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Archive for Virginie Ebner

Quand l’aide se veut “efficace”

Eh oui… il paraît qu’aujourd’hui, l’aide au développement se veut “efficace”. Je l’ai appris au tout début de ma formation de volontaire… Mais que veut dire exactement une “aide efficace”?

“Aide déliée”, “Objectifs du Millénaire pour le développement”; “Déclaration de Paris”; “Efficacité de l’aide”; “Forum de Haut Niveau d’Accra”… Le monde de la coopération a son propre jargon, ses propres références historiques et philosophiques. Une fois propulsé dans cet univers, il convient de comprendre de quoi il en retourne – ou à tout le moins d’essayer de comprendre-, sinon vous risquez d’être vite dépassé.

Autant de termes que j’ai dû appréhender dans le cadre de mon travail pour être en mesure, par la suite, de les ressortir à bon escient (et au bon moment). Un exercice pas toujours évident…

Ces notions semblent assez bien intégrées dans mon lieu de travail. Mais est-ce juste de penser que tous mes collègues parviennent à se dépêtrer dans ce micmac d’infos et de documents officiels et officieux. Si je ne peux en nier l’abondance, il n’en reste pas moins qu’en général, le temps nous manque cruellement lorsqu’il est question de farfouiller dans la masse d’infos pour en sortir les éléments-clés.

C’est la raison pour laquelle nous avons consacré le premier Hors-série de notre newsletter (CTB en RDC) à la question de l’efficacité de l’aide au développement. Voilà une façon simple et ludique d’en apprendre un peu plus sur cette problématique assez complexe que sont les relations Nord-Sud.

En moins de 10 pages, le lecteur pourra se faire une idée plus précise sur les enjeux actuels qui entourent la question de l’aide. Quelles sont les positions tenues par les bailleurs et les pays partenaires ? Quels sont les objectifs poursuivis par les uns et par les autres ? Quelles décisions ont été prises dans ce cadre ?

Aujourd’hui, je voudrais partager ces informations avec vous… car je suppose que si vous visitez ce blog, c’est que vous n’êtes pas insensible à la coopération…

Bonne lecture à tous.

Newsletter Hors-série n°1 de la CTB en RDC sur l’efficacité de l’aide

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En RDC, on “coupe” l’information…

Dès mon arrivée à Kinshasa, j’ai été confrontée, dans le cadre de mon travail, à une réalité journalistique « un peu gênante » pour moi : « le coupage ». Cette pratique veut que les journalistes soient payés pour écrire un article. En clair, certaines institutions, qui veulent par exemple faire parler de leurs activités, invitent les journalistes à une conférence de presse à l’issue de laquelle ces derniers reçoivent une « collation ». Une fois rémunérés, les journalistes vont rédiger un papier qui se voudra, on peut le penser, plus favorable à l’institution.

Ayant une licence de journalisme sous le bras et ayant affûté ma plume auprès divers médias en Europe, je ne pouvais que m’offusquer d’une telle pratique anti-déontologique.
Comment peut-on s’assurer de l’objectivité et de l’impartialité de journalistes qui sont payés par les sujets mêmes de leur article ? N’est-ce pas simplement de la publicité déguisée ? Comment un journaliste, respecteux de la déontologie et de l’ethique propre à son métier, peut-il « se vendre » de la sorte ?

Cette réaction était plus épidermique que basée réellement sur le contexte. Avant tout chose, j’ai analysé la situation avec mes lunettes de jeune Européenne, diplômée en journalisme et novice en matière de médias congolais.
Après discussion avec mes collègues CTB pétris de cette pratique et avec un ami journaliste, j’ai compris les raisons qui poussent les professionnels des médias à recourir au coupage. En effet, ces derniers ne sont pas payés par leur patron qui favorise, de la sorte, leur défraiement par des tiers. Leurs conditions de travail n’en devient que plus précaires… au détriment à la fois du journaliste, de ses lecteurs et surtout de l’information.

Pas question ici de faire des généralités abusives, mais la situation touche la majorité des médias congolais… Mais n’oublions pas que certains journalistes sont de vrais professionnels lorsqu’ils couvrent des sujets « non coupés », mais qu’ils jugent utiles pour le lectorat. A l’instar des conférences de presse hebdomadaires « non coupées » organisées par la MONUC, auxquelles les journalistes assistent régulièrement.

Aujourd’hui, la discussion porte plutôt sur les solutions à apporter pour améliorer les conditions de travail des journalistes. A mon sens, ce sont les patrons de presse qui doivent prendre leur responsabilité et rémunérer leurs employés comme il se doit… Mais le débat est ouvert…

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