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Archive for Raphaël Gerard

Toutes les astuces sont bonnes pour faire rentrer la TVA dans les caisses de l’Etat.

Toutes les astuces sont bonnes pour faire rentrer la TVA dans les caisses de l’Etat.

Chez nous, il semble normal à presque tout le monde de payer la TVA sur ses achats et à tous les vendeurs de facturer avec la TVA. Ici c’est loin d’être le cas, la grande majorité des petits magasins, des restos, des ateliers, des professionnels (ouvriers, réparateurs, médecins, avocats, …) ne facturent pas et donc ne déclarent pas à la TVA. Sans parler de tout le commerce informel qui ne déclare même pas travailler.

Le problème est sérieux pour l’Etat dont les actions dépendent de l’argent qu’il réunis notamment grâce à la TVA pour les payer. Mais il est impossible ou presque d’augmenter les effectifs pour la répression vu que ce serait du personnel en plus et donc des dépenses en plus pour l’Etat. Voilà donc le casse-tête pour le SRI (Servico de Rentas Internas = le ministère des finances).

Nous sommes habitué chez nous aux astuces pour éluder la TVA ou aux carrousel à la TVA. Ici les astuces c’est le SRI qui les cherche pour récupérer des contribuables et pas les contribuables pour échapper à la TVA. On peut dire que pour ça ils ont trouvé de belles astuces.

La première astuce fut de modifier le règlement tributaire pour donner un avantage aux contribuables qui peut fournir des factures de ses frais. Voilà donc que le contribuable équatorien peut déduire de son imposable les frais médicaux, les frais scolaires et les frais d’habillement. Pas seulement c’est frai à lui mais les frais de toute la petite famille. L’effet immédiat fut une complication et une incompréhension complète du contribuable sur comment déclarer tout ça. Mais le second effet fut que les contribuables exigèrent de leur médecin une facture, de leur libraire une autre facture et du magasin d’habillement une autre facture. Du coup des milliers de professionnel se sont vu obliger de déclarer maintenant leur chiffre de vente. En second effet ça a fait chuter le commerce informel dans les rues. Simplement parce que ceux qui vendent du matériel scolaire, des vêtements bas de gamme, contrefaits ou d’origine douteuse dans les petites boutiques sur le coin du trottoir ne peuvent fournir de factures.
Le contribuable croit gagner et en même temps travaille pour l’Etat à la lutte contre la fraude.

La deuxième astuces, vient d’être dévoilée. Et quelle astuce. Dans un pays où le pozo milionario (= le lotto) fonctionne très bien, parce que les gens adorent rêver à la fortune facile, rien de telle qu’une loterie. Vous lisez bien le SRI organise une loterie avec les prix en espèce. Les détails ne sont pas encore tout à fait connus mais le principe est simple, il suffit de déposer dans les bureaux du SRI 5 factures accompagnées de ses coordonnées pour participer au tirage au sort d’un des 10 prix à gagner. Le premier prix : 50 000 $, le second 25 000, le troisième 15 000 et les 7 suivants 5 000$. Quand on sait que le salaire moyen d’une personne qualifiée est de l’ordre de 300 $ on donne une autre grandeur à la somme représentée par ces prix.
Vous aurez compris que ce qui se cache ici derrière c’est à nouveau l’utilisation du contribuable pour exiger des factures et donc augmenter les rentrée TVA de l’Etat simplement en officialisant le commerce quotidien.

Ici on a du pétrole et des idées ;)

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La vie quotidienne de Portoviejo

En lisant les posts des autres volontaires, j’ai l’impression que la vie est belle partout, que les lieux où ils vivent sont tous géniaux et rempli de super activités à faire. Pour qu’un lecteur non averti puisse aussi se rendre compte que la coopération ce n’est pas juste un beau voyage avec beaucoup de soleil et plein de belles découvertes, je vous fais part un peu de la vie quotidienne à Portoviejo. Lees verder / En savoir plus »

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L’eau source de vie

L’eau tout le monde en a besoin mais tout le monde n’y a pas accès facillement. Mon travail en Equateur est de trouver des solutions bon marchés pour amener l’eau le plus près possible des communautés vivants sur les ‘tabladas manabitas’ (= sur les plateaux de la province de Manabí).
Là est tout le défit, le projet centré sur la production de café de qualité intervient dans 17 organisations qui englobent grosso modo 200 communautés. La plupart d’entre elles n’ont accès à l’eau qu’en descendant puiser dans une rivière semi permanente 200 m en contrebas ou dans un trou creusé dans la roche là où souinte de l’eau.
La solution semble simple, il suffit de creuser un puit plus profond ou de construire un petit barrage et de mettre une pompe. Mais la réalité est bcp moins simple, les puits sont irréalisable car le sous sol rocheux ne peut être percé qu’au prix d’efforts non récompensés. construire un petit barrage dans une rivière est tjrs facile, agrandir un trou déjà creusé peut aussi se faire. Mais dès qu’on parle d’installer une pompe pour que cette eau stockée puisse être amenée à la communauté les choses se compliques.
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