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	<title>BlogCooperation.be &#187; Child Rights</title>
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	<description>blog by young professionals working in a Belgian development project in Asia, Africa or Latin America</description>
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	<item>
		<title>&#8220;Les femmes sont la colonne vertébrale de l&#8217;Afrique&#8221;: entretien avec Angélique Kidjo</title>
		<link>http://blogcooperation.be/2012/03/08/les-femmes-sont-la-colonne-vertebrale-de-lafrique-entretien-avec-angelique-kidjo/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 10:53:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Harika Ronse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Benin (BEN)]]></category>
		<category><![CDATA[Child Rights]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
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		<category><![CDATA[Harika Ronse]]></category>
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		<description><![CDATA[Chanteuse de renommée mondiale, Angélique Kidjo est fermement engagée dans le développement de son pays, le Bénin.  Ambassadrice itinérante de l&#8217;UNICEF depuis 2002, elle n&#8217;a de cesse de promouvoir les droits des enfants africains, que ce soit via leur accès à l&#8217;éducation, la lutte contre leur traite, ou encore l&#8217;établissement d&#8217;états civils dès leur naissance. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chanteuse de renommée mondiale, Angélique Kidjo est fermement engagée dans le développement de son pays, le Bénin.  Ambassadrice itinérante de l&#8217;UNICEF depuis 2002, elle n&#8217;a de cesse de promouvoir les droits des enfants africains, que ce soit via leur accès à l&#8217;éducation, la lutte contre leur traite, ou encore l&#8217;établissement d&#8217;états civils dès leur naissance.<a rel="attachment wp-att-14982" href="http://blogcooperation.be/2012/03/08/les-femmes-sont-la-colonne-vertebrale-de-lafrique-entretien-avec-angelique-kidjo/interviewangeliquekidjo/"><img class="alignleft size-medium wp-image-14982" src="http://blogcooperation.be/files/2012/03/InterviewAngeliqueKidjo-300x200.jpg" alt="" width="335" height="223" /></a><br />
<span id="more-14963"></span><br />
Le mois de mars permettant de mettre en lumière le travail qu&#8217;accomplissent, chaque jour, des millions de femmes dans la construction d&#8217;un monde plus juste, nous avons souhaité inclure une interview de cette grande dame  dans notre Bulletin mensuel. Consacré au projet PAPDC, ce numéro soulignera l&#8217;important travail accompli par la CTB en matière d&#8217;établissement et de délivrance d&#8217;actes d&#8217;état civil (parmi lesquels les précieux actes de naissance).</p>
<p>Au vu de son engagement constant pour le droit des femmes et des enfants, l&#8217;opinion d&#8217;Angélique Kidjo nous est allée droit au coeur:</p>
<p><!--more--></p>
<ul>
<li><strong>Madame Kidjo, quels sont les objectifs que vous vous poursuivez  en tant qu&#8217;Ambassadrice de bonne volonté de l&#8217;UNICEF?</strong><strong> Et d&#8217;où vous provient autant de &#8220;bonne volonté&#8221;, justement?</strong></li>
</ul>
<p>En tant qu&#8217;Ambassadrice de bonne volonté de l&#8217;Unicef, les objectifs que je poursuis sont de réduire la pauvreté en Afrique par l&#8217;éducation, pas seulement primaire mais aussi secondaire. Car sans une éducation supérieure, nous ne pourrons pas comprendre les enjeux politiques et économiques du monde dans lequel nous vivons et nous ne pourrons donc pas décider, en notre âme et conscience, de ce qui est meilleur pour nos populations et nos pays lors des négociations internationales.</p>
<p>Toute cette bonne volonté, comme vous le dites, me vient de ce que me disaient mes parents, surtout mon père, qui avait pris conscience très tôt de la complexité du monde dans lequel nous vivons et des défis de demain. C’est son exemple et sa générosité qui m&#8217;ont permis de comprendre l’importance d’être à l&#8217;écoute des gens les plus malheureux.</p>
<ul>
<li><strong>Outre votre engagement auprès d&#8217;UNICEF, vous avez aussi crée la <em>Fondation Batonga</em>. Celle-ci œuvre en faveur du droit à l&#8217;enseignement secondaire et supérieure pour les filles africaines. En ce mois de célébration de la Femme , que pouvez-vous dire sur le rôle que jouent les femmes dans le développement de l&#8217;Afrique?</strong></li>
</ul>
<p>Les femmes, d&#8217;où qu&#8217;elles viennent, ont toujours été cruciales pour la fondation de la société. Le respect qui leur est dû  à souvent fait défaut. Qu&#8217;on en soit réduit à définir une date sur le calendrier pour célébrer les femmes (le 8 Mars) montre combien nos sociétés ont du mal à accepter la femme comme un être humain à part entière et à lui reconnaitre ses droits. Des progrès ont été faits, nous avons encore beaucoup à accomplir et je suis confiante que les choses avanceront plus vite maintenant.<br />
Les femmes africaines sont la colonne vertébrale de l&#8217;Afrique. Il faut les éduquer pour qu&#8217;elles puissent éduquer à leur tour les hommes de demain, qui sont les petits garçons d&#8217;aujourd&#8217;hui. Elles changeront les mentalités, pour que l&#8217;Afrique avance.</p>
<ul>
<li><strong>Selon les statistiques de l&#8217;UNICEF, seule la moitié des nouveaux-nés béninois seraient enregistrés à leurs naissances</strong> [1]<strong>. Quelles sont les répercussions pour les enfants non déclarés et pour leurs communautés? </strong></li>
</ul>
<p>Ceci est un vrai souci pour moi. Cela veut dire, d’une certaine manière, que nous donnons naissance à des fantômes!  Imaginez-vous un pays qui ne connaisse pas le nombre exact de ses enfants? J’essaye d’aller à la source du problème et de faire comprendre aux femmes et mères du Benin l&#8217;importance du certificat d&#8217;état civil, qui est le sésame pour la vie de leur enfant. C’est aussi important que la grossesse en elle-même.<br />
Les autorités du pays commencent à se mobiliser pour que le problème soit traité sur le fond grâce à des partenariats avec des pays comme l&#8217;Italie et la Belgique.</p>
<ul>
<li><strong>L&#8217;Agence belge de développement a appuyé, via son projet de développement communal, PAPDC</strong><strong> </strong>[2]<strong> , la régularisation des actes de naissance dans les 25 communes du Mono-Couffo et de l&#8217;Atacora-Donga.<br />
Grâce à cette initiative, 169 408 enfants &#8211; supposés sans acte de naissance &#8211; ont aujourd&#8217;hui, une identité </strong>[3]<strong>.</strong><strong><br />
Comment faire pour renforcer ces résultats et continuer de sensibiliser l&#8217;ensemble de la population sur le besoin d&#8217;établir des actes de naissance?</strong></li>
</ul>
<p>Il faut aller sur le terrain pour sensibiliser les mères et surtout les pères, afin qu&#8217;ils autorisent leurs épouses à donner un nom à l&#8217;enfant et surtout qu&#8217;elles puissent donner le nom de leur mari si celui-ci est absent. Il faut aller parler aux gens dans leur langue et comprendre quelles sont les traditions qui empêchent d&#8217;avancer.</p>
<ul>
<li><strong>En tant qu&#8217;artiste et en tant que militante, quels sont les ponts que vous percevez </strong><strong>entre la création artistique et la </strong><strong>construction d&#8217;un &#8220;monde équitable&#8221;?</strong><a rel="attachment wp-att-14975" href="http://blogcooperation.be/2012/03/08/les-femmes-sont-la-colonne-vertebrale-de-lafrique-entretien-avec-angelique-kidjo/kidjo300dpi/"><img class="alignright size-medium wp-image-14975" src="http://blogcooperation.be/files/2012/03/Kidjo300dpi-255x300.jpg" alt="" width="266" height="313" /></a><br />
<strong> L&#8217;art et la culture peuvent-ils contribuer, selon vous, à ce qu&#8217;on appelle l&#8217;aide au développement?</strong></li>
</ul>
<p>La culture d&#8217;un pays est la voix de son peuple. Un monde meilleur ne peut exister que si nous respectons la culture des uns et des autres : si l&#8217;on veut construire un monde meilleur il est primordial d&#8217;accepter et de respecter nos cultures pour qu&#8217;elles puissent cohabiter dans l’égalité.<br />
L&#8217;aide au développement est pour moi un sujet douloureux, car en son nom les pays riches ont quelquefois accéléré la pauvreté des populations africaines. Une aide qui ne permet pas de se développer n&#8217;est pas une aide. 50 ans après les indépendances on parle encore de la dette de l&#8217;Afrique ! Mon continent est l’un des plus riches en ressources naturelles. Le monde dans lequel nous vivons est aujourd’hui trop concentré sur le profit, peu importent les dommages collatéraux.<br />
Mais j’ai la conviction que la force de la musique peut aider à lier les peuples et nous permettre un jour d&#8217;arriver à aller à l&#8217;essentiel : célébrer notre humanité commune.</p>
<p><strong>Un grand merci pour le temps accordé à cet entretien et pour votre </strong><strong>engagement</strong><strong> sincère </strong><strong> en faveur du développement.</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p>[1]<strong> </strong>Pour la période 2000-2009, le taux d&#8217;enregistrement des naissances était de 60%, dont 68% en milieu urbain et 56% en milieu rural.<br />
Source: statistiques de l&#8217;UNICEF, http://www.unicef.org/french/infobycountry/benin_statistics.html</p>
<p>[2]<strong> </strong>PAPDC: Programme d&#8217;Appui à la mise en œuvre des Programmes de Développement Communaux dans les Départements du Mono, Couffou, Atacora et Donga</p>
<p>[3] En-dehors de ce chiffre, 76 136 enfants sont également en voie de bénéficier de leurs actes de naissance dans les semaines à venir&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Les enfants de détenues&#8230; On en fait quoi?&#8230;</title>
		<link>http://blogcooperation.be/2011/11/22/les-enfants-de-detenues-on-en-fait-quoi/</link>
		<comments>http://blogcooperation.be/2011/11/22/les-enfants-de-detenues-on-en-fait-quoi/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 14:16:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Diane Crittin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Burundi (BRI)]]></category>
		<category><![CDATA[Child Rights]]></category>
		<category><![CDATA[Diane Crittin]]></category>
		<category><![CDATA[Social Development]]></category>
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		<category><![CDATA[detention]]></category>
		<category><![CDATA[prison]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Burundi compte une centaine d’enfants qui, sans être en conflit avec la loi, sont détenus en prison avec leur mère. On les appelle ici « nourrissons », bien que la loi autorise les mères à garder leur enfant jusqu’à l’âge de 3 ans et que, dans les faits, on retrouve régulièrement des enfants âgés de plus de 3 ans en prison.
Cette situation pose de nombreuses questions, qui ne peuvent cependant être appréhendées sans une compréhension approfondie de la culture burundaise et du contexte carcéral du pays. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Burundi compte une centaine d’enfants qui, sans être en conflit avec la loi, sont détenus en prison avec leur mère. On les appelle ici « nourrissons », bien que la loi autorise les mères à garder leur enfant jusqu’à l’âge de 3 ans et que, dans les faits, on retrouve régulièrement des enfants âgés de plus de 3 ans en prison.<br />
Cette situation pose de nombreuses questions, qui ne peuvent cependant être appréhendées sans une compréhension approfondie de la culture burundaise et du contexte carcéral du pays.</p>
<p><span id="more-13248"></span>Premièrement, il faut comprendre l’importance de la maternité pour une femme burundaise.  Ainsi, malgré le contexte si peu favorable, plusieurs dizaines d’enfants sont conçus et naissent en prison chaque année. Dans la plupart des grossesses, le père est un détenu, voire un policier. Ces unions sont instables, et la majorité des hommes refuse d’assumer leur paternité. Dans la seule prison de Mpimba, la prison centrale de la capitale, on comptait 29 nourrissons en octobre 2011, dont 17 bébés conçus en prison et 19 n’étant pas reconnus par leur père ; en outre, 6 femmes détenues y sont actuellement enceintes. Lors de visites de prisons, de très nombreuses femmes, souvent condamnées pour des peines très lourdes (20 ans de prison, voire perpétuité) et provenant de toutes les prisons du pays, nous ont témoigné leur envie (besoin?) de devenir mère. Le fait qu&#8217;elles puissent être libérées sans enfant alors qu&#8217;elles sont d&#8217;ores et déjà ménopausées était véritablement ressenti comme un drame pour elles.</p>
<p>La situation des enfants détenus sans être en conflit avec la loi s’aggrave lorsque ceux-ci atteignent l’âge d’être placés. En effet, les foyers d’accueil sont peu nombreux au Burundi, la culture du pays favorisant le placement dans la famille. Or, si l’enfant est né en dehors d’une union régulière de la mère, il est peu probable que la famille élargie accepte de s’en charger, stigmatisant ainsi l’enfant dès son plus jeune âge, compliquant son placement et entravant assurément sa socialisation et son intégration futures. De plus, la loi actuelle sur les successions ne favorise pas l’héritage par les femmes, et la pauvreté est donc un facteur qu’il faudra souvent encore rajouter à cette équation. Finalement, les détenus proviennent de milieux divers de la société, mais il est certain que les classes pauvres et peu instruites sont particulièrement représentées, pénalisant à nouveau l&#8217;enfant dans son développement.</p>
<p>Pour conclure ce diagnostic, les conditions actuelles de détention des prisons burundaises, malgré des soutiens importants de certaines organisations, ne permettent en aucun cas l’épanouissement de l’enfant : nourriture pauvre et non diversifiée, rareté des fruits, absence d’activités et de sorties de la prison, promiscuité, brouhaha constant et violence endémique, risque de violences sexuelles, problèmes d’hygiène… Certes, de très nombreuses détenues, lors d’interviews, ont manifesté leur grand désir de garder avec elles leur enfant ou de devenir maman quelles que soient les conditions. Mais doit-on imposer ce désir à d’autres êtres humains ?</p>
<p><strong>Ebauches de solution</strong></p>
<p>En septembre 2011, l’UNICEF a organisé une réunion avec la Direction Générale des Affaires Pénitentiaires, les directeurs et commissaires de police pénitentiaire des prisons, ainsi que quelques bailleurs et partenaires.</p>
<p>Plein d’idées ont fusé lors de la réunion :</p>
<p>-	<strong>Prévenir les grossesses en prison</strong> : mieux contrôler la séparation des quartiers hommes et femmes des prisons, distribuer gratuitement des préservatifs, informer des risques, créer des espaces intimes au sein des prisons pour que les couples légitimes puissent se visiter dans des conditions décentes pendant la détention d’un conjoint…</p>
<p>-	<strong>Améliorer les conditions de détention</strong> : créer des structures permettant d’accueillir des femmes mères, incluant des activités pour les nourrissons, des espaces de jeux, des sorties de la prison, accueillir les femmes dans des espaces parfaitement distincts des hommes, former et n’engager que des policières et surveillantes pour la garde des femmes, sensibiliser les magistrats à la cause des mères détenues…</p>
<p>-	<strong>Favoriser le placement du nouveau-né</strong> : créer davantage de structures d’accueil, modifier et appliquer la loi pour ne plus trouver de petits enfants en prison ou pour qu&#8217;ils soient plus rapidement accueillis hors de la prison, renforcer les sorties, les permissions et les visites de manière à ce que les mamans acceptent plus facilement de se séparer de leur enfant…</p>
<p>Le pays manque de moyens à investir dans le domaine pénitentiaire, et les partenaires sont souvent réticents à financer les constructions de structures de détention. De plus, le risque existe qu’en favorisant trop les mamans détenues, on créé l’effet pervers de multiplier les naissances en prison. Cependant, et le Burundi semble l’avoir compris, il est temps désormais de s’attaquer aux racines de ce problème.</p>
<p><em>Vous avez encore d&#8217;autres idées? Vous pensez qu&#8217;elles sont transposables au Burundi? N&#8217;hésitez pas à les partager!</em><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Forum Social Mondial &#8211; Dakar 2011</title>
		<link>http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Feb 2011 08:44:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas De Caluwé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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		<description><![CDATA[ Avant de parler du Forum, je tiens à faire une petite dédicace et surtout dire un tout grand merci à tous les AJ du Sénégal pour leur accueil et les bons moments passés ensemble et particulièrement à Caro pour l&#8217;hébergement, les visites, les rires et les blagues pendant les ateliers&#8230;  Cette semaine à Dakar restera [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a rel="attachment wp-att-8364" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9859/"></a><a rel="attachment wp-att-8365" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9860/"></a><a rel="attachment wp-att-8367" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9902/"></a><a rel="attachment wp-att-8366" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9898/"></a><a rel="attachment wp-att-8357" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9851/"></a><a rel="attachment wp-att-8350" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/fsm2/"></a><a rel="attachment wp-att-8361" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_0174/"><img class="alignleft size-medium wp-image-8361" src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_0174-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><a rel="attachment wp-att-8359" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9846/"></a><a rel="attachment wp-att-8357" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9851/"></a><a rel="attachment wp-att-8355" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_0053/"></a><a rel="attachment wp-att-8353" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_0051/"></a><a rel="attachment wp-att-8357" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9851/"></a><a rel="attachment wp-att-8352" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_0098/"></a><a rel="attachment wp-att-8351" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/fsm/"></a><a rel="attachment wp-att-8350" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/fsm2/"></a> Avant de parler du Forum, je tiens à faire une petite dédicace et surtout dire un tout grand merci à <span id="more-8349"></span>tous les AJ du Sénégal pour leur accueil et les bons moments passés ensemble et particulièrement à Caro pour l&#8217;hébergement, les visites, les rires et les blagues pendant les ateliers&#8230; <br />
Cette semaine à Dakar restera un des moments forts de mon parcours d&#8217;aJ, alors, merci merci merci!! Voilà pour l&#8217;intro, maintenant, parlons FSM (où j&#8217;étais à titre privé et non au nom de la CTB)</p>
<p>Il est important de rappeler qu&#8217;aujourd&#8217;hui, la situation mondiale est marquée par une crise structurelle importante. Cette crise comporte plusieurs dimensions :</p>
<ul>
<li>sociales (discriminations, pauvreté, inégalités&#8230;)</li>
<li>géopolitiques (conflits, guerres, nouvelles puissances émergentes, accès aux matières premières, &#8230;)</li>
<li>idéologiques (remise en cause de la sécurité, des libertés, de la démocratie, de la culture, &#8230;)</li>
<li>environnementales (changements climatiques, désertification, épuisement des ressources, accaparement des terres, biodiversité, &#8230;)</li>
</ul>
<p>Plusieurs types de réponses à la crise existent. L&#8217;espace du Forum Social Mondial regroupe tous ceux qui refusent l&#8217;option néo-conservatrice (à savoir la sauvegarde de la logique dominante et des privilèges qui lui sont attachés au prix de la restriction des libertés, de l&#8217;accroissement des inégalités et de l&#8217;extension des conflits et des guerres). Cet espace est destiné à la rencontre entre les mouvements de diverses natures de différentes régions du monde. Autant dire que cet espace est suffisamment large pour y retrouver une multitude d&#8217;opinions ouvrant un espace de discussion vigoureux et évolutif!</p>
<p><img src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/FSM2-1024x1024.jpg" alt="" width="1024" height="1024" /></p>
<p>Le FSM s&#8217;est ouvert le 6 février 2011 sur un a<a rel="attachment wp-att-8363" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9857/"></a>ir de révolution tunisienne et s&#8217;est cloturé le 11 février avec le départ <a rel="attachment wp-att-8362" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9887/"></a>de Moubarak. Un symbole fort qui va de pair avec l&#8217;importance grandissante des mouvements sociaux dans la région Maghreb-Machrek. Il a eu lieu sur le site de l&#8217;Université Cheikh Anta Diop (UCAD) où un certain Mr S. a tenu des propos plus que douteux : « <em>Le problème de l&#8217;Afrique, c&#8217;est qu&#8217;elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l&#8217;enfance [...] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n&#8217;y a de place ni pour l&#8217;aventure humaine ni pour l&#8217;idée de progrès</em> ». Le FSM de Dakar a vite fait de démontrer que ces propos ne sont vrai que dans l&#8217;imaginaire de Mr S et que le continent ne raconte pas la même histoire que lui&#8230;</p>
<p><a rel="attachment wp-att-8368" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9904/"></a></p>
<p><strong>1er Jour:</strong></p>
<p>Je n&#8217;y étais pas. La marche d&#8217;ouverture a regroupé près de 70 000 personnes. Des mouvements paysans, des syndicats, des groupes de femmes, des ONG, des mouvements écologistes, des associations, des mouvements religieux et autres se sont retrouvés ensemble, pour montrer leur envie de voir un monde se développant autrement.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-8363" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9857/"><img src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_9857-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><a rel="attachment wp-att-8355" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_0053/"><img src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_0053-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-8366" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9898/"></a><a rel="attachment wp-att-8364" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9859/"></a><a rel="attachment wp-att-8364" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9859/"></a></p>
<p><strong>2ème jour:</strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-8365" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9860/"></a>Là, j&#8217;y étais&#8230; Un problème logistique de taille fait la une de toutes les discussions. Impossible de trouver les salles des conférences. Des centaines de conférences mais impossible de les trouver.<a rel="attachment wp-att-8365" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9860/"></a> Le nouveau recteur récemment arrivé a décidé de ne plus suspendre les cours, les auditoires de l&#8217;université ne peuvent plus accueillir les conférences et débats prévus. Auto-organisation, changement de lieu ou d&#8217;horaire. Difficile de trouver ce que l&#8217;on cherche. On marche beaucoup, on est frustré, on profite des stands des associations pour s&#8217;informer sur les différentes alternatives qui existent dans bien des domaines&#8230;</p>
<p><a rel="attachment wp-att-8359" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9846/"><img src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_9846-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><a rel="attachment wp-att-8366" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9898/"><img src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_9898-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><a rel="attachment wp-att-8359" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9846/"></a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-8364" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9859/"><img src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_9859-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><a rel="attachment wp-att-8365" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9860/"><img src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_9860-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p>Bilan de fin de journée un peu dur: participation à 1 conférence, qui n&#8217;était pas une de celles que j&#8217;avais choisi.</p>
<p>En marge du forum, une intervention de Lula (ex-président Brésilien) et de Wade (président du Sénégal) assez remarquée par le contraste physique et politique entre ces deux hommes.</p>
<p><strong>3ème et 4ème jours: </strong></p>
<p>La nuit, les tentes sont sorties de terre, les programmes revus et corrigés, les étudiants de l&#8217;UCAD, peu informé de l&#8217;évènement sont curieux, s&#8217;invitent et participent aux conférences. Les participants sont rodés après la journée d&#8217;hier et tout semble rentrer plus ou moins dans l&#8217;ordre, même si certains ateliers ont du être annulés.</p>
<p><a rel="attachment wp-att-8362" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9887/"></a></p>
<p><a rel="attachment wp-att-8367" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9902/"><img class="aligncenter size-full wp-image-8367" src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_9902.jpg" alt="" width="1000" height="210" /></a>J&#8217;ai suivi plusieurs conférences sur l&#8217;accaparement des terres, un des thèmes principaux du forum que j&#8217;ai suivi avec intérêt. (j&#8217;y reviendrai plus tard). Une autre conférence sur les fausses bonnes solutions: atelier bien organisé par une plateforme d&#8217;associations venues des 4 coins de la Terre (Inde, France, Niger, Indonésie, RDC, Belgique, Brésil, Argentine, &#8230;). Un petit jeu pour les participants comme base du débat contradictoire: faire un choix entre diminuer le parc automobile ou améliorer les technologies des voitures? Faire un choix entre continuer l&#8217;exploitation des ressources naturelles pour permettre le développement de l&#8217;Afrique ou réduire la consommation? Faire un choix entre donner une valeur marchande à la biodiversité pour la protéger ou donner la gestion des ressources naturelles aux populations locales? Bref, des choix complexes invitant à la discussion par la présentation des arguments justifiant les choix de chacun. (plus d&#8217;infos sur<a href=" www.uneseuleplanete.org"> www.uneseuleplanete.org</a>).</p>
<p>Les thèmes qui ont marqué le FSM sont : la souveraineté alimentaire, les migrations, la démocratie, l&#8217;accaparement des terres, les secteurs informels, la dette, le genre, les actualités tunisienne, égyptienne, ivoirienne, sahraouie, &#8230;</p>
<p><a rel="attachment wp-att-8368" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9904/"><img src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_9904-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><a rel="attachment wp-att-8353" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_0051/"><img src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_0051-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a></p>
<p><strong>5ème et 6ème jours: </strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-8369" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9900/"><img class="alignleft size-medium wp-image-8369" src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_9900-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a><a rel="attachment wp-att-8362" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/img_9887/"><img src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_9887-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
<p>Les deux derniers jours, des ateliers de convergence pour l&#8217;action avaient lieu. L&#8217;idée est de regrouper sur les différents thèmes, les organisations des ateliers des premiers jours, de sortir un plan d&#8217;action ou un document de travail qui servirait de base au plaidoyer, à la mise en place d&#8217;actions de résistance sur les problématiques traitées.</p>
<p>Comme je vous l&#8217;ai dit plus haut, la question de l&#8217;accaparement des terres est le thème principal que j&#8217;ai suivi. Après avoir participé à plusieurs conférences sur le sujet, je me suis donc retrouvé dans l&#8217;atelier de convergence pour les luttes contre les accaparements de terres. Après une présentation des différentes associations travaillant sur la thématique (<a href="http://www.fian.org">FIAN</a>, <a href="http://viacampesina.org">Via Campesina</a>, <a href="www.foeeurope.org">les Amis de la Terre</a>, le<a href="www.roppa.info/"> ROPPA</a>, <a href="ccfd-terresolidaire.org/">CCFD</a>, <a href="www.peuples-solidaires.org/">Peuples Solidaires</a>, &#8230;), le bilan de chaque atelier a été présenté. L&#8217;appel de Dakar, un document élaboré à partir de ces bilans par un groupe de travail composé de ces associations a été lu lors de cette assemblée par une représentante de Via Campesina. Il expose les apports sociaux, économiques et environnementaux des agricultures paysannes. Il reprend ensuite les risques que les accaparements des terres font peser sur les populations rurales. Enfin, il exprime les différentes exigences des communautés locales à l&#8217;attention des gouvernements locaux, nationaux, des institutions régionales et internationales afin que cesse immédiatement la criminalisation et les privations que subissent ces populations dans leur accès aux ressources naturelles, suite à des projets d&#8217;investissement, quels qu&#8217;ils soient.</p>
<p style="text-align: center"><img class="aligncenter" src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/IMG_0098-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></p>
<p>Après la longue acclamation de la lecture de ce document, des interventions du public ont proposés ou présentés des actions concrètes pour lutter contre ce phénomène. L&#8217;appel de Dakar a été unanimement adopté, ce document est disponible <a href="http://viacampesina.org/fr/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=572:appel-de-dakar-contre-les-accaparements-de-terres&amp;catid=23:rrme-agraire&amp;Itemid=36">ici</a>. Et plus d&#8217;infos sur les conférences auxquelles j&#8217;ai participé<a href="http://www.forumsocial.info/spip.php?article59"> ici</a>.</p>
<p>En clôture du forum, sur la scène qui a accueilli les grands discours, les concerts et autres spectacles musicaux ou théâtraux, un récapitulatif de toutes les assemblées a eu lieu, une façon de voir où sont arrivés les débats, discussions et plans d&#8217;action sur les autres thématiques au cœur du FSM.</p>
<p>Bilan global positif avec l&#8217;adoption de ce document, mon forum a été réussi et la lutte continue de plus belle!</p>
<p>Voilà, avant de vous laisser méditer sur l&#8217;intensité des processus du Forum Social Mondial, je tiens juste à vous préciser que je me suis inspiré (voire fait des copier-coller) d&#8217;articles publiés sur le site <a href="http://www.forumsocial.info">www.forumsocial.info</a> ou vous pourrez trouver plus d&#8217;informations, de détails et d&#8217;actualités sur tout ce qui s&#8217;y est passé et tout ce qui va en découler!</p>
<p>Et puis surtout, n&#8217;oubliez pas que le motif de la résistance, c&#8217;est l&#8217;indignation, alors indignons-nous!</p>
<p><a rel="attachment wp-att-8351" href="http://blogcooperation.be/2011/02/17/forum-social-mondial-dakar-2011/fsm/"><img class="aligncenter size-large wp-image-8351" src="http://blogcooperation.be/files/2011/02/FSM-1024x819.jpg" alt="" width="1024" height="819" /></a></p>
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		<item>
		<title>Traitement de la délinquance juvénile au Burundi</title>
		<link>http://blogcooperation.be/2011/01/21/traitement-de-la-delinquance-juvenile-au-burundi/</link>
		<comments>http://blogcooperation.be/2011/01/21/traitement-de-la-delinquance-juvenile-au-burundi/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 21 Jan 2011 07:13:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Diane Crittin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Burundi (BRI)]]></category>
		<category><![CDATA[Child Rights]]></category>
		<category><![CDATA[Diane Crittin]]></category>
		<category><![CDATA[Equality]]></category>
		<category><![CDATA[children rights enfant droit protection mineur conflit loi]]></category>

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		<description><![CDATA[C’était en août 1990 que le Burundi avait ratifié la Convention internationale pour les Droits de l’Enfant (CIDE), soit quelques mois à peine après qu’elle ait été rédigée. Cependant, la guerre civile a ravagé le Burundi pendant les années ‘1990. Les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_d%27Arusha_%28Burundi%29">Accords d’Arusha</a>, marquant la fin des hostilités, n'ont été signé que le 31 décembre 2004, et le dernier groupe armé a officiellement déposé les armes en 2009.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en août 1990 que le Burundi a ratifié la Convention internationale pour les Droits de l’Enfant (CIDE), soit quelques mois à peine après qu’elle ait été rédigée. Cependant, la guerre civile a ravagé le Burundi pendant les années ‘1990. Les <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_d%27Arusha_%28Burundi%29">Accords d’Arusha</a>, marquant la fin des hostilités, n&#8217;ont été signés que le 28 août 2000, et le dernier groupe armé a officiellement déposé les armes en 2009.</p>
<p>Les enfants ont certainement particulièrement souffert de ces années de violence: le nombre d’orphelin approchait les 20% dans le pays en 2008 (source: <a href="http://www.unicef.org/french/infobycountry/burundi_2774.html">UNICEF</a>) et, en 2005, on recensait 83&#8217;750 orphelins et enfants vulnérables au Burundi (source: <a href="ec.europa.eu/europeaid/tender/data/d55/AOF88455.doc">PMLSAO</a>). De nombreux enfants ont vu des atrocités pendant la décennie de conflit, voire en ont subies et commises après avoir été recrutés comme soldats ou aides de camp par les groupes armés. Evidemment, ils ont en outre manqué l’occasion d’avoir une enfance et une scolarité normales, sereines. Actuellement, les enfants des rues sont nombreux à Bujumbura, ce qui les place toujours dans une situation de vulnérabilité importante, notamment en raison des violences (physiques et sexuelles), de l’exploitation, du trafic, mais aussi de la délinquance « forcée ».<br />
<a rel="attachment wp-att-8091" href="http://blogcooperation.be/2011/01/21/traitement-de-la-delinquance-juvenile-au-burundi/enfants-burundi-3/"><img class="alignleft size-medium wp-image-8091" style="margin: 3px" src="http://blogcooperation.be/files/2011/01/enfants-burundi-3-223x300.jpg" alt="" width="223" height="300" /></a></p>
<p><span id="more-8088"></span></p>
<p>Ainsi, sans surprise, la probabilité que ces enfants commettent des infractions est relativement haute. Les prisons du Burundi accueillent aujourd’hui plus de 350 mineurs au sein d’établissements conçus pour des adultes.  Environ 70% d’entre eux sont en attente de jugement, donc présumés innocents, mais restent pourtant incarcérés parfois plusieurs mois en attente de leur procès. En 2007, <a href="www.hrw.org">Human Right Watch</a> avait mis en évidence que parmi ces enfants, près de la moitié avait perdu au moins un parent, voire les deux. Une partie avait souffert d’exploitation (dont 30% travaillant comme personnel de maison avant l’incarcération), et se serait enfuie après plusieurs mois de travail non payé en emportant de la nourriture ou des sommes peu importantes d’argent. Plusieurs enfants soupçonnés ou condamnés pour viol semblaient avoir eux-mêmes souffert d’abus sexuel. Finalement, chez les rares filles incarcérées, les infractions mentionnées étaient majoritairement le vol, mais aussi l’infanticide de son propre bébé… (source : <a href="http://www.hrw.org/fr/reports/2007/03/14/un-lourd-fardeau-porter">HRW, Un lourd fardeau à porter, 2007</a>)</p>
<p>La situation des mineurs prévenus ou jugés pour infraction à la loi est rarement comprise comme étant une conséquence de précédentes blessures subies, et il est rare qu’un mineur délinquant soit considéré comme une victime lui-même, nécessitant protection, soutien et éducation. Certes, en 2009, un nouveau code pénal a été adopté. Celui-ci se montre plus clément envers les mineurs, en relevant notamment l’âge de la responsabilité pénale de 13 à 15 ans, et en prônant des durées de peines privatives de liberté d’ ¼ (contre ½ précédemment) de celles prononcées contre les adultes pour un même délit. Toutefois, des alternatives à un passage devant un tribunal « pour adultes » ne sont pas évoquées, de même que les sanctions autres que l’emprisonnement ne sont presque jamais employées et que les mesures de réinsertion manquent toujours cruellement. Les rôles que les parents, le village ou la société en général doivent jouer dans l&#8217;éducation ou la rééducation du mineur sont également absents du nouveau code pénal de 2009. (Pour davantage d&#8217;informations sur le sujet, voir notamment les rapports de <a href="www.tdh.ch/en/countries/burundi">Terre des Hommes</a> ou les différents documents réalisés par le programme <a href="ec.europa.eu/europeaid/tender/data/d55/AOF88455.doc">Gutwara Neza de l&#8217;Union Européenne</a><a rel="attachment wp-att-8089" href="http://blogcooperation.be/2011/01/21/traitement-de-la-delinquance-juvenile-au-burundi/enfants-burundi-1/"><img class="alignleft size-medium wp-image-8089" style="margin: 5px" src="http://blogcooperation.be/files/2011/01/enfants-burundi-1-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>)</p>
<p>C’est dans ce cadre que les travaux de M. Léonard Gacuko s’inscrivent. Ce dernier est magistrat au Burundi, mais également candidat au doctorat dans les Universités de Namur (Belgique) et Bujumbura (Chaire UNESCO,  CERFOPAX). Il présentait récemment un avant-projet de loi sur le traitement des mineurs soupçonnés d’infraction. <a rel="attachment wp-att-8104" href="http://blogcooperation.be/2011/01/21/traitement-de-la-delinquance-juvenile-au-burundi/dsc00519/"><img class="alignright size-medium wp-image-8104" style="margin: 5px" src="http://blogcooperation.be/files/2011/01/DSC00519-300x225.jpg" alt="Séminaire de présentation de M. Léonard Gacuko" width="300" height="225" /></a> Notamment, le projet met en avant des méthodes alternatives à l’emprisonnement, voire des structures d’accueil spécifiquement désignées pour les mineurs. Il prône des moyens de règlement des conflits évitant à l’enfant de se retrouver devant un tribunal, notamment à travers la médiation, de même que des formations adéquates pour les policiers et magistrats en contact avec ces enfants. Le texte cherche ainsi à mettre de côté l’idée que l’enfant ne serait qu’un « mini-adulte », méritant dès lors des « mini-peines » mais qui seraient simplement calquées sur celles prononcées contre les adultes délinquants. Selon les propos de M. Gacuko, l’enfant doit être considéré comme de la terre glaise, dont on fait de bonnes ou de mauvaises cruches… Et, l’enfant n’étant rien d’autre que le père de l’adulte, réagir à ses faiblesses et ses erreurs par des méthodes agressives, répressives et non-éducatives encourage sa propension à la criminalité bien plus qu’elle ne l’en éloigne.<br />
<a rel="attachment wp-att-8090" href="http://blogcooperation.be/2011/01/21/traitement-de-la-delinquance-juvenile-au-burundi/enfants-burundi-2/"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-8090" style="margin: 5px" src="http://blogcooperation.be/files/2011/01/enfants-burundi-2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p>A présent, le chemin reste encore long avant que ces nouveaux articles soient peut-être adoptés par le Parlement au Burundi. De plus, même si ces propositions d&#8217;articles étaient rapidement acceptées par le Burundi, elles demanderaient des aménagements à réaliser, des structures à créer, des ressources humaines à former, tout ceci prenant aussi du temps. Cependant, lors de sa présentation, le texte a reçu un accueil plutôt favorable par la quarantaine de magistrats présents, et les commentaires de l’audience ont apporté des éléments pertinents.</p>
<p>Donc, selon la formule consacrée, « la suite au prochain épisode ! »</p>
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		<title>Le Rwanda et ses femmes</title>
		<link>http://blogcooperation.be/2010/10/25/le-rwanda-et-ses-femmes/</link>
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		<pubDate>Mon, 25 Oct 2010 20:30:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Diane Crittin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Child Rights]]></category>
		<category><![CDATA[Diane Crittin]]></category>
		<category><![CDATA[Equality]]></category>
		<category><![CDATA[Rwanda (RWA)]]></category>
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		<category><![CDATA[gender-based violence]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis quelques jours, l’attention des médias se concentre sur un problème très courant et universel, les violences basées sur le genre. En effet, Kigali accueille demain et après-demain de nombreux représentants de 22 pays africains pour traiter de ce thème. Chose peu fréquente cependant, <a href="http://www.newtimes.co.rw/index.php?issue=14424&#38;advertorial&#38;id=136">la conférence est organisée sous la direction de la Police National Rwandaise (RNP)</a>, et s’adresse également aux responsables policiers et militaires africains.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis quelques jours, l’attention des médias se concentre sur un problème très courant et universel, les violences basées sur le genre. En effet, Kigali accueille demain et après-demain de nombreux représentants de 22 pays africains pour traiter de ce thème. Chose peu fréquente cependant, <a href="http://www.newtimes.co.rw/index.php?issue=14424&amp;advertorial&amp;id=136">la conférence est organisée sous la direction de la Police National Rwandaise (RNP)</a>, et s’adresse également aux responsables policiers et militaires africains.</p>
<p>La démarche est surprenante mais finalement très compréhensible. La police joue un rôle clé dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, et elle représente nécessairement un interlocuteur majeur en cas de violences d’ordre sexuel.<br />
<span id="more-6269"></span></p>
<p>De plus, le fait que ce soit le Rwanda qui accueille cette conférence s’explique par le fait que ce pays occupe la position de modèle en Afrique, et est progressivement devenu ce qu’on pourrait appeler un pays « pilote » pour la gestion de ce problème. Je vous parlais dans un précédent article du « One-Stop Centre » d’Isange, cette structure spécialement destinée à l’accueil des femmes et enfants victimes de Gender-based violences (GBV) au sein de l’hôpital de la police de Kigali. Mis en place grâce au soutien de l’UNICEF et de la fondation Imbuto, cette structure regroupe du personnel médical, psychologue, policier et juridique afin de simplifier les démarches à effectuer en cas de GBV. Les services offerts sont gratuits. Néanmoins, ce centre est bien trop coûteux pour être simplement reproduit dans toutes les régions du pays ; seul celui de Kigali est actuellement vraiment opérationnel, un deuxième One-Stop Centre n’en est qu’à ses débuts.</p>
<p>A la RNP, un autre mécanisme a été mis en place, cette fois avec le soutien de UNIFEM : il s’agit de Gender Desks, présent au sein des stations de police du pays et composé de personnel compétent en GBV, souvent féminin. Le but est là aussi d’assurer un meilleur accueil des victimes, en prenant leur déposition puis et les redirigeant vers les services adéquats au plus vite. Un numéro de téléphone gratuit (3512) est aussi destiné à reporter les cas de GBV. Last but not least, en ce qui concerne la prévention au sein de la police, des agents de proximité formés dans le thème des violences sexuelles vont aussi au contact de la population, entre autres pour rappeler aux femmes leurs droits.</p>
<p>Ces efforts sont réjouissants et montrent combien la Police Nationale Rwandaise veut lutter contre ce problème. Le fait que le Rwanda soit devenu le premier pays à avoir une majorité parlementaire féminine explique peut-être cette volonté d’en finir avec les crimes d’ordre sexuel. Et, on ne peut que difficilement ne pas le mentionner, le Rwanda a aussi vécu il y a quelques années le viol comme arme de guerre, le viol généralisé. Le fait que l’on observe une réaction si forte aujourd’hui contre ce crime n’y est peut-être pas étranger.</p>
<p><strong>Autres efforts à conjuguer pour une meilleure réponse aux GBV</strong><br />
Néanmoins, les efforts que le pays doit effectuer ne sont pas uniquement du côté de la police et de l’armée. Effectivement, une part importante du problème réside aussi dans les éléments plus « culturels » qui entourent le viol : regard porté sur la femme, plus largement rapports entre les sexes, impression de culpabilité et de honte qui entoure souvent la victime, sujet tabou qu’est le viol… De plus, entre 90 et 95% des viols sont perpétrés par des personnes connaissant leur victime, famille ou voisins notamment. Cela rend toute dénonciation extrêmement difficile et sensible, et implique souvent que la victime préfère ne pas avoir affaire à la justice. Malheureusement, dans ces cas-là, il est fréquent que les abus se reproduisent, n’étant pas punis. Finalement, en ce qui concerne les mutilations génitales féminines, la perception culturelle et le « rôle » que ces dernières auraient à jouer chez la femme et dans le couple compliquent la lutte contre ces pratiques encore fréquentes dans de nombreux pays africains.</p>
<p>La sensibilisation de la population représente donc une part importante du travail à effectuer pour chercher à diminuer les violences basées sur le genre. L’importance que la justice représente est non négligeable, en offrant la possibilité, pour la victime, d&#8217;obtenir réparation; le fait que les lois rwandaises évoluent progressivement, notamment en ne considérant plus le viol comme une affaire purement privée mais comme un crime, est aussi un élément majeur du puzzle. L’effectivité de cette justice encourage, ou non, les victimes à porter plaintes et à dénoncer ce qu’elles vivent.</p>
<p><strong>Poids des violences d&#8217;ordre sexuel au Rwanda</strong><br />
Actuellement, le Rwanda est fier d’annoncer presque quotidiennement que les violences basées sur le genre sont en nette diminution. Le New Times, journal pro-gouvernemental rwandais, <a href="http://www.newtimes.co.rw/index.php?issue=14419&amp;article=34767">écrivait ainsi lundi 25 octobre 2010</a> que selon un rapport de la police nationale, les violences d’ordre sexuel avaient diminué de 60 % en à peine 4 ans, entre 2006 et 2010. <a href="http://www.newtimes.co.rw/index.php?issue=14424&amp;article=34982">D’autres régions annonçaient aussi des diminutions de leurs chiffres de violences d’ordre sexuel ces derniers jours</a>. Les chiffres avancés me semblent cependant peu probables : les actions pour limiter les Gender-Based Violences au Rwanda ont démarré relativement récemment, et une diminution de 60% serait vraiment conséquente. En outre, si la population rwandaise est actuellement sensibilisée et encouragée à dénoncer les GBV, il est fort probable que l’effet immédiat, dans les statistiques de la police, soit au contraire une augmentation des cas reportés, et non une diminution drastique.</p>
<p>Néanmoins, il est très réjouissant de savoir que le gouvernement rwandais prend ces crimes au sérieux et agit en conséquent. A l’heure actuelle, une nouvelle politique nationale est en train d’être rédigée pour encore mieux prévenir et répondre aux violences basées sur le genre. Espérons qu’elle soit aussi ambitieuse et efficace que les premières mesures prises dans ce domaine, et qu’elle permette de coordonner les efforts du gouvernement rwandais sur différents plans. En outre, à travers la conférence de cette semaine tout comme à travers l’envoi de casques bleus rwandais formés en GBV, j&#8217;espère évidemment vivement que le travail fait par la Police Nationale Rwandaise ait un effet multiplicateur dans la région des Grands Lacs, et en Afrique en général !<a href="http://blogcooperation.be/2010/10/25/le-rwanda-et-ses-femmes/gbv-compresse-4/" rel="attachment wp-att-6732"><img src="http://blogcooperation.be/files/2010/10/gbv-compresse3-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" class="alignleft size-medium wp-image-6732" /></a></p>
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		<title>Travailler pour le Criminal Investigation Department au Rwanda&#8230;</title>
		<link>http://blogcooperation.be/2010/09/24/travailler-pour-la-police-technique-et-scientifique-au-rwanda/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Sep 2010 09:05:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Diane Crittin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Child Rights]]></category>
		<category><![CDATA[Diane Crittin]]></category>
		<category><![CDATA[Equality]]></category>
		<category><![CDATA[Health]]></category>
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		<category><![CDATA[Rwanda (RWA)]]></category>
		<category><![CDATA[Social Development]]></category>
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		<category><![CDATA[Gender-Based Violence Justice Police]]></category>

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		<description><![CDATA[Peut-être est-il temps, après avoir passé ma 10e semaine de travail ici à Kigali, de vous informer davantage de mon environnement de travail et de mon quotidien?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Peut-être est-il temps, après avoir passé ma 10e semaine de travail ici à Kigali, de vous informer davantage de mon environnement de travail et de mon quotidien?</p>
<p>Les débuts ont été passablement chaotique, suite à la démission de mon coach, et assistant technique de mon projet, le jour-même de mon arrivée. Apprise sur le chemin de l&#8217;aéroport à la maison, cette nouvelle a certainement jeté un premier froid alors que je débarquais, en tant que fille, pour travailler avec le <strong>« Criminal Investigation Department » (CID)</strong> de la Police Nationale Rwandaise!</p>
<p>Par conséquent, les premières deux semaines ont été très intensives en rencontres, en lectures, en réunions officielles, afin de profiter au mieux de mon coach avant son départ. Et ceci, en pleine période d&#8217;élections relativement tendues&#8230; Mais globalement, malgré cette démission surprise et mise en œuvre si rapidement, l&#8217;accueil qui m&#8217;a été réservé a été excellent et les premiers jours ont été extrêmement constructifs.</p>
<p><strong>Mais constructifs pour quoi? Quel est ce projet pour lequel je travaille à présent?<br />
<span id="more-5745"></span></strong>Mon projet consiste à former la police d&#8217;investigation/ police technique et scientifique rwandaise dans des techniques amélioréess de base d&#8217;enquête, ainsi qu&#8217;à optimiser le travail des experts du Kigali Forensic Laboratory (KFL), le laboratoire de recherche rwandais. Il vise aussi à équiper cette même division avec du matériel de pointe&#8230; qui soit également réellement utile et pertinent. En effet, la configuration et l&#8217;histoire du pays, les types de crimes les plus fréquemment commis, les ressources humaines actuellement disponibles dans la Police, représentent autant de données à considérer afin d&#8217;obtenir un projet des plus efficaces et durables. De même, il ne faut évidemment pas perdre de vue les buts ultimes du CID, c&#8217;est-à-dire les victimes de crimes et l&#8217;importance que justice leur soit rendue.</p>
<p>Concernant ce dernier point, si l&#8217;image du Rwanda demeure entachée par le génocide, il faut savoir que la plupart des crimes avec lesquels le pays se bat aujourd&#8217;hui sont d&#8217;ordre sexuel. En effet, bien qu&#8217;il manque de statistiques et d&#8217;une base de données à l&#8217;échelle du pays, on estime que les viols et violences contre les femmes et enfants (souvent les filles) sont largement représentés ici.</p>
<p>En tant que femme moi-même, il est naturel que je me sente particulièrement concernée par ce problème. Ainsi, j&#8217;ai multiplié ces dernières semaines les réunions avec d&#8217;autres organisations travaillant sur les <strong>« Gender-Based Violences » (GBV) </strong>afin de coordonner au mieux tous nos projets, du moins de communiquer au maximum sur notre travail.</p>
<p>En ville de Kigali, une structure baptisée « One Stop Centre » a su très bien agir sur ces violences. Il s&#8217;agit d&#8217;un centre au sein de l&#8217;Hôpital de la Police de Kacyiru (en face du quartier général de la police, où nous avons nos bureaux). Les locaux accueillent des enfants et des femmes ayant subi des GBV afin de leur offrir un appui médical, mais aussi policier, psychologique, et très prochainement juridique. Un dépistage du SIDA est également fait à l&#8217;arrivée, et un mois de trithérapie « préventive » est offert aux victimes afin de réduire au maximum le risque d&#8217;infections.</p>
<p>Malheureusement, force est de constater que si le centre fonctionne très bien, il n&#8217;en demeure pas moins qu&#8217;une très faible minorité de victimes consultent. Les pressions sociale et culturelle restent fortes. Ainsi, les principales victimes qui consultent sont des fillettes, mais beaucoup plus rarement des femmes. Peur, honte, culpabilité, pression de l&#8217;entourage&#8230; De même, les viols sont très majoritairement commis par une personne de l&#8217;entourage de la victime, famille ou voisins, rendant un dépôt de plaintes délicat. Souvent aussi, les femmes ne consultent que lorsqu&#8217;elles constatent une grossesse. Mais il est malheureusement souvent trop tard pour lutter contre les MST, pour faire un rapport policier et intenter une action en justice contre le violeur.</p>
<p>Il reste donc assurément beaucoup de travail à faire en ce qui concerne la sensibilisation au sein de la population et pour permettre aux femmes de défendre leurs droits et leur intégrité. Et puis, pour revenir au « One Stop Centre, il reste une structure très coûteuse, uniquement présente dans deux villes du pays, et il est donc impératif d&#8217;y trouver des alternatives&#8230; Ou de former d&#8217;une façon optimale les officiers de police du pays afin qu&#8217;ils sachent au mieux répondre aux GBV!</p>
<p>De plus, le rôle du CID est aussi d&#8217;aider la <strong>justice</strong> à résoudre les affaires criminelles grâce à la mise en lumière de preuves irréfutables. A nouveau, notre projet doit assurément optimiser les rapports entre police et justice s&#8217;il veut être utile à la population rwandaise. Différentes rencontres ont donc aussi été organisées avec des acteurs du secteur de la justice pour réfléchir aux mesures qui peuvent être prises dans ce sens. Mais là-aussi, un travail sur le long terme doit être entrepris afin de modifier les habitudes, notamment afin que la police technique et scientifique comprenne l&#8217;importance de collecter les preuves matérielles lors de descentes, et ne se contente pas de témoignages de suspects. Davantage d&#8217;informations là-dessus dans un prochain article!</p>
<p>Pour un premier article, je pense que cela représente quand même un bonne aperçu du travail ici et de mon projet&#8230; Actuellement, beaucoup de discussions concernent l&#8217;équipement du « Kigali Forensic Laboratory » afin d&#8217;en faire un centre de pointe, et éventuellement une référence pour la région. Comme tout cela est en cours, je vous en parlerai davantage ces prochaines semaines!</p>
<p>Une excellente fin de semaine à vous tous, et un grand merci pour votre lecture!</p>
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		<title>Ne Me Quitte Pas&#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Nov 2009 11:31:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elena Dikomitis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voor alle Junior Assistants van de BTC die voor één of andere reden ontmoedigd zijn, ziehier de heldere boodschap van Alioune Badara Cissé, de adjunct-burgemeester van Saint-Louis. Pour tous les Assistants Juniors de la CTB qui sont démoralisés pour une raison ou pour une autre, voilà le message très clair d&#8217; Alioune Badara Cissé, le premier adjoint au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voor alle <em>Junior Assistants</em> van de BTC die voor één of andere reden ontmoedigd zijn, ziehier de heldere boodschap van Alioune Badara Cissé, de adjunct-burgemeester van Saint-Louis.</p>
<p>Pour tous les <em>Assistants Juniors</em> de la CTB qui sont démoralisés pour une raison ou pour une autre, voilà le message très clair d&#8217; Alioune Badara Cissé, le premier adjoint au Maire de Saint-Louis.</p>
<p><span id="more-2964"></span>Met wat kan hij het hart van de Belgen nog meer raken dan met een ode aan onze geliefde Jacques Brel&#8230;?</p>
<p>Avec quoi pourrait-il davantage émouvoir les belges qu&#8217;avec un hymne à la gloire de notre cher Jacques Brel?</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="344" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/ZD6ZSAHAhZQ&amp;hl=en_US&amp;fs=1&amp;rel=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344" src="http://www.youtube.com/v/ZD6ZSAHAhZQ&amp;hl=en_US&amp;fs=1&amp;rel=0"></embed></object></p>
<div id="mvtalert">Sorry, site not recognized <br /> Lo sentimos, no se reconoce el sitio</div>
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		<title>Kinder Surprise: rechten van het kind in Benin</title>
		<link>http://blogcooperation.be/2009/05/29/kinder-surprise-rechten-van-het-kind-in-benin/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 May 2009 16:54:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Griet Seurs</dc:creator>
				<category><![CDATA[Benin (BEN)]]></category>
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		<description><![CDATA[Hélène, een Benins meisje van twaalf, verkoopt zakjes water op de markt van Dantokpa in Cotonou. Op de vraag wat ze de hele dag doet, antwoordt ze: “Ik loop rond en ik blijf verkopen tot mijn mand leeg is, want anders durf ik niet naar huis.” Hélène is een “vidomegon”, een meisje dat op haar [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Hélène, een Benins meisje van twaalf, verkoopt zakjes water op de markt van Dantokpa in Cotonou. Op de vraag wat ze de hele dag doet, antwoordt ze: “Ik loop rond en ik blijf verkopen tot mijn mand leeg is, want anders durf ik niet naar huis.” Hélène is een “vidomegon”, een meisje dat op haar zesde als huishoudhulpje ‘geplaatst’ werd bij een verre kennis in de stad, omdat haar ouders niet in haar onderhoud konden voorzien. Ze wordt verplicht het huishouden te doen en zakjes water te verkopen op de markt of huis aan huis. Ze is naar de stad gekomen met de belofte er een betere scholing te krijgen. Zes jaar later spreekt ze echter amper Frans en heeft ze nog nooit een school van binnen gezien.</em></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Dit jaar viert het Internationale Verdrag van de Rechten van het Kind haar twintigste verjaardag. Wat betekent dit voor een kind in een ontwikkelingsland als Benin? </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Zoals in vele West-Afrikaanse staten vormt de kustzone van Benin, met de metropool Cotonou, het politieke, economische en demografische zwaartepunt van het land. Maar in tegenstelling tot grootsteden als Dakar, Abidjan of Lagos zijn bedelende straatkinderen zo goed als afwezig in het straatbeeld. Dit doet een gunstigere situatie voor de Beninse kinderen vermoeden, maar schijn bedriegt. In Benin zit kinderarbeid en zelfs kinderhandel diep geworteld in de samenleving.<br />
<span id="more-2240"></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<p class="MsoNormal" style="justify;"><strong><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">“Vidomegon” of “confiage</span></strong><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">” (toevertrouwen) is een traditie die erg verankerd is in de Beninse cultuur. Oorspronkelijk liet deze strategie ouders toe om kinderen een betere scholing en betere levensomstandigheden te bieden, namelijk door hen tijdelijk onder te brengen bij een familielid met meer financiële mogelijkheden. Deze praktijk werd dan ook beschouwd als een uiting van traditionele solidariteit onder familieleden of in een gemeenschap. Dit sociaal mechanisme werd echter aangetast, onder invloed van de <strong>economische crisis </strong>in de jaren tachtig; een trend die zich verder zette in de jaren negentig. Door de <span>crisis</span> groeide de informele sector aan, en tegelijk nam ook de vraag naar goedkope handenarbeid toe, vooral in de nijverheids- en de commerciële sector. In deze context vulde de aloude praktijk van ‘confiage’ gemakkelijk de vraag naar goedkope arbeidskrachten op. Tussenpersonen begonnen zich te organiseren en gingen actief op zoek naar minderjarigen op het platteland voor derden in de stad. Sindsdien wordt in ruil voor scholing, een klein loon, kleren, cadeaus of een globale som met de ouders een akkoord bereikt. Sommige ‘vidomegons’ leren effectief een beroep aan of volgen onderwijs. Maar al te vaak zijn ze slachtoffer van fysiek, psychologisch of seksueel geweld. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;">
<div class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Vandaag mondt de oorspronkelijke praktijk van ‘vidomegon’ onder invloed van externe factoren vaak uit in een problematiek van <strong>kinderhandel en kinderuitbuiting</strong>. De slachtoffers van deze handel komen veelal uit grote, arme families en hebben nooit (70%) of weinig (30%) scholing genoten. De helft van hen is tussen 10 en 14 jaar oud, een derde tussen 15 en 17 en een vijfde tussen 6 en 9 jaar.</span></div>
<p><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">De meerderheid onder hen zijn meisjes, wegens hun inzetbaarheid in het huishouden of in de commerciële sector.(1) Deze kinderen, die soms tot honderd uur per week werken, ontberen voeding, rust en ontspanning en hebben nauwelijks toegang tot gezondheidszorg.</p>
<p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">De ontaarding van de traditie van ‘vidomegon’ ligt dus in grote mate aan de basis van de nationale en zelfs internationale kinderhandel. Maar hoe kan deze problematiek blijven voortbestaan in een land dat in 1990 het Internationaal Verdrag inzake de Rechten van het Kind (IVRK) ratificeerde en in 2001 bovendien het ‘Facultatief Protocol betreffende de verkoop van kinderen, prostitutie en pornografie’? </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Het overgrote deel van de schendingen van de rechten van het kind komen voort uit de extreem moeilijke sociaal-economische context. In Benin leeft bijna de helft van de bevolking onder de internationaal bepaalde armoedegrens van 1 Dollar per dag. Het ligt dan ook voor de hand dat de hoofdoorzaak van kinderhandel en –uitbuiting te zoeken is in deze situatie van<strong> armoede</strong>, zowel langs de vraagzijde als de aanbodzijde. De belangrijkste reden voor ouders om hun kinderen bij een derde onder te brengen is immers het “bieden van een betere toekomst” aan het kind. Bovendien zijn ze er ook vaak van overtuigd dat het kind in goede omstandigheden wordt opgevangen. Die onwetendheid wordt in de hand gewerkt door de tussenpersonen, vaak gekend door de familie, die er alle belang bij hebben om die mythe in stand te houden. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><strong><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Kinderarbeid</span></strong><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE"> wordt in het algemeen ook aanvaard door de Beninse gemeenschap. Ondanks art. 32 van het IVRK en het ‘Verdrag 138’ van de Internationale Arbeidsorganisatie – geratificeerd en overgenomen door Benin in haar Arbeidswetboek – dat arbeid onder de 14 jaar verbiedt, werkt maar liefst 66% van de kinderen tussen 5 en 14 jaar. De meerderheid van de kinderen werkt 4 à 8 uur per dag en een aanzienlijk deel (13% van de 5 tot 17-jarigen, 10% van de 5 tot 14-jarigen) werkt zelfs meer dan 8 uur per dag. (2)<br />
In het straatbeeld van Cotonou dus geen bedelende kinderen, maar wel overal kinderen aan het werk: als verkoper van groenten en fruit, als hulpje van de loodgieter of de elektricien, als arbeider bij de bouw van een huis. Maar ook in de kleinere steden en in de dorpen worden minderjarigen aan het werk gezet: op het veld, in het huishouden, bij de verkoop van de landbouwproducten… </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Het spreekt voor zich dat kinderen die vanaf jonge leeftijd al meer dan 4 uur per dag werken geen reële toegang hebben tot onderwijs. <strong>Onderwijs </strong>wordt niet gezien als een recht van het kind, maar eerder als een zware belasting op het inkomen. In theorie is onderwijs verplicht voor alle kinderen tussen zes en elf jaar, maar bij gebrek aan controlemechanismen van de overheid wordt deze regel in de praktijk niet nauwgezet opgevolgd. Bovendien spelen naast economische overwegingen ook <strong>socio-culturele opvattingen</strong> over kinderen een grote rol bij de beslissing om een kind al dan niet naar school te sturen. Grote gezinnen zijn legio in Benin (6,3 kinderen per vrouw), polygamie is een wijd verspreid gebruik en familieplanning blijft een gevoelig onderwerp. Een kind is dus één van de vele handen die een bijdrage moeten leveren aan het huishouden, en wordt veel sneller als volwassene behandeld. De keuze tussen naar school gaan of voor inkomsten zorgen is dan ook vaak snel gemaakt. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Naast de sociaal-economische en culturele context, bieden de <strong>institutionele tekortkomingen</strong> een verklaring voor de situatie. Het spreekt voor zich dat kinderhandel en –uitbuiting onmogelijk te bestrijden zijn wanneer er geen efficiënte bestraffingsmechanismen bestaan. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Op juridisch vlak beschikt Benin nochtans over verschillende instrumenten. Zo is er de wet van 10 april 2006 betreffende de voorwaarden voor het (ver)plaatsen van kinderen en de bestrijding van de kinderhandel. Met de hulp van UNICEF werd in 2007 het “Kinderwetboek” (Code de l’Enfant) samengesteld met alle wetten die betrekking hebben op kinderen in Benin. Eveneens met ondersteuning van UNICEF stelde het Ministerie van Familie en Nationale Solidariteit een vijfjarig nationaal actieplan op (van 2008-2012) waarin ondermeer veel aandacht wordt besteed aan de versterking van de institutionele actoren. (3)  Het Comité voor de Rechten van het Kind moedigde in 2006 Benin trouwens aan om werk te maken van de <span>uitvoering</span> van de wettelijke bepalingen en het versterken van lokale structuren die actief zijn op vlak van preventie en bestrijding van kinderhandel en -uitbuiting. (4) </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoBodyText"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Deze lokale structuren zijn de ‘Brigade de Protection des Mineurs’, de politiediensten, de sociale centra, de lokale comités ter bestrijding van de kinderhandel en de NGO’s. De ‘Brigade de Protection des Mineurs’ dient als eerste lijnsdienst gecontacteerd te worden bij alle gevallen van overtredingen door of tegen minderjarigen. Ze is bevoegd om klachten te onderzoeken en door te verwijzen naar de Jeugdrechter. Deze Brigade is helaas, door een gebrek aan middelen, vooral actief in Cotonou en nauwelijks op het platteland. Bovendien is de Jeugdrechter door weinigen gekend. Men kan trouwens slechts vanaf 21 jaar zelfstandig een klacht voor de Jeugdrechter brengen. Onder de 21 jaar dient men te worden vertegenwoordigd door zijn ouders en de ouders moeten aanwezig zijn wanneer de minderjarige gehoord wordt, een detail dat van groot belang is wanneer de ouders in het conflict of de overtreding betrokken zijn. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">In de dorpen zijn het vooral de sociale centra en de lokale comités ter bestrijding van de kinderhandel die door de bevolking worden aangesproken bij gevallen van kinderhandel. Deze comités zijn opgericht door het Ministerie van Familie (met ondersteuning van UNICEF) om de mobiliteit van minderjarigen in hun gemeenschap te controleren en gevallen van kinderhandel aan te geven aan de politie. Ondanks alle publiciteit die rond deze comités is verspreid, wordt hun werk ondermijnd door een gebrek aan middelen en motivatie (De comités bestaan meestal uit vrijwilligers). Ook de motivatie van de verantwoordelijken van de sociale centra lijdt onder de hoge werkdruk, en een gebrek aan personeel en aan materiaal. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Bovendien zijn de wettelijke bepalingen en het justitiesysteem nauwelijks bekend bij de Beninse bevolking, zelfs niet bij de lokale besturen of politiediensten. Als ze er al enigszins mee vertrouwd zijn, is de financiële of administratieve drempel voor de meeste te hoog om ook daadwerkelijk beroep te doen op het juridische systeem. Gevallen van wetsovertredingen of conflicten komen daarom maar al te vaak terecht bij de burgemeester, de dorpschef of de politie die hier autonoom over beslissen. Zo worden mensen opgesloten in een politiekantoor en/of vrijgelaten op borgtocht zonder enige wettelijke basis. Burgemeesters beslissen wie eigenaar is van een bepaald stuk grond, de dorpschef betwist een echtelijke ruzie, … Ook gevallen van kinderhandel en –uitbuiting worden vaak op deze manier afgehandeld. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Dit heeft nefaste gevolgen, niet alleen voor de daders zelf (principes van eerlijk proces), maar ook voor de toekomstige slachtoffers. Wanneer kinderhandelaars immers hun gang kunnen blijven gaan, de bevolking niet geïnformeerd wordt over eventuele vervolgingen en de overheid dus geen duidelijk afkeurend signaal geeft, verliezen de preventie- en sensibiliseringscampagnes van de NGO’s aan impact en lijken de vele opvangcentra voor slachtoffers van kinderhandel een doekje voor het bloeden .</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">De overheid is de belangrijkste actor en katalysator voor een duidelijk zichtbaar repressief optreden. Dit is een mogelijke reden waarom NGO’s en internationale organisaties de repressieve kant van het verhaal lijken te verwaarlozen en zich meer concentreren op activiteiten waarin het aandeel van<span> </span>de overheid kleiner is, zoals sensibilisering, het aanklagen van schendingen van de rechten van het kind, het opvangen van slachtoffers en het bevorderen van hun scholing en socio-professionele integratie. Het is echter betreurenswaardig dat zelfs het Comité voor de Rechten van het Kind niet meer nadruk legt op het belang van repressie in haar aanbevelingen voor Benin. (5) </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span style="&quot;Trebuchet MS&quot;;" lang="NL-BE">Bemoedigend anderzijds is het reeds vernoemde vijfjarig actieplan “Protection de l’Enfance au Bénin” (2008-2012) dat voorziet in de uitwerking, de verspreiding en effectieve toepassing van de wetten ter bescherming van het kind. Een tweede en derde pijler van dit plan zijn de versterking van de institutionele capaciteiten en een verbetering van de sociale diensten ter preventie en opvang van de kinderen. In concreto zouden in de komende jaren aldus de rechtbanken, de politiediensten, de ‘Brigade de Protection des Mineurs’ en de sociale centra van extra middelen worden voorzien en zouden de lokale NGO’s ondersteund worden. Samen met de twee laatste pijlers waarop het actieplan gestoeld is, met name de verbetering van de kennis over de situatie van het kind en de bevordering van een cultuur gebaseerd op respect voor de rechten van het kind, lijkt dit een zeer evenwichtig, omvattend, en kostelijk actieplan. Dit samenspel van inspanningen op sociaal-economisch én op institutioneel vlak, ondersteund door internationale organisaties, NGO’s én de overheid, lijkt alvast een goed begin. De vraag blijft hoe dit plan in de praktijk zal omgezet worden. Rendez-vous in 2012 voor een nieuwe stand van zaken?</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"> </p>
<div>
<hr size="1" /></div>
<div>
<p class="MsoFootnoteText"><em><span style="9pt;">(1) Etude nationale sur la traite des enfants</span></em><span style="9pt;">, Ministère de la Famille et de la Solidarité Nationale Bénin et UNICEF, 2007.</span></p>
</div>
<div>
<p class="MsoFootnoteText"><em> (2) Enquête démographique et de santé 3 (EDS III)</em>, Benin, 2006.</p>
</div>
<div>
<p class="MsoNormal"> (3) <em><span style="9pt;">Protection de l’Enfance au Bénin. Plan d’Actions stratégiques quinquennal 2008-2012</span></em><span style="9pt;">, Ministère de la Famille et de la Solidarité Nationale, République du Bénin, 2007.</span></p>
</div>
<div>
<p class="MsoFootnoteText"><span>(4) </span><em><span style="9pt;" lang="EN-GB">Consideration of reports submitted by States Parties under Article 44 of the Convention, Concluding Observations Benin,</span></em><span style="9pt;" lang="EN-GB"> CRC/C/BEN/CO/2, Committee on the Rights of the Child, Forty-third session , 29 September 2006.</span></p>
</div>
<div>
<p class="MsoNormal"><span>(5) </span><em><span style="9pt;" lang="EN-GB">Consideration of reports submitted by States Parties under Article 44 of the Convention, Concluding Observations Benin</span></em><span style="9pt;" lang="EN-GB">, CRC/C/BEN/CO/2, Committee on the Rights of the Child, Forty-third session , 29 September 2006.</span></p>
<p class="MsoFootnoteText"> </p>
</div>
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		<title>Bienvenue à la Maison Shalom</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Mar 2009 15:41:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure Derenne</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="justify;"><a href="http://blogcooperation.be/files//2009/03/img_1807.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1754" src="http://blogcooperation.be/files//2009/03/img_1807-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a><span lang="FR-BE">La semaine passée, j’ai profité de la présence de mon amoureux venu de Belgique pour prendre quelques jours de congé et découvrir les merveilles de l’intérieur du Burundi. Entre les plantations de thé de Teza, les chutes de la Karera, la faille des allemands ou encore les plages de Nyanza-lac, il y a de quoi voir et profiter de magnifiques paysages !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span lang="FR-BE">J’aimerais surtout partager avec vous l’un des temps forts de notre voyage : notre visite à la Maison Shalom, ONG implantée à l’est du pays, plus exactement dans la province de Ruyigi.<br />
<span id="more-1640"></span> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span lang="FR-BE">Nous étions curieux de découvrir le travail de cette ONG mondialement connue. Celle-ci s’est constituée autour de l’initiative de Maggy Barankitse qui, durant les tueries perpétrées au Burundi dans les années 90, a protégé des dizaines d’enfants et s’est battue pour leur offrir des projets de vie centrés autour de valeurs tels que la paix, la solidarité et la joie. </span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span lang="FR-BE">Aujourd’hui, les projets de la maison Shalom dépassent largement son cadre initial. En arrivant à Ruyigi, nous avons pu constater combien la ville tourne autour des activités et de « l’esprit » Shalom. Les nombreux dons et prix internationaux qui affluent ont permis d’élargir le cadre des interventions de l’ONG, qui emploie actuellement de nombreuses personnes. Il y a par exemple l’hôpital Rema que nous avons pu visiter et qui accueille les malades tout en proposant des consultations de prévention et de suivi pour des sidéens, des femmes ou des mères en difficulté, et d’autres personnes vulnérables. Il existe également un centre qui s’occupe spécifiquement de la réinsertion d’enfants orphelins ou réfugiés au sein de leur famille d’origine ou élargie. Par ailleurs, nous avons vu la ferme agro-pastorale qui cultive notamment des pommes de terre, du sorgho et du blé pour venir en aide aux familles qui en ont besoin (démonstration culinaires à l’appui pour sensibiliser les bénéficiaires à l’hygiène et à l’équilibre alimentaire). Enfin, de petits projets économiques permettent à des jeunes de trouver des opportunités d’emploi tout en assurant à la Maison Shalom certains revenus.</span><a href="http://blogcooperation.be/files//2009/03/img_18082.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-1760" src="http://blogcooperation.be/files//2009/03/img_18082-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span lang="FR-BE">Si vous souhaitez obtenir un meilleur aperçu des actions de la Maison Shalom, je vous conseille vivement de vous rendre sur le site <a href="http://www.maisonshalom.net/">www.maisonshalom.net</a> . L’ONG possède par ailleurs un appui relais en Belgique et à travers lequel vous pourrez certainement obtenir de plus amples informations également (à ce sujet, contactez véronique.peterbroeck@skynet.be).</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><span lang="FR-BE">En tout cas, nous n’oublierons pas de sitôt notre visite et notre rencontre avec les membres de la Maison Shalom, dont Maggy qui, dès notre arrivée, nous a invités à une petite réception suivie d’une soirée dansante organisée en l’honneur d’un nouveau prix qui lui était remis. Nous y avons ressenti une ambiance très chaleureuse et avons été impressionnés par le dynamisme des initiatives mises en place. Voilà en tout cas un bel exemple de développement parti, comme le dit Maggy, de « l’improvisation et de la spontanéité du cœur», et qui a su faire tâche d’huile de manière très efficace.</span></p>
<p class="MsoNormal" style="justify;"><a href="http://blogcooperation.be/files//2009/03/img_18252.jpg"><img class="alignnone size-medium wp-image-1761" src="http://blogcooperation.be/files//2009/03/img_18252-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a></p>
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		<title>Vrijwilligers in Bénin in (video)beeld &#8230; Volontaires du Bénin en images (vidéo)</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jan 2009 14:33:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Monica Quintens</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bonjour ! Hallo ! Voici les vidéos que nous avons réalisé afin de vous montrer notre vie quotidienne au Bénin. Hier vind je enkele video’s die we hebben uitgewerkt om je te tonen hoe ons dagelijkse leven in Benin eruitziet. C&#8217;est au cours d&#8217;une séance de travail entre les volontaires au Bénin que l&#8217;idée de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour ! <em>Hallo !</em></p>
<p>Voici les vidéos que nous avons réalisé afin de vous montrer notre vie quotidienne au Bénin.<br />
<em>Hier vind je enkele video’s die we hebben uitgewerkt om je te tonen hoe ons dagelijkse leven in Benin eruitziet.</em><br />
C&#8217;est au cours d&#8217;une séance de travail entre les volontaires au Bénin que l&#8217;idée de réaliser des courts-métrages a germé et s&#8217;est développée. Chaque volontaire a écrit le scénario et a préparé les séquences du film le concernant. Katelijne, volontaire responsable de la communication, a enregistré chaque plan avec sa caméra. De retour en Belgique, elle et Koen Vromman ont réalisé le montage.</p>
<p><span id="more-1438"></span>(voor NL zie onder)</p>
<p>Nous espérons que ces films vous aideront à saisir les activités principales menées par les volontaires dans les projets de la CTB !<br />
&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
<em>Het idee om enkele kortfilmpjes te maken, ontstond tijdens een werkvergadering met de vrijwilligers in Benin. Elke vrijwilliger heeft een scenario geschreven en een filmstukje voorbereid. Katelijne, vrijwilligster verantwoordelijk voor communicatie, heeft deze stukjes gefilmd. In België heeft ze dan, samen met Koen Vromman, de reportages gemonteerd. </em></p>
<p><em>We hopen dat deze filmpjes jullie een idee kunnen geven over de activiteiten waar wij ons als vrijwilligers mee bezighouden in de projecten van BTC in Benin! </em></p>
<p>Au revoir ! <em>Groetjes!</em><br />
Piet, Olivier, Nicoloas, Klaas, Katelijne, Griet<br />
<em>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<br />
</em><strong>Klaas van den Heede - Landbouwondersteuning &#8211; Lokossa</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="302" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2814945&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=1&amp;color=00adef&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="302" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2814945&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=1&amp;color=00adef&amp;fullscreen=1" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br />
<strong><br />
Olivier Demaret &amp; Nicolas Lecuivre &#8211; Appui au secteur de la pêche &#8211; Lac Ahémé</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="302" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2880837&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=1&amp;color=ff9933&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="302" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2880837&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=1&amp;color=ff9933&amp;fullscreen=1" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br />
<strong><br />
Griet Seurs &amp; Katelijne Demeyere &#8211; Transversale thema&#8217;s &amp; communicatie &#8211; Cotonou</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="302" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2815166&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=1&amp;color=ff0179&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="302" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2815166&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=1&amp;color=ff0179&amp;fullscreen=1" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object><br />
<strong><br />
Piet Wostyn &#8211; Verbetering van de gezondheidszorg &#8211; Comé</strong></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="400" height="302" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2881235&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="400" height="302" src="http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=2881235&amp;server=vimeo.com&amp;show_title=1&amp;show_byline=0&amp;show_portrait=1&amp;color=ffffff&amp;fullscreen=1" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object></p>
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