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	<title>BlogCooperation.be &#187; Paola Andrea Vallejo Patiño</title>
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	<description>blog by young professionals working in a Belgian development project in Asia, Africa or Latin America</description>
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		<title>Aperçu de Lubumbashi: Les difficultés du travail agricole de la femme rurale</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Oct 2008 15:13:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paola Vallejo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Congo (COD)]]></category>
		<category><![CDATA[Paola Andrea Vallejo Patiño]]></category>
		<category><![CDATA[Social Economy]]></category>

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		<description><![CDATA[Le rôle économique des femmes dans beaucoup de ménages aussi bien des milieux périurbains que ruraux n’est plus à démontrer. En milieu rural, les femmes produisent et vendent des produits de champs pour la survie et la satisfaction des besoins de leurs ménages. La commune Annexe, étant la ceinture verte de la ville de Lubumbashi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le rôle économique des femmes dans beaucoup de ménages aussi bien des milieux périurbains que ruraux n’est plus à démontrer. En milieu rural, les femmes produisent et vendent des produits de champs pour la survie et la satisfaction des besoins de leurs ménages. La commune Annexe, étant la ceinture verte de la ville de Lubumbashi compte un très grand groupe de femmes qui s’adonnent à la culture maraîchère et vivrière. Elles sont parmi les nombreuses femmes qui ravitaillent les différents marchés de la ville de Lubumbashi en produits vivriers et maraîchers. En tant que consommateur on ne se rend pas compte des possibles difficultés que ces mamans peuvent rencontrer dans la production et la vente de leurs produits, mais elles en ont plusieurs. Delà l’importance de connaître leur situation et réfléchir à des solutions.<br />
<span id="more-1005"></span></p>
<p>Ces femmes font partie d’un circuit commercial local dans lequel plusieurs intervenants sont impliqués et dans lesquels ces femmes ne sortent pas avec les meilleurs avantages. Les trois catégories d’intervenants dans le circuit local de commercialisation comprennent les femmes maraîchères, les intermédiaires et les transporteurs. Les premières se chargent de la production. Les intermédiaires achètent les produits maraîchers pour les livrer aux vendeurs ou vendeuses en ville. Finalement, les transporteurs (principalement à vélo) rendent service à ces intermédiaires en transportant les produits des champs jusqu’en ville. C’est un système qui existe depuis longtemps, mais dans lequel les mamans maraîchères sortent perdantes.</p>
<p>Selon la logique économique, pour avoir des gains il faut que l’argent investi dans une activité soit moins important que l’argent produit par cette activité. Si c’est le contraire alors on parle des pertes. C’est le cas pour les mamans maraîchères. Ces femmes doivent payer les semences, l’engrais, les instruments de maraîchage, etc., mais l’argent qu’elles reçoivent pour leurs produits ne couvre pas tous ces coûts. D’un côté, il y a le fait que ces mamans (souvent analphabètes ou avec une éducation très faible) ne font pas des calculs pour voir quel est le prix convenable pour avoir des gains. Lors de la période de récolte, elles se voient avec une grande quantité de produits. Il s’ajoute que ces produits sont vendus par tout le monde car les cultures sont saisonnières et elles n’ont pas assez de moyens pour diversifier leurs produits. Leur priorité devienne ainsi de se débarrasser au plus vite que possible de la récolte. Les intermédiaires très assidus arrivent alors à faire des bonnes affaires grâce aux bas prix qu’ils paient aux femmes sur leurs champs. D’un autre côté, il y a l’aspect du transport. On pourrait se demander pourquoi les femmes maraîchères ne négocient pas directement avec les vendeuses au marché. La réponse est simple : le transport des produits vers la ville est coûteux et prend beaucoup de temps. Elles pourraient aussi aller vendre au marché elles-mêmes, mais sauf l’aspect du transport il y a d’autres difficultés. D’abord, le travail maraîcher est un travail intensif et continu. Le temps de vendre au marché, c’est un temps qu’on ne peut pas consacrer à la préparation des champs. En plus, les femmes sont seules (voir article ci-dessous sur l’exil) pour travailler la terre et ne peuvent donc pas s’éloigner de leurs champs.</p>
<p><strong>Un marché de proximité pour les femmes de Kalebuka</strong></p>
<p>Dans le Plan de Développement communale de la commune Annexe, il a été décidé qu’un marché soit construit dans le quartier de Kalebuka. Lubumbashi est en pleine extension et on s’attend à ce que dans quelques années le quartier sera plein d’habitants. Le projet du marché, qui est en cours d’exécution par la CTB/PAIDECO, envisage l’augmentation des échanges commerciaux locaux entre les producteurs et consommateurs de ce quartier à long terme. Néanmoins, ce marché peut déjà soulager le problème des femmes maraîchères de ce quartier. Ce marché peut être un endroit dans les environs des lieux de production où toutes les femmes maraîchères peuvent exposer leurs produits et les vendre aux intermédiaires (en attendant l’habitation du quartier et donc la vente directe aux consommateurs). En centralisant l’endroit de vente, en coopérative, les femmes peuvent améliorer leur position de vente.</p>
<p>Certes, l’exécution de cette idée pose quelques difficultés. Tout d’abord, il y a le transport des champs vers le marché. Deuxièmement, il y a les taxes exigés par la Mairie pour pouvoir vendre dans le marché et qui pourraient décourager l’entrée dans le marché. En suite, il y a le problème de convaincre les mamans maraîchères que ça vaut la peine de modifier le circuit commercial qu’elles connaissent. Il y a également le fait que créer une coopérative nécessite de l’accompagnement et de l’expertise. Il existe des organisations d’appui aux paysans tels que le « Centre d’information et formation pour le développement intégré (CIFODI) » qui peuvent sensibiliser les femmes maraîchères à l’utilisation du marché, renforcer leurs compétences en vente et les aider à se mettre ensemble, mais ces organisations n’ont souvent pas les moyens pour le faire.</p>
<p>Grands sont alors les défis qui attendent les femmes maraîchères pour faire de sorte qu’elles profitent plus de leur dure labeur. Ces femmes -qui ne doivent pas seulement travailler dans les champs, mais aussi s’occuper de leurs enfants, de leur famille et de leur maison- ont besoin de l’aide de la communauté pour gagner un prix équitable pour leurs produits. Il existe plusieurs pistes. Si elles se mettent d’accord pour travailler ensemble, alors elles peuvent exiger un meilleur prix, partager la tâche de vente pour ne pas devoir négliger le travail aux champs, gérer les revenus des ventes de telle manière que le transport puisse être financé et les taxes du marché payés. La Mairie pourrait par exemple aussi donner un prix spéciale la première année pour motiver les vendeurs (pas seulement de produits maraîchers) à vendre dans les nouveaux marchés. Le Bourgmestre communale pourrait activer ses services techniques pour sensibiliser toutes les parties concernés et appuyer les organisations de sensibilisation, etc. Le problème est complexe et nécessite beaucoup de réflexion, mais avec l’implication de l’administration communale, la Mairie, les acteurs locaux et les intervenants de ce circuit la situation de la femme maraîchère peut être améliorée.</p>
<p><em>Source: Paola Andrea Vallejo Patiño, Commune Annexe Infos # 13 (Août 2008), p. 6 et 12</em><em><strong>L’exil des hommes maraîchers</strong><br />
Le quartier Kalebuka contient plusieurs villages qui ont comme activité principale de survie l’exploitation des cultures vivrières et maraîchères. Malheureusement, la terre arable dans ces différents villages est pauvre et l’exploitation des cultures exige l’application des engrais chimiques coûteux que ce soit pour les cultures vivrières que pour les maraîchères. Vu l’insuffisance de la production des propres champs pour maintenir le ménage, les hommes doivent chercher ailleurs. Ils se déplacent vers la fin de la saison des pluies (mois d’avril et mai) -et donc de la récolte- vers les villages lointains. L’activité champêtre y donne une bonne récolte sans usage d’engrais chimiques car le sol contient humus et n’est pas affecté par la présence des minerais. Les hommes profitent de l’abondance pour y acquérir à crédit des sacs de maïs. Ceci veut dire qu’ils reçoivent le produit et paient après. Comment paient-ils ? En faisant la main d’œuvre lors de la préparation des champs aux mois de septembre et octobre.<br />
Pendant ces deux périodes que les hommes vont chercher le maïs et font la main d’œuvre ailleurs, on dit qu’ils sont ‘en exil’. Les conditions sont difficiles car ils ne restent pas dans les villages, mais doivent passer leurs nuits sous un arbre, sur les champs ou dans des tentes en paille qu’ils fabriquent eux-mêmes. De plus, il y a deux problèmes qui se posent avec ce phénomène d’exil pour les femmes. Tout d’abord, il y a le fait que quand les hommes retournent vers leurs ménages avec les sacs de maïs, ils en vendent en cours de route pour satisfaire à leurs besoins de consommer la boisson alcoolique et ne ramène à la maison qu’une partie du maïs. Deuxièmement, au moment de préparer le terrain des propres champs pendant les mois de septembre et octobre, les hommes partent laissant les femmes toutes seules. Elles ne peuvent travailler que des petites superficies de terre donnant une production souvent trop faible pour répondre aux besoins du ménage.</p>
<p><em>Source: Paola Andrea Vallejo Patiño, Commune Annexe Infos # 13 (Août 2008), p. 6 et 12</em></p>
<p></em></p>
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		<title>La durabilité des projets de développement : grand casse tête dans le secteur de la coopération</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Oct 2008 14:24:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paola Vallejo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congo (COD)]]></category>
		<category><![CDATA[Paola Andrea Vallejo Patiño]]></category>
		<category><![CDATA[Social Development]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me fais des soucis. Des grands soucis. Mon projet se termine. Et à mon humble avis trop tôt. Beaucoup trop tôt. C’est la première fois que je pars sur le terrain et que je ferme un projet donc peut être là la raison de ma frustration, de mon émotion,… mais je crois quand même que j’ai des raisons pour m’inquiéter. A mes lecteurs de juger. Je vous explique.</p>
<p>Le ‘Programme d’Appui aux Initiatives de Développement communautaires’ (ou PAIDECO) est un programme très innovateur. Normalement dans les projets de développement, surtout dans le bilatérale directe, il est décidé à haut niveau sur les réalisations sur le terrain. Suivant la philosophie que pour un développement réussi, les populations locales doivent se responsabiliser de et s’approprier leur propre développement, le PAIDECO travaille à l’inverse : c’est la population qui initie des projets et qui décide via des représentants quelles initiatives répondent aux besoins et priorités en développement et doivent dont être financées et exécutés par la CTB/PAIDECO.<br />
<span id="more-1003"></span></p>
<p>Un système qui nous a permis d’impliquer fortement la population dans nos réalisations et d’être actifs dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau, de l’agriculture, de la voirie, etc. Quelques exemples : nous avons réhabilité des écoles qui étaient dans un très mauvais état ; nous avons construit des maternités là où avant les mamans devaient faire des kilomètres avant d’arriver à un centre de santé ; nous avons équipé des centres de professionnalisation et alphabétisation pour les femmes là où il n’y avait pas du matériel ; nous avons installé des pompes d’eau potable là où il n’y avait pas d’eau ; nous avons réhabilité des routes et construit des ponts là où le passage était impossible, etc. Chaque infrastructure est géré par un comité de gestion composé de personnes de la base. J’insiste sur le verbe ‘gérer’.</p>
<p>L’objectif spécifique du PAIDECO c’est d’améliorer les circonstances de vie de la population via la bonne gouvernance. Entendez : la bonne gestion. La bonne gestion n’est pas un talent inné. C’est une habitude, une méthodologie, une capacité qui est maîtrisée via la formation et l’expérience. Comme la gestion des infrastructures de développement est en mains des bénéficiaires, il fallait renforcer leurs capacités dans cette matière car le développement ne vient pas via les infrastructures elles-mêmes, mais via ce qu’on fait avec. C’est pourquoi, tous les acteurs impliqués dans le travail de PAIDECO (par exemple, les agents communaux, les membres des CLD et de la CCD, des ONG, les chefs de chantiers, les opérateurs économiques, etc.) ont reçu plusieurs formations en thématiques liées aux projets (par exemple, la gestion des chantiers, la gestion administrative, la gestion des infrastructures de développement, le droit pénal, la gestion des conflits, etc.). Suite à ces formations mes collègues sont partis sur le terrain pour suivre si les théories apprises lors des formations étaient bien appliquées sur le terrain. Donc un travail fort pour assurer que les gens gèrent bien les infrastructures et donc arrivent à servir la communauté de façon durable.</p>
<p>Voilà une longue explication du contexte pour me faire comprendre. Pourquoi est-ce qu’on se pose des questions sur l’aspect de durabilité ?<br />
- Parce que nos bénéficiaires auraient pu utiliser encore plus d’accompagnement pour cet aspect de gestion. Il y a de très bons exemples des associations qui gèrent bien leurs affaires, comme il y a des autres qui ne maîtrisent pas du tout. Il leur faut du temps. Prenons l’exemple des conflits. Malgré la formation en gestion des conflits, la gestion de quelques infrastructures est en péril à cause des conflits entre les membres des comités de gestion. Les gens comptent encore trop sur le PAIDECO pour agir comme médiateur en cas de conflits.<br />
- Parce que la population commence à bien connaître le système PAIDECO, ils ont plein d’idées, mais nous n’avons plus de temps ou de budget. Il s’ajoute que la ville de Lubumbashi n’est plus prioritaire pour les agences humanitaires ou de développement donc qui va devenir le prochain partenaire la commune Annexe ?<br />
- Parce qu’en seulement 2,5 ans ce n’était pas possible d’améliorer les circonstances de vie de la population de la commune Annexe et de faire maîtriser la bonne gouvernance (certainement dans un pays comme le Congo). Cette période n’est suffisante que pour préparer le terrain et les gens. Les vrais changements prennent beaucoup plus du temps.<br />
- Parce que nous étions là pour appuyer le processus de décentralisation au Congo et cette décentralisation n’est même pas encore en place !</p>
<p>Attention, je ne dis pas qu’on doit rester ici à temps indéfini. A la fin, nous travaillons dur pour qu’ à un certain moment nous ne soyons plus nécessaires. Je suis ici en tant que junior et donc pour apprendre. Delà que beaucoup de questions tournent dans ma tête. Pourquoi le projet à Lubumbashi ferme malgré le fait que dans notre DTF (Dossier technique et financier qui est la bible de chaque projet) il était marqué que nous devrions rester au moins 10 ans pour avoir des résultats durables ? Pourquoi le projet à Lubumbashi ferme malgré le fait que la population (même le gouverneur a écrit une lettre !) s’est mobilisée et a signé une pétition pour la prolongation de PAIDECO Lubumbashi ? Pourquoi le projet à Lubumbashi ferme malgré le fait que les besoins dans la commune Annexe sont énormes ? ‘C’est une décision politique’ on me répond. Est-ce une réponse satisfaisante ? En tout cas , pas pour les habitants de la commune Annexe…</p>
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		<title>Commune Annexe Infos, journal spécial dans la ville de Lubumbashi</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Oct 2008 13:33:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paola Vallejo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Congo (COD)]]></category>
		<category><![CDATA[Paola Andrea Vallejo Patiño]]></category>
		<category><![CDATA[Social Development]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l’université, on apprend toujours que la presse est le 4ième pilier de la société. Grande surprise alors d’arriver dans une ville -la deuxième plus importante de la RDC- ou la presse écrite est pratiquement inexistante. Il existe quelques journaux, mais leur existence est très courte, leur parution instable, la qualité faible et le tirage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans l’université, on apprend toujours que la presse est le 4ième pilier de la société. Grande surprise alors d’arriver dans une ville -la deuxième plus importante de la RDC- ou la presse écrite est pratiquement inexistante. Il existe quelques journaux, mais leur existence est très courte, leur parution instable, la qualité faible et le tirage trop limité (de 100 à 300 ! exemplaires). Dans ce contexte il m’a été demandé de produire un journal gratuit (!) sur les actions de développement dans la commune Annexe de la ville de Lubumbashi. Je ne vais pas entrer dans les détails du journal (pour cela j’invite les lecteurs de ce blog à consulter le journal même sur www.katangaonline.net/developpement et plus spécifiquement le numéro 13 où j’explique l’historique et les objectifs du journal), mais plutôt comment j’ai vécu mon travail la-dessus et les impacts que j’ai vu pour la population.<br />
<span id="more-1001"></span></p>
<p>La production de Commune Annexe Infos a été une aventure inoubliable. La production d’un journal est une activité très intense. Il fallait sortir un numéro chaque mois ce qui me prenait la grande partie de mon temps bien que ce n’était pas ma seule responsabilité. Avec mes collaborateurs, nous avons travaillé fort et été très exigeants en ce qui concerne la qualité. Ceci a fait que dès le début, le journal a attiré beaucoup l’attention des Lushois, même si le journal était un peu spécial car seulement sur des thématiques de développement. Même dans le monde des agences du développement ici présentes, c’était quelque chose de ‘pas vu’ car la plupart entre elles produisent des instruments qui ciblent les autres agences et le gouvernement au lieu des bénéficiaires des actions.</p>
<p>Nous avons rencontré plusieurs défis lors de cette année : atteindre une population de plus de 250 000 habitants (seulement dans la commune Annexe !) avec un tirage de 3000 exemplaires (et on est largement le journal plus grand de la ville), impliquer les organisations locales (la culture d’échange d’information n’est pas tout à fait internalisée), passer les informations à une population avec un taux d’analphabétisme important, la survivance du journal après la clôture de notre projet, etc. On a essayé de combler ses problèmes en stimulant le partage des journaux (pensez au slogan ‘Lire Commune Annexe Infos c’est bien. Le faire lire aux autres c’est mieux’), en les mettant dans des endroits visibles, en donnant beaucoup d’attention à l’aspect visuel du journal (beaucoup de photos pour les mamans analphabètes), etc., mais c’est clair qu’il nous fallait encore du temps. Beaucoup de temps.</p>
<p>La clôture de notre projet est annoncé pour le 31 octobre 2008 et voilà aussi date finale du journal. C’est quelque chose de très regrettable car Commune Annexe Infos est entré doucement dans les cœurs des lecteurs et il est découvert chaque jour par des nouvelles personnes. Dans une ville où les enfants vont à l’école sans manuels, où il n’y a qu’une seule bibliothèque, où il n’y a pas des kiosques où acheter des magazines ou des journaux, etc. ce journal a permis de réstimuler chez beaucoup de personnes l’esprit de lecture, la curiosité d’être informé. Ils me le disent, ils me l’écrivent. Un exemple me vient à l’esprit. Il n’y a pas longtemps j’ai reçu la visite d’un vieux papa (c’est comme ça qu’on appelle respectueusement les hommes âgés). Il travaille à la gare (pas dans notre zone d’intervention) et d’une manière ou outre il avait obtenu le journal. Il y avait découvert notre soupe aux lettres (rubrique qui veut familiariser les lecteurs du journal avec les concepts dans les articles de façon ludique) et était émerveillé. Il était plein de gratitude parce que ce jeu ‘permettait aux vieux d’exercer leur esprit et leur cerveau’. Ceci m’a montré comment il y a un manque ici à des instruments ainsi.</p>
<p>Ça du côté professionnelle. Personnellement ça me fait mal aussi car CAI (comme on l’appelle avec amour) est devenu un peu mon ‘chou chou’. En blaguant avec mes collègues, nous disons à chaque parution que ‘l’accouchement était dur, mais que le bébé est né. Et beau en plus <img src='http://blogcooperation.be/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> .’ Je regrette ne pas avoir le temps de l’améliorer, d’attirer plus des lecteurs, de continuer à informer et sensibiliser les lecteurs, etc. , mais espère que les dirigeants de cette ville se réaliseront qu’une société sans presse, sans livres, sans informations, etc. est une société aveugle et prendront des actions pour soutenir des initiatives d’information.</p>
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