions des jugements fonciers (plus de 90% des litiges soumis aux tribunaux) sont différés, par la force des choses. Pouf !

Changeons de profil. Par nécessité, tu as volé dans un champ un épi de maïs. Interpelé et placé au cachot, tu attends d’être entendu par l’officier de police judiciaire. Non, non, reste debout, il n’y a pas de place pour t’asseoir. Tu attends trop longtemps, pas seulement d’être auditionné mais plus encore de manger. Nous t’expliquons. La responsabilité d’alimenter les détenus au Burundi revient à la famille des retenus. Cela veut dire que, si ta famille n’a pas les moyens (déplacement, argent,…) et le temps de t’approvisionner au cachot, ce n’est pas exagéré d’affirmer que tu as un problème pour survivre. L’histoire du transport se répète. Et continue. Plusieurs scenarios peuvent se dérouler. Disons que tu es libéré mais tu n’as pas les moyens de payer le transport pour rentrer à la maison. Disons que tu es jugé et condamné, mais il n’y a pas de véhicule pour te transporter jusqu’à la prison centrale, ce qui veut dire que tu es condamné à rester encore plus longtemps dans le cachot (situation irrégulière et illégale !). Disons que tu veux te plaindre de cette situation aux OMP pendant leur tour d’inspection des cachots mais, dû au manque de carburant, ils n’effectuent  pas d’inspections cette année là… Disons… Disons…Disons qu’il y a un lien incontestable entre le transport et la justice !

Alerte ! Le problème de transport est une triste réalité pour les acteurs judiciaires burundais. Il est plus accentué au niveau des juges des tribunaux de résidence et des officiers de police judiciaire des postes communaux. Une réflexion nationale et internationale s’avère nécessaire pour changer cette situation ! Toute réaction/suggestion/contribution / est la bienvenue à ce sujet.

Bien à toi, Longin et Lore

Comments (3)

Het dagelijkse leven van een umuzungu in het CFPJ

Dat men in de ontwikkelingssamenwerking van afkortingen houdt, wisten we al langer dan vandaag. Mijn werk is geen uitzondering op deze regel: ik neem namelijk de plaats in van AJ in het CFPJ, in het bijzonder ter ondersteuning van de AT. Voluit mag dat klinken: Assistante Junior in het Centre de Formation Professionnelle de la Justice, ter ondersteuning van de Assistant Technique, Mathias Sabubwa genaamd. Ik hoor menigeen al denken: maar meiske, jij bent toch geen jurist? Uiteraard niet. Dat is ook niet nodig voor het werk dat ik hier doe.

De participants en formateur aan het werk

Een korte schets van mijn dagelijkse professionele bezigheden. Het CFPJ is het vormingscentrum van het Ministerie van Justitie. Op dit moment zijn de formations des juges des Tribunaux de Résidence aan de gang. Dit zijn de rechters op het niveau van de commune, die vaak een heel belangrijke sociale functie hebben maar onvoldoende gevormd zijn op vlak van recht. Daar willen wij met onze vormingen iets aan doen. De formateurs werden door de BTC gerekruteerd en pedagogisch gevormd. Het zijn stuk voor stuk magistraten die op hoog niveau actief zijn in de juridische wereld. Voorlopig zijn deze vormingen de enige die lopende zijn, maar er wordt volop gewerkt aan de organisatie van een formation des AOJ (Agents de l’Ordre Judiciaire), onder andere griffiers en de leden van het secretariaat van het parket. Ook daar vallen grote lacunes in te vullen op vlak van juridische kennis en kunde. Een derde vorming, die van de Magistrats Supérieurs, ligt in het verschiet, maar de autorisatie van het ministerie laat nog even op zich wachten.

Wat heeft ondergetekende nu met heel deze organisatie te maken? Een vorming stelt niet veel voor als die niet opgevolgd en geëvalueerd wordt. En dat is exact mijn taak: instaan voor de monitoring&evaluation, om het op een professionele manier uit te drukken.

Burundese mobiliteit: een frequent beeld op de weg naar Ngozi, één van de drie steden waar onze vormingen plaatsvinden

Hier komt veel papierwerk bij kijken: evaluatie van de testen die de deelnemers aan het begin en einde van de vorming maken, verwerken van de informatie die zij in hun kwalitatieve evaluaties schrijven, verwerken van de rapporten van de formateurs etc., om op het einde van de vormingssessie (die zeven weken duurt) al deze informatie in een synthetiserend rapport te verwerken. Vaak moeten er ook nieuwe outils d’évaluation uitgewerkt worden, zoals nieuwe testen of een nieuw evaluatieformulier voor de deelnemers dat kwalitatief hoogstaander is dan het vorige (want, het kan altijd beter!).

Niet alleen papier, ook terreinwerk komt eraan te pas: bij het begin van een vormingsweek gaat iemand van het CFPJ, onder andere ik, naar één van de drie vormingscentra om de week in te leiden, logistiek te checken of alles in orde is en met de deelnemers en vormers de eerste dag te evalueren.

Voorlopig maakt het organiseren/opvolgen/evalueren van de vormingen van het CFPJ de hoofdbrok uit van mijn werk. Verder heb ik nog verscheidene andere taken in het bredere programma Justitie van de BTC: verantwoordelijke/coördinatrice van de newsletter “justice”, focal point voor alles wat te maken heeft met landrecht (droit foncier) en zomeer. Natuurlijk is er ook in Bujumbura nog leven na het werk, maar voor het moment is er genoeg inkt vergoten. Kortom: tot ziens, tuzo subira!

Comments (2)

Zoom sur le Programme Pavage – Pourquoi des routes pavées ?

Le Programme Pavage « Développement économique et social par la mise en œuvre d’un programme de pavage à  haute intensité de main d’œuvre » a mis l’accent sur la construction de plus de 40 km de routes à Bujumbura mais aussi de la ville de Kirundo.

 

Pourquoi des routes pavées ?

 

Les routes pavées présentent les avantages classiques de la construction de routes tels que :

  •            -  Amélioration de la fluidité du trafic ;

           -  Amélioration de l’environnement et de l’hygiène par un écoulement des eaux pluviales, la protection des maisons, la réduction de nuisances telles que les poussières et eaux stagnantes et la réduction des maladies hydriques … ;

          –  Accès facilité pour les micro-entreprises locales et pour les services de transport…

En outre, les routes pavées présentent des avantages complémentaires comme :

            - Une grande durabilité (entre 30 et 40 ans) ;

            - Un entretien aisé et la possibilité d’ouvrir et de refermer les routes pavées pour insérer des réseaux sous-terrain d’eaux, d’électricité ou de téléphone ;

           -  Un matériel de base – des pavés – produit localement qui augmente les bénéficiaires de la construction de routes pavées ;

           - Une vitesse de roulage limitée pour des quartiers résidentiels ….

                       Avant le pavage                                                                                                                  Après le pavage

 

Comments

Het leven zoals het is… de Burundese verpleegkundeschool

Ik ben er nog altijd niet over uit: zijn de studenten van de verpleegkundeschool uit Ngozi (Burundi) nu te beklagen of zijn ze met hun gat in de boter gevallen? Ik onderneem een poging om u mee te laten beslissen, aan de hand van mijn ontdekkingen over hun studentenleven tijdens de afgelopen vier maanden!

(version française en bas, avec d’autres photos!)

Lees verder / En savoir plus »

Comments (2)

Justitie in Burundi: Intro

Appui à la Justice et au Renforcement de l’Etat de Droit dans la Région Centre-Ouest du Burundi (Mwaro, Bubanza, Muramvya, Cibitoke)

De zetel van ons project bevindt zich in Bujumbura. Het actie-terrein omvat 4 jurisdicties: Mwaro, Muramvya, Bubanza en Cibitoke. Elke juridictie komt overeen met de administratieve entiteit van een provincie. Elke provincie is onderverdeeld in verschillende administratieve (communes – zônes – collines) en rechterlijke niveaus (Tribunaux de Résidence – Tribunaux de Grande Instance – Cour d’Appel). Wij richten ons op de 4 Tribunaux de Grande Instance en de  4 corresponderende Parketten van de regio Centre-Ouest (zie bovenvermelde provincies). De betrokken juridische actoren zijn onder te verdelen in 4 groepen : de secretarissen en de staande magistratuur verbonden aan de 4 parketten, en de griffiers en de zittende magistratuur  verbonden aan de 4 TGIs. Onze taak bestaat erin deze mensen te versterken, en dit zowel op technisch, materieel, organisatorisch en methodologisch vlak. Dit betekent concreet bijvoorbeeld dat we ateliers organiseren rond artikel 71 van het strafwetboek (dit artikel behandelt de door de wet opgelegde voorwaarden omtrent de wettelijkheid van voorhechtenis), dat we helpen met de reparatie van de defecte typemachines, dat we helpen bij de planning van de verschillende plaatsopnemingen, dat we helpen bij het aanleren van  technieken hoe rechtszoekenden te onthalen, te informeren, te oriënteren. Zelf ben ik o.a. verantwoordelijk voor het ontwikkelen van een strategie rond de problematiek ‘accueil des justiciables’ en  ‘mineurs en conflit avec la loi au Burundi’. Aangezien alles in 4 komt, voeg ik nog toe dat ik als point focal aangesteld ben voor het thema ‘mémoire et justice’ en dat ik mee insta voor het ontwikkelen van praktische werkinstrumenten die de toepassing van de ROIs (Règlement de l’Ordre Intérieur) moet helpen mogelijk maken. Of zoals ze hier zeggen : « il y a du pain sur la planche ! ».

Gegroet, Lore

Comments (1)