Pour célébrer la Femme en ce 8 mars 2012, voici ci-dessous le lien du Festival online organisé par ITVS (The Independent Television Service) à travers le GPP (Global Perspectives Project).
ITVS promeut et présente des films documentaires de haute qualité réalisés par des producteurs indépendants, afin d’améliorer leur diffusion et afin de soutenir le travail. Il s’agit d’un service américain qui a démarré ses diffusions en 1991. GPP, créé en 2005, est financé par différentes fondations américaines. GPP vise essentiellement à promouvoir le travail de réalisateurs américains à l’étranger, et de réalisateurs non-américains aux Etats-Unis.
La sélection de documentaires du mois de mars (Women and Girls Lead Film Festival) met en évidence des destins extraordinaires de femmes et de jeunes filles à la pointe des changements dans le monde, aux vies et aux quotidiens extrêmement divers.
Histoire de poursuivre vos réflexions sur la condition féminine et sur les questions de genre!
Beaucoup de plaisir!
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Après des mois de travail, de rédaction de textes, de collecte de photos, de formations internes, de courses poursuites avec les informaticiens….
Il est là, il est beau, voici enfin le Ministère de la Justice du Burundi doté d’un Site internet!!
L’adresse?
http://justice.gov.bi/
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Le Burundi compte une centaine d’enfants qui, sans être en conflit avec la loi, sont détenus en prison avec leur mère. On les appelle ici « nourrissons », bien que la loi autorise les mères à garder leur enfant jusqu’à l’âge de 3 ans et que, dans les faits, on retrouve régulièrement des enfants âgés de plus de 3 ans en prison.
Cette situation pose de nombreuses questions, qui ne peuvent cependant être appréhendées sans une compréhension approfondie de la culture burundaise et du contexte carcéral du pays.
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Le 22 juillet a eu lieu un atelier de réflexion nationale sur la justice de proximité au Burundi. L’atelier était organisé par le Ministère de la Justice, avec le soutien d’un programme de l’Union Européenne, Gutwara Neza (littéralement « bonne gouvernance »). Il réunissait de nombreux représentants de la justice burundaise, mais aussi de la police nationale, de la société civile (ONG nationales, syndicat de magistrats) ainsi que des représentants de bailleurs de fonds et partenaires internationaux.
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Le Burundi a vécu près de deux décennies de guerre civile. Faisant suite aux accords de paix ayant officiellement marqué la fin du conflit, la Constitution du Burundi a été promulguée en 2005 et la première élection présidentielle démocratiques du pays a eu lieu il y a à peine une année. Le Burundi est donc un Etat en pleine reconstruction. Dans ce contexte, il est primordial de renforcer le Ministère de la Justice et de le soutenir dans ses tâches courantes. En effet, en période de post-conflit, la justice représente une dimension majeure et cruciale tant pour réconcilier la population (justice transitionnelle, commissions de vérité et réconciliation, éventuellement tribunaux spéciaux et/ ou internationaux) que pour reconstruire la société sur des bases solides, pacifiées et justes, évitant à tout prix la violence dans le règlement des différends.
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C’est en août 1990 que le Burundi a ratifié la Convention internationale pour les Droits de l’Enfant (CIDE), soit quelques mois à peine après qu’elle ait été rédigée. Cependant, la guerre civile a ravagé le Burundi pendant les années ‘1990. Les Accords d’Arusha, marquant la fin des hostilités, n’ont été signés que le 28 août 2000, et le dernier groupe armé a officiellement déposé les armes en 2009.
Les enfants ont certainement particulièrement souffert de ces années de violence: le nombre d’orphelin approchait les 20% dans le pays en 2008 (source: UNICEF) et, en 2005, on recensait 83’750 orphelins et enfants vulnérables au Burundi (source: PMLSAO). De nombreux enfants ont vu des atrocités pendant la décennie de conflit, voire en ont subies et commises après avoir été recrutés comme soldats ou aides de camp par les groupes armés. Evidemment, ils ont en outre manqué l’occasion d’avoir une enfance et une scolarité normales, sereines. Actuellement, les enfants des rues sont nombreux à Bujumbura, ce qui les place toujours dans une situation de vulnérabilité importante, notamment en raison des violences (physiques et sexuelles), de l’exploitation, du trafic, mais aussi de la délinquance « forcée ».

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En travaillant pour la Police Nationale Rwandaise, il est difficile d’ignorer la contribution que ce petit pays apporte aux opérations de maintien de la paix de l’Organisation des Nations Unies. En effet, depuis quelques années, le Rwanda envoie un contingent important de policiers et de militaires pour contribuer au maintien et au rétablissement de la paix dans plusieurs pays africains et à Haïti.
Ces gens partent officier comme « casques bleus » (de la couleur du drapeau onusien !) pendant 12 mois, lesquels sont parfois entrecoupés de vacances au pays. En travaillant au quotidien avec de nombreux policiers, il est donc fréquent d’entendre qu’un collègue s’engage pour une prochaine mission, ou cherche à se faire inscrire sur une liste de départ; parfois, c’est un policier qui vient se présenter à notre bureau, heureux d’être de retour au Rwanda.
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Depuis quelques jours, l’attention des médias se concentre sur un problème très courant et universel, les violences basées sur le genre. En effet, Kigali accueille demain et après-demain de nombreux représentants de 22 pays africains pour traiter de ce thème. Chose peu fréquente cependant, la conférence est organisée sous la direction de la Police National Rwandaise (RNP), et s’adresse également aux responsables policiers et militaires africains.
La démarche est surprenante mais finalement très compréhensible. La police joue un rôle clé dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, et elle représente nécessairement un interlocuteur majeur en cas de violences d’ordre sexuel.
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La CTB travaille dans le domaine de la police non seulement au Rwanda, mais aussi au Burundi. Là-bas, trois projets sont actuellement en cours, tous gérés par le même assistant technique. Le premier de ces projets consiste à former et à professionnaliser la Police Nationale Burundaise (PNB). En fait, celle-ci n’a été mise en place que suite à la loi du 31 décembre 2004, il n’y a pas encore 6 ans! Effectivement, suite à la guerre civile, il a été décidé de fusionner la gendarmerie (auparavant dépendant de l’armée) à la police nationale. En outre, d’anciens combattants de différents groupes armés ont également été incorporés à cette nouvelle force de police.
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Peut-être est-il temps, après avoir passé ma 10e semaine de travail ici à Kigali, de vous informer davantage de mon environnement de travail et de mon quotidien?
Les débuts ont été passablement chaotique, suite à la démission de mon coach, et assistant technique de mon projet, le jour-même de mon arrivée. Apprise sur le chemin de l’aéroport à la maison, cette nouvelle a certainement jeté un premier froid alors que je débarquais, en tant que fille, pour travailler avec le « Criminal Investigation Department » (CID) de la Police Nationale Rwandaise!
Par conséquent, les premières deux semaines ont été très intensives en rencontres, en lectures, en réunions officielles, afin de profiter au mieux de mon coach avant son départ. Et ceci, en pleine période d’élections relativement tendues… Mais globalement, malgré cette démission surprise et mise en œuvre si rapidement, l’accueil qui m’a été réservé a été excellent et les premiers jours ont été extrêmement constructifs.
Mais constructifs pour quoi? Quel est ce projet pour lequel je travaille à présent?
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