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Archive for Africa

Assistants Juniors et Volontaires, terminologie différente, même état d’esprit ! (suite)

A l’occasion de la quinzaine de la francophonie, France Volontaires (Sénégal), organisation en charge de l’envoi de volontaires de solidarité internationale et de la promotion et développement des différentes formes d’engagements relevant des Volontariats Internationaux d’Échange et de Solidarité (V.I.E.S.), a organisé une conférence accompagnée d’une exposition sur les Volontaires Francophones.

La conférence nous a permis de mieux connaître les différents dispositifs de volontariats mis en place par les pays de la francophonie.

L’exposition consistait en un panel de témoignages photos de 13 volontaires, dont une belge que nous connaissons bien, Caroline Amrom, AJ chez VECO Sénégal. Voici le résultat:

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All good things come to an end….

A peine plus d’un mois avant le départ et après presque deux ans passés au Burundi, déjà nostalgique, « All good things come to an end » en tête, il est temps pour moi de me prêter à l’exercice, difficile et périlleux du flash back !

Commençons par le commencement (c’est toujours mieux) : pourquoi la CTB ?

Après 5 ans de droit, 1 année de spécialisation en droits de l’homme, trois mois de stage en Inde… il était temps de rentrer dans la vie active ! Très vite j’étais inscrite…. au barreau. Sans surprise, un peu par défaut, un peu sous la pression aussi, mais, avec le recul… pas vraiment finalement.

Malgré un boulot passionnant, dans un bon cabinet et avec un patron excellent… j’étouffe, j’ai l’impression de passer à côté. Oui parce que si j’avais commencé le droit, c’était pour changer le monde… Certes c’est naïf mais les idéaux c’est souvent ce qui fait la différence non ?

Prise de conscience en décembre 2009, c’est décidé, je ne m’installe pas trop confortablement dans mon quotidien et je décide de poser ma candidature au Programme Junior.

Un examen écrit, un test de personnalité, une mise en situation et un entretien individuel plus tard, la décision tombe : je suis sélectionnée. Ok, maintenant c’est sérieux.

Que faire ? Partir ? Non, c’est trop tôt, je décide de laisser passer un matching et de postuler en septembre… Ho et puis non, je me lance ! Je vois ce poste au Burundi et je le veux. Quelques semaines plus tard, Daphnée au téléphone : tu es prise ! On m’attend le plus vite possible, le plus vite possible pour moi ce sera le 1er septembre 2010.

Et deux ans sont passés…

Deux années riches en moments forts, en rencontres inoubliables, en fou rire … en coups de gueules aussi. Des projets ont été inaugurés tandis que d’autres se clôturaient. Deux programmes sectoriels ont été mis sur les rails et roulent désormais au rythme des DAO, CSC et autres procédures.

J’ai beaucoup appris : des procédures internes de la CTB aux législations locales, des règles spécifiques de la cogestion aux différentes modalités d’aide …

De manière indirecte, je me suis nourrie des nombreux débats qui ont court à la CTB, notamment au cours de discussions informelles entre collègues: l’alignement, l’harmonisation de l’aide, la concentration sectorielle, l’éthique, etc. J’ai acquis des notions essentielles et qui constitue un solide bagage pour l’avenir : la vision programmatique, la gestion axée sur les résultats, la pensée systémique,…

Surtout j’ai pu suivre, tantôt de loin, tantôt de plus près, la gestion quotidienne des projets de la CTB au Burundi. Ces contacts quotidiens avec les projets ont été sans conteste le point fort de mon poste. J’ai aussi eu l’honneur, grâce à l’appui du Représentant Résident, de suivre les litiges intentés par ou contre la CTB devant les cours et tribunaux burundais, expérience qui m’a beaucoup marqué.

D’un point de vue complètement anecdotique, j’ai enrichi mon vocabulaire et, entre autres banalités, je sais maintenant ce qu’est de la latérite, ce que sont des gabions et des rejets de baïonnettes. Je sais aussi qu’on peut extraire du jus des feuilles d’œilletons…. Je ne sais pas trop dans quel contexte je pourrai un jour le ressortir, mais je trouve que ca claque.

Et si c’était à refaire ? Je le referai sans hésiter.

Partir en tant qu’Assistant Junior ce n’est pas seulement acquérir une expérience professionnelle essentielle sur le CV… j’ai rencontré des gens qui m’ont changé, j’ai grandi, évolué. Pendant presque deux ans, je me suis complètement épanouie au Burundi. Cette expérience m’a sans aucun doute rendu plus forte et combattive.

J’ai trouvé une famille parmi mes collègues, mes colocataires, juniors et aussi les nombreuses personnes que j’ai eu l’honneur de rencontrer ici. Spéciale dédicaces aux BBB qui resteront sans aucune comparaison possible mon coup de cœur.  

Ensemble on a voyagé,  gravi des volcans, refait le  monde à coups de « zilliken », dansé jusqu’au bout de la nuit, chanté à tue tête et rit haut et fort… ou peut-être devrais-je dire « fort et clair » ? (private joke sorry).

J’ai le cœur gros à l’idée de quitter ce pays qui m’a accueilli et cette famille que j’avais, peu à peu, réussi à constituer.

Cela dit, en deux ans beaucoup de choses ont changé aussi chez moi : j’ai une nièce qu’il me tarde de serrer dans les bras, plusieurs opportunités professionnelles à saisir et beaucoup de gens à retrouver.

Alors est ce que je suis triste de partir ? Oui. Mais j’ai hâte de commencer une nouvelle page !  

« I need to get back to the place I belong. I’m coming home (…)” (P. Diddy, éternelle source d’inspiration)

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HAMS, vous connaissez?

Le volet assainissement public du PEPAM-BA arrive à terme avec, entre autre, la construction d’une centaine d’édicules dans 61 écoles primaires situées au sein des quatre régions du Bassin Arachidier. En aval du volet infrastructures se déroule une importante campagne de « sensibilisation et formation ».

Ce sont les enseignants des écoles primaires concernées qui sont la cible de ces formations HAMS portant sur l’Hygiène et l’Assainissement en Milieu Scolaire. Deux formations ont lieu par région, accueillant chacune une vingtaine de participants: enseignant(e)s, directeurs/trices et inspecteurs de l’éducation nationale. Un consultant, expert en matière d’eau, d’assainissement et hygiène, assure à chaque fois une formation dynamique et participative d’une durée de trois jours.

L’objectif de cette série de modules est double. Le premier est d’outiller les enseignants d’une méthodologie leur permettant d’aborder les questions d’hygiène, eau et assainissement avec leurs élèves de façon à inciter ces derniers à analyser eux-mêmes les problèmes et à y trouver des solutions; ce qui ne peut que susciter un changement de comportement plus favorable à l’hygiène, tant à l’école qu’au sein de la famille. Quant au deuxième objectif de cette formation, il est de discuter et de réfléchir sur la façon de gérer et d’entretenir les toilettes nouvellement construites et ce, au sein des comités de gestion impliquant tous les acteurs concernés.

   

Lors du premier exercice, le formateur a divisé les participants en sous-groupes pour qu’ils échangent sur les principales difficultés rencontrées dans leurs écoles, liées aux thématiques de l’assainissement et de l’hygiène; le but étant de les faire réfléchir sur les causes, conséquences et surtout sur les différentes solutions de prévention. Un deuxième exercice a été réalisé à partir des différents outils-images confectionnés spécialement pour les sensibiliser aux bonnes pratiques. Ces images ont été introduites et discutées par thème, citons par exemple le lavage des mains, l’entretien des toilettes, la conservation et consommation de l’eau, ou encore les voies de contamination et barrières sur le péril fécal.

Le fil conducteur de la formation était l’intégration de la dimension genre. En termes d’infrastructures, deux blocs d’édicules ont été construits par école: un bloc pour les filles et un bloc pour les garçons. Et quant à l’entretien des édicules, les outils-images montrent systématiquement des filles et des garçons qui s’impliquent dans l’entretien des toilettes, il en va de même pour les affiches conçues pour la promotion du projet dans les écoles.

La dernière journée de la formation est consacrée à la mise en œuvre du projet dans les écoles. Un brainstorming a permis de réfléchir à l’installation des comités de gestion et de définir leur composition ainsi qu’aux rôles et responsabilités des différents membres scolaires et extrascolaires. Ainsi, dès leur retour, les enseignant(e)s peuvent procéder à la mise en place de ces comités dans leurs écoles respectives.

Dans les semaines à venir, le PEPAM-BA organisera des visites dans les différentes écoles afin de vérifier la démultiplication des formations auprès des autres enseignants, le mise en place des comités de gestion et d’évaluer les progrès réalisés au niveau de l’hygiène et de l’entretien dans les écoles.

Notez aussi qu’un concours «école propre » sera organisé dans chaque région de notre zone d’intervention pour valoriser les écoles qui se seront montrées les « meilleurs élèves » de ces formations.

 Article paru dans Xibaru CTB, la newsletter de la CTB au Sénégal

 

 

 

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Nouvelle lettre d’information AIMS

La première édition de la lettre d’information du projet d’Appui Institutionnel au Ministère de la Santé du Bénin (AIMS) vient d’être lancée ! Lees verder / En savoir plus »

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Et si on essayait en contre-saison (Off-Seasons Crops)?

La culture de contre-saison : une alternative utile et efficace, une innovation au Sénégal. Etude d’un projet de recherche-action dans le Sine Saloum.


« Les semences…elles doivent être de qualité, homogènes, accessibles, financièrement et pratiquement.  Et surtout il faut les avoir à disposition au bon moment. » L’année dernière, les stocks furent disponibles mais de manière tardive, et point de vue qualité, les semences gardées par le voisin n’étaient pas excellente…

Y a-t-il une solution à ces problèmes d’accès aux semences ? Voici la question que se sont posés les producteurs de l’Union des Groupements Associés Niombato (UGAN).

Le sésame de contre-saison

C’est en ce début de mois de mars que les producteurs et productrices de l’UGAN se sont mis au travail cette année. Voilà un démarrage agricole bien précoce pour la région qui s’explique par la nouveauté du projet qui les occupe. Cinq parcelles au passé maraîcher ont été désignées pour recevoir les cultures expérimentales de contre saison. Il ne s’agit pas seulement d’en faire l’expérience mais bien d’obtenir au terme des trois mois de campagne une production suffisante pour constituer un stock de semences de qualité. Après certification (toute une collaboration entre producteurs, Direction des Semences et Instituts de recherche), elles pourront être d’une part utilisées par l’union avec une garantie de qualité et d’autre part, vendues à des producteurs non-membres de l’union.

Le semis de sésame en poquet, Sine Saloum, Senegal

Le semis de sésame en poquet, Sine Saloum

Mais s’il s’agit d’une innovation si intéressante (qualité des semences, augmentation des revenus, autonomisation des producteurs dans la gestion des semences) pourquoi ne pas la pratiquer plus souvent ?

femmes rurales arrosage parcelles expérimentales

Arrosage des parcelles avant le semis du sésame.

Les cultures de contre-saison demandent un travail au champ à une période généralement creuse pour les producteurs, ou du moins une période où les activités agricoles sont réduites : s’ils ne sont plus dans la transformation et la vente des produits agricoles de la campagne passée, ils sont pris par d’autres activités économiques. Le travail de contre-saison implique une modification des habitudes, ce qui est souvent le plus complexe à établir.

L’autre principal obstacle de la contre saison, dans le cas de l’Afrique de l’ouest du moins, est le besoin en irrigation des parcelles et la main d’œuvre à mobiliser pour le faire. En effet aussi appelée « culture de saison sèche », les pratiques de contre-saison demandent non seulement une discipline d’arrosage mais aussi la « simple » disponibilité de cette ressource : nombre de petites parcelles agricoles ne sont pas équipées en puits, et quand elles le sont, l’exhaure de l’eau se fait généralement manuellement, ce qui représente un frein important pour les superficies pouvant être emblavées et entretenues.

les femmes au puits

Exhaure manuelle pour les productrices de Thiamène.

Malgré cela, cinq groupements de l’UGAN accompagnés d’animateurs formés aux pratiques de sésame de contre saison se sont lancés dans l’expérience avec le soutien de VECO qui opère aussi  un suivi régulier de l’avancée de l’expérience ; le tout devant être capitalisé afin de pouvoir partager l’ensemble des apprentissages accumulés : les succès, les difficultés et les résultats.

Encore quelques semaines avant la récolte et l’évaluation définitive mais certaines parcelles donnent déjà de très bons résultats. En fin d’expérience, il s’agira d’évaluer avec les producteurs, les intérêts financier et semencier que représenterait l’adoption de ces cycles de contre-saison et d’améliorer d’année en année l’expertise et les productions de chacun.

En attendant, c’est à chaque fois des plus enthousiasmant de voir l’implication, les bonnes volontés, le courage et la mobilisation des femmes rurales…véritables actrices du développement de leur région.

arrosage quotidien Sine Saloum

Productrices réunies pour l'arrosage quotidien, Thiamène.

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Expressions béninoises

Les Béninois, comme bon nombre d’Africains, sont assez friands d’expressions…

En voici quelques-unes.  La liste est bien sûr très loin d’être exhaustive !

Salutations/formules de politesse

Bonne arrivée Bonjour, bienvenu
Bonsoir Bonne après-midi, bonsoir (dès 12h)
C’est comment ? Comment ça va ?
On dit quoi ?
Et la fatigue ? (Phrase que l’on entend chaque jour même si on n’a jamais dit qu’on était fatigué… fait un peu office de salutation)
Bonne digestion (à quelqu’un qui a fini de manger)
Bonne assise (à quelqu’un qui est assis et souvent en train d’attendre)
A tout à l’heure Au revoir (même si on ne compte pas revoir la personne)
On se dit à tout moment A bientôt, à la prochaine
On se tient On s’appelle, on garde le contact
Demander la route Demander à partir

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Perfect movie material

As SPOC I’m getting lots of opportunities to practice my recently-acquired video skills. A teacher training session organised by BTC’s HIV/AIDS awareness project provided interesting material – even without understanding it all, as the session was of course in Kiswahili. What’s great about shooting in Africa is that there is always music and dancing, always colour, and almost always wonderful light (a bit dark on this particular day, unfortunately). The two primary teachers and the trainer I interviewed also spoke good enough English to save time on subtitles later.

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Sociale economie en ruraal toerisme in Noord-Marokko

Reeds meer dan vier maanden ben ik ondertussen aan de slag als Junior Assistent binnen een programma ter versterking van de rurale economie in het noorden van Marokko, dus hoog tijd om een eerste balans op te maken van het geleverde werk en de plannen voor de nabije toekomst.

Eerst loont het misschien de moeite om nog eens kort het programma voor te stellen waarbinnen ik aan de slag ben. De volledige naam is het “Promotion des micro-entreprises rurales dans le Nord du Maroc à travers l’appui au secteur du microcrédit”, wat reeds in het kort het hoofddoel van onze projecten verwoordt. Het noorden van Marokko is dan ook al langer een van de armere regio’s van het land, waar vooral het platteland met een relatief grote achterstand te kampen heeft. Het programma wil hier verandering in brengen door de kleinschalige economische initiatieven op verschillende manieren te ondersteunen. Deze ondersteuning gebeurt in de eerste plaats onrechtstreeks, via het versterken van de Associations de microcrédit (de verstrekkers van microkredieten) en van de Services d’appui aux entreprises (welke de talloze kleine bedrijfjes proberen te steunen via opleidingen en andere vormen van professionele hulp).
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Gewapend door het leven te Dosso, Niger

Beste lezer,

Ik was meermaals gewaarschuwd. En een gewaarschuwde vrouw zou er 2 waard zijn. Toch was het moeilijk om de precieze omstandigheden van mijn Nigerese leven in te schatten vanuit mijn luie Belgische zetel. Lichte paniek en een verhoogde hartslag kregen de bovenhand toen men sprak over mijn toekomstige woonplaats. Men omschreef het als een klein stadje, of beter een groot dorp, waar de buitenlandse ontwikkelingswerkers jaren geleden de rug naartoe hadden gekeerd en de eenzaamheid steeds om de hoek loert. Dit leidde ertoe dat ik 6 maanden geleden de lucht in vloog gewapend met overvolle harde schijven, een stapel literatuur en een hoop nutteloos materiaal om de tijd te doden.
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Public space in Kigali

Rwanda can in many ways be considered an atypical country in Africa and this is no different when you look at the social interactions between the people here. Whereas in many of the surrounding countries you will instantly get approached by random people, whether it be for good or less genuine intentions, in Rwanda you can find people to be much more on their own. They appear to be somewhat introvert and it is uncommon to be bothered on the street by people you don’t know, safe for the few street vendors (mostly selling airtime). One might think that people here are perhaps more accustomed to ‘muzungus’ (“white people”), but if you see how young children react to your presence and appearance, it can be concluded that the reason must lie elsewhere. Logically you think of the countries darkest page in history to see how perhaps social dynamics at that time have induced their behavior of today. This premise might be a bit too exhaustive to research deeper but I would like to highlight one aspect which I believe can contribute to this perceived social reticence.
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