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Pauvreté |

Deux photos pour illustrer le blog action day sur la pauvreté

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Sécurité routière |
En revenant de Bukoba aujourd’hui, nous avons suivi un court moment une camionnette.
A l’arrière de cette camionnette : HOW AM I DRIVING ?, suivi d’un nom d’entreprise et d’un numéro de téléphone.
J’imagine qu’il s’agit du numéro du proprio et qu’on peut l’appeler si le chauffeur conduit dangereusement ou trop vite. Car, non, il ne faut pas trop compter sur la police pour cela. Il faut dire qu’il n’y a pas tous nos radars, automatiques ou non, sur les routes de Karagwe.
En tout cas, je me disais que ça ne serait pas du luxe pour nos voitures et celles du district. Nos deux chauffeurs sont plutôt ok à ce niveau là, en tout cas qd je suis à l’intérieur
. Mais aussi qd je les vois par hasard dans les rues.
Les chauffeurs du coin, du district ou pas, sont rarement arrêtés pour contrôle. La plupart des voitures arrêtées sont des mini bus ou des taxi. Je ne sais pas quels contrôles ils font exactement, mais en tout cas, ça ne concerne pas le nombre de personnes autorisées par véhicules. Les mini-bus de 14 places sont régulièrement à plus de 20. Les taxi de 5 places à 7. Le top du taxi, c’est quand même en Ouganda, où j’ai fait 50 km ds un taxi 5 places à … 9 !! 5 derrière, 2 par sièges devant. Voiture à boite automatique qd même… Normalement en Ouganda ce genre de chose est interdit et c’est plus ou moins respecté : disons qu’1 trajet sur 2 respectait la limite. Contre 0 sur 10000 en Tanzanie.. Bien sur, c’est dangereux et de temps en temps le pays s’émeut de 25 morts dans un crash de minibus/daladala.. Mais rien ne change pour autant sur la route. Il faut dire que le nombre de transports est assez réduit et que sur certaines routes il faut attendre assez longtemps pour voir un minibus passé. Et de façon, tous seront pleins. D’autre part, on peut imaginer que moins de passagers entraineraient une hausse des prix du billet.
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Vie quotidienne dans les collines derrière chez moi |
Le week-end passé, je suis allé rendre visite à la famille de la petite fille qui passe me voir très régulièrement. Son père m’avait demandé de lui donner un peu d’argent 3000 Tsh, 2 euros pour payer le mois de cours particuliers que elle et sa soeur ont presque tous les jours. En fait, les cours particuliers, ce n’est pas si particulier que ca. Ils sont une trentaine au mois. Ce sont plutot des cours de soutien ou d’approfondissement mais qui ne sont pas dispensés par l’école mais par des privés. Le professeur peut parfois etre un vrai professuer mais il fait ca en plus de facon privée le soir.
Bref.
J’ai donc pris quelques photos sur la route pour aller jusqu’à chez elle.
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La CAN et le Téléphone luttent pour l’attention de mes petits camarades ! |
Il y a une dizaine de jours, Diana a débarqué avec quelques copains pour regarder la demi finale de la CAN, Cameroun-Ghana.
Quelques photos de ces moments, où ils ont aussi bcp joué avec mon téléphone. En faisant semblant de téléphoner pour faire les stars
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Aide au développement |
Deux articles du Monde qui parlent du dernier rapport sur le développement de l’OCDE.
En même temps, c’est un peu drôle ce rapport, vu que c’est l’OCDE qui pose les bases ‘théoriques’ de l’aide qui sont ensuite reprises par les différents pays et coopérations.
Donc si ça marche pas si bien, ca vient aussi de là.
Pour les plus motivés, le lien pour trouver ce rapport est ici.
Bonne lecture.
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LE MONDE | 15.02.08 | 15h15 • Mis à jour le 15.02.08 | 15h15
Oui, les 104,4 milliards de dollars (71,2 milliards d’euros) dépensés en 2006 par les vingt-deux membres du Comité d’aide au développement (CAD) de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) ont amélioré les conditions de vie des populations les plus pauvres.
Le pourcentage des personnes vivant avec moins de 1 dollar par jour a baissé, passant de 29,6 % de la population mondiale en 1990 à 19,4 % en 2004. Le taux de scolarisation dans le primaire est passé, dans le même temps, de 79 % à 86 %. Le nombre de décès imputables à la rougeole est revenu de 757 000 en 2000 à 242 000 en 2006, soit un recul de 68 % – et même de 91 % pour l’Afrique subsaharienne seule.
Mais ces progrès ne suffisent pas, malgré les efforts pour rendre l’aide plus efficace. Telles sont les principales conclusions du Rapport 2007 sur le développement de l’OCDE publié jeudi 14 février.Car “l’aide publique au développement”, ces subventions versées par les pays riches sous diverses formes aux pays pauvres, connaît des hauts, des bas et de nombreuses ambiguïtés.
Par exemple, les Etats-Unis sont bien les plus généreux en chiffre absolu, mais si on rapporte leur contribution au produit intérieur brut, ils figurent en queue de peloton et laissent aux pays nordiques, Suède en tête, la palme du volontarisme et à l’Irlande le ruban bleu de la plus forte progression en une seule année (+ 36,9 %). La France figure un peu au-dessus de l’aide moyenne des pays donateurs.
Qui plus est, Richard Manning, président du CAD, souligne dans sa présentation du rapport qu’il faut relativiser ces chiffres. Les 7 milliards de dollars attribués au total à l’Irak en 2005 et en 2006 faussent la perspective. Et les annulations de dette (une trentaine de milliards de dollars majoritairement destinés à l’Irak et au Nigeria) améliorent certes le crédit des pays qui en bénéficient, mais ne leur apportent pas d’argent frais.
C’est d’ailleurs l’épuisement progressif de ces annulations de dettes qui explique que le montant total de l’aide publique mondiale ait reculé d’un maximum de 107,1 milliards de dollars atteints en 2005 à 104,4 en 2006. Et un nouveau recul pour 2007 doit être annoncé au printemps.
M. Manning prévient que les vingt-deux pays donateurs du CAD auront beaucoup de mal à tenir leurs promesses d’aide effective (hors aide humanitaire, allégements de dette, coûts administratifs de l’aide, coûts de réfugiés et des étudiants) à l’horizon 2010. Pour être au rendez-vous, il leur faudrait augmenter chaque année cette aide de 12 %, ce qui semble hors de portée dans ces temps où l’équilibre budgétaire prime.
L’aide des Etats est devenue plus efficace, à l’exemple de celle du Royaume-Uni qui, depuis 2002, a adopté une loi donnant un mandat clair et un rôle de chef de file au “Département pour le développement international” au sein du gouvernement. Le Royaume-Uni s’interdit dorénavant de recourir à l’aide au développement pour obliger les pays bénéficiaires à passer des contrats d’approvisionnement auprès d’entreprises britanniques.
L’EXEMPLE DE LA SANTÉ
Le domaine de la santé illustre les évolutions contrastées de l’aide. Les apports de fonds y sont passés de 6 milliards de dollars en 1999 à 13,4 milliards en 2005. Ce gonflement a été le fait de nouveaux acteurs et de nouveaux partenariats mondiaux, tels l’Alliance Gavi (vaccins), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (FMLSTP), l’Emergency Plan for AIDS du président Bush ou la Fondation Bill et Melinda Gates. Ces nouvelles structures, qui veulent apporter l’aide au plus près des besoins et si possible sans intermédiaires éventuellement prédateurs, apportent le quart de l’aide publique à la santé.
Mais ce foisonnement risque paradoxalement d’aggraver la situation sur le terrain. Le rapport du CAD note en effet que ces fonds privilégient des domaines (le sida, par exemple) qui ne correspondent pas aux priorités des gouvernements des Etats destinataires. Ainsi, au Rwanda, le fonctionnement des hôpitaux ou la formation des personnels de santé restent sans moyens. “Il est impératif de veiller à l’appropriation locale”, notent les auteurs du rapport, où l’on peut lire que le principal défaut des interventions destinées aux victimes du tsunami de 2004 était la méconnaissance du contexte local dont ont fait preuve les organismes distribuant l’aide. La générosité n’exonère pas du devoir d’intelligence.
Enfin, François Bourguignon, directeur de l’Ecole d’économie de Paris et ancien économiste en chef de la Banque mondiale, a commenté le rapport du CAD en appelant à se méfier d’une recherche de l’efficacité à tout prix. “Ce sont les pays fragiles, où l’aide est la moins “efficace” en raison de leur difficulté à l’utiliser qui en ont le plus besoin, a-t-il souligné. Leur imposer des conditions sévères de gouvernance pour l’octroi de l’aide publique conduirait à laisser ces pays très pauvres sur le bord du chemin, ce qui serait inacceptable.”
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Edito du Monde
LE MONDE | 15.02.08 | 13h16
Doivent faire plus et mieux. Telle est la principale conclusion qui s’impose à la lecture du rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) sur l’aide publique au développement. Certes les pays riches donnent davantage qu’auparavant. Une centaine de milliards de dollars en 2006. Mais si l’on enlève les remises de dettes et le cas particulier de l’Irak, les versements nets des pays de l’OCDE n’atteignent que 70 milliards de dollars, contre 57 milliards en 2002. Les “objectifs du Millénaire” fixés par l’ONU en 2000, notamment la diminution de 50 % de la pauvreté en 2010, ne seront pas atteints. Cela nécessiterait 25 milliards de dollars supplémentaires d’ici à deux ans. Les pays riches n’y sont pas prêts.
Faire plus s’impose. Mais cela ne suffit pas. Il faut également repenser l’aide au développement. Trois évolutions récentes l’exigent. La première est que les pays riches n’ont plus le “monopole du coeur”. De la Fondation Bill et Melinda Gates (qui apportera 3 milliards de dollars par an) à de nouveaux pays donateurs comme le Vietnam, les sources de financement se multiplient. Même en Occident, l’aide change. Les opinions publiques privilégient des dons ciblés, comme l’ouverture d’un hôpital ou d’une école plutôt qu’une aide à un gouvernement, dont ne sait trop dans quelle poche elle tombe réellement. Cette fragmentation de l’aide est-elle source d’efficacité ou au contraire de gaspillages et de doublons ? Les deux thèses coexistent.Deuxième raison : en 2000, les objectifs du Millénaire reposaient sur un consensus implicite, à savoir que pour sortir de la pauvreté, les pays les moins avancés devaient avant tout participer à la mondialisation des échanges. Si cela reste vrai, des voix de plus en plus nombreuses estiment que l’on a mis la charrue devant les boeufs : sans infrastructures et sans politique sanitaire dignes de ce nom, impossible, pour les pauvres, de profiter de la globalisation.
La troisième raison est le réchauffement climatique. La lutte contre la pauvreté et celle contre le réchauffement de la planète ont jusqu’ici été traitées séparément. A tort, ne serait-ce que parce que les pauvres seront les premières victimes des aléas du climat. Bono et Al Gore, les deux figures emblématiques de ces engagements citoyens, conviennent qu’ils doivent travailler ensemble. C’est le grand dossier de 2009.
Sur ces questions, il y a une absente de taille : l’Europe. Les pays européens restent pourtant les principaux donateurs de la planète. Malheureusement, chacun gère ses intérêts – schématiquement, chacun a ses pauvres -, et l’Union n’a pas voix au chapitre. Pourtant, comme dans d’autres domaines, si elle veut demain exister face aux Etats-Unis et à la Chine, elle n’a pas d’autre choix que d’unifier ses pratiques.
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Messe catholique |
Aujourd’hui dimanche, réveil à 8h30..
Lever à 9h05.
Sur la moto à 9h20 quasiment sur la pluie..
Je suis enfin allé à l’église catholique pour la messe avec mon prof de kaswahili. Ca faisait longtemps qu’il me proposait d’y aller. Jusque là, j’avais toujours eu mieux à faire mais ce week-end, j’avais décidé de rester chez moi et mon amie volontaire Chandrika n’était pas là.
Me voilà donc sur la moto avec mon prof vers le coin de l’église catholique. Une nouvelle église, gigantesque pour le village, est en construction depuis assez longtemps .Je ne savais pas exactement où se trouvait l’endroit où se passait la messe. En fait, c’est dans une sorte de hangar tout près de la nouvelle construction. A peine rentré c’est la pluie dehors. Pas moyen de s’echapper
Un bol incrusté dans une planche combien l’eau bénite.
Nous sommes arrivés très en avance, nous sommes assis au fond et j’ai eu le temps de regarder le lieu et les gens arriver.
Donc l’église est une sorte de hangar, toit en toile, mur blanc. Il est à les tableaux du chemin du croix sur les murs comme en europe. Ils ne sont pas bien alignés. Quelques clous ont du détruire le mur et ils ont du les raccrocher plus bas. Derrière l’hotel, un tableau d’un saint sur un cheval blanc, devant une muraille. Pas eu l’occassion d’aller voir de plus pret. J’étais surpris que ca ne soit pas Jésus lui meme comme souvent en europe. Une statuette de la vierge est aussi présente sur la gauche de l’hotel. L’ensemble est éclairé par quelques néons sur les murs et par des ampoules a bout d’un long fil qui descend du toit.
A 10h, début de la messe. Je trouve qu’il n’y a pas tant de monde que ça. Les fidèles sont séparés selon le sexe, à droite les hommes, à gauche les femmes. Quelques femmes sont du coté des hommes. Mais pas d’homme du coté des femmes. Sauf mon pote Maximo le philippin qui est volontaire pour l’organisation qui avait accueillie lise marie. Mon prof Massassi est allé le chercher pour le ramener avec nous ! Selon Massassi, cette séparation c’est pour éviter la distraction et la faiblesse…
La structure de la messe est la meme bien sur. Quelques détails changent par rapport à une messe de chez nous.
Tout d’abord, la chorale est bien plus importante et intervient plus souvent. Ils sont accompagnés par un clavier electronique qui essaie de reproduire le son de l’orgue.
Pour la quête ce n’est pas un panier qui passe, ce sont les fideles qui vont vers l’hotel où se trouvent une demi douzaine de paniers : fonctionnaires et visiteurs sont ceux que j’ai apercus. Les habitués ont une petite enveloppe à leur nom. Ils mettent de l’argent dedant et déposent l’argent dans le bon panier. A la fin de la messe, les enveloppes sont ouvertes, on note sur l’enveloppe combien ils ont donné, on marque tout ca dans un registre et j’imagine qu’ils recupérent l’enveloppe avant la prochaine messe. C’est assez fou je trouve, culpabilisant.. enfin la prochaine fois que je vois le père autrichien qui travaille la bas, je lui demanderai des précisions..
A part que c’est pas en latin et que le pretre reste face aux fidèles, ca ressemble un peu aux messes traditionnalistes. Enfin en tout cas par le fait qu’ils passent un certain temps à genoux. D’ailleurs bcp ont une petite serviette sur laquelle s’agenouiller.
Pour la communion, c’est que la partage du pain. Le vin n’est que pour le pretre comme je pense dans bcp de pays africains. Au burkina ct pareil.
Tout le monde n’y va pas. J’étais un peu surpris. Pour certains, c’est parce qu’ils ne se sont pas confessés, donc pas prets pour la comminion car ‘pas propre’.
La messe a duré 1h30, c’est plutot raisonnable, je m’attendais à plus long.
A la sortie je me suis fait appréhendé par quelques personnes qui voulaient savoir qd j’étais arrivé. L’église est un lieu de socialisation important.
Qd ils ont su que j’étais la depuis un an, ils étaient surpris : la premiere fois qu’ils me voyaient à la messe. Mais dans quelle église allais je donc avant de venir à celle ci aujourd hui ?? Bien que je leur dise que non ct la premiere fois que j’allais à la messe en Tanzanie, ils me relancaient : une autre églis dans le coin ? Finalement j’ai dit que le week end je n’étais pas souvent là car j’allais à Bkb. Ils ont du comprendre que j’allais à la messe la bas.
C’est toujours difficile de faire comprendre aux gens que je ne vais pas à l’église. C’est juste vraiment bizarre pour eux. Une collègue était surprise de me voir la.. elle pensait que j’allais à l’eglise orthodoxe et que c’est pour ca qu’on me voyait pas à l’église catholique. ![]()
Qd j’explique qu’en europe les églises sont presques vides et qu’il n’y a pas bcp de croyants meme s’ils sont déclarés ‘catholiques’, c’est pareil, dur à comprendre. Qd à dire que vous n’avez pas de croyance religieuse, incompréhension totale et tentative de conversion automatique
Dans les prochains dimanches je devrais aller à la messe d’une église protestante : église de la toussaint il me semble. C’est le pasteur qui me vend le yaourt qui veut absolument que je vienne. Puis un jour si j’ai le courage car la c’est très long, j’irais chez les adventistes où va un de mes copains professeurs ici.
De futurs posts en perspective
Bonne journée
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DémissionS, Corruption en Tanzanie |
Un scandale agite la Tanzanie, implications de ministres dans une procédure d’attribution d’un marché de production d’electricité, démission du premier ministre. Ca chauffe !
C’est un peu flou pour moi ici les news sont surtout en kiswahili.
Mais d’après ce que j’ai compris. Un comité du parlement Tanzanien a dénoncé l’attribution d’un marché de 100 Mégawatt d’electricité à la compagnie Richmond, américaine. Le résultat de la procédure d’attribution avait été jugé étonnante. Le parlement a enquété.
Résultats: Mise en cause de 2 ministres et démissions de ces ministres (j’imagine) et aussi du premier ministre pour soupcon (?) de corruption.
Plus de précisions dans l’article en anglais que je colle ci dessous.
Il y aurait donc de la corruption en Tanzanie !!! ![]()
Selon Wikipedia, la Tanzanie se place 94/171 pays en 2007. En 2001, elle était 82/91. Cela dit la note augmente qd meme.
Le Nouveau Président, qui est venu inaugurer notre projet, est censé être un héros de l’anti-corruption. Il a viré le directeur de la banque de tanzanie où manquaient plein de millions.
Et là, ce sont les ministres qui virent.
Même si la nouvelle d’une corruption, surtout de cette ampleur, est triste et rageante, elle amène qd meme un certain réconfort.
Au moins on a la nouvelle.
Le Parlement Tanzanien est surtout composé d’élu du parti de la révolution, CCM. Je trouve donc plutot positif qu’une commission composée surtout j’imagine de membres de ce parti puissent mettre en cause les membres du gouvernement et les forcer à démissionner. Ca veut dire que les contres pouvoirs existent au moins un peu, me semble t il.
J’essaierai de trouver une image du sticker collé sur les portes des bureaux de mon district. Du genre : “Si tu es un fraudeur, ne me suis pas “
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La CTB à l’honneur : Visite du président tanzanien |
Ce samedi, notre petit village perdu au milieu des colines a eu l’honneur de recevoir le président Kikwete.Cela faisait bien 15 jours que toutes les activités tournaient autour des préparatifs de cette venue. Toute autre activité était ralentie ou renvoyée à plus tard.
Initialement prévue pour vendredi, la visite n’a eu lieu que ce samedi matin pour cause de fortes pluies sur l’aéroport jeudi.
Le Président est venu pour inaugurer un batiment construit avec l’aide de mon projet : la pharmacie centrale. Elle doit permettre d’améliorer la disponibilité des medicaments dans le district.
En attendant le président qui devait d’abord inaugurer une usine à café, des chanteurs et des danseurs mettent l’ambiance et permettent de passer le temps en cas de retard.
Peu avant son arrivée, les militaires chargés de la sécurité arrivent et encadrent les spectateurs qui sont beaucoup moins nombreux qu’on aurait pu l’imaginer. Sans doute que travaillant au district qui organisait cette visite, je n’ai entendu parler que de ça à tout va, et donc je m’attendais à un truc monstrueux. Dans le public, bcp d’enfants, des fonctionnaires et leurs familles.
Après les discours, le président et le représentant de l’ambassade belge recoivent des cadeaux : des objets tissés en feuille de bananier, des tapis, et un tambour (scandaleusement semblant venir de la région du kilimandjaro alors qu’il y a des fabricants de tambour ici ou à bkb !! )
Le batiment à inaugurer. Le premier batiment construit par la coopération belge à etre inauguré par le président !! La classe à dallas quoi ! Grace à cette visite, pas mal de trucs qui trainaient pour le finir ont été accéléré. En quelques jours, on a fait un chemin d’accès que le projet demandait depuis quelques mois. pareil pour les étagères qui étaient notre monstre du Loch Ness, elles ont été finies de monter le matin de son arrivée. Du coup le batiment est vraiment super et fonctionnel. Il faut maintenant s’occuper du management des médocs et une fois cela en place, ca devrait bien rouler.
Le président repart demain. Je vais essayer de recupérer mon bureau qui a servi de table au président pendant la cérémonie (car probablement des ouvriers ont cassé la table à peu près neuve qui devait servir à l’origine..) Et aussi nos chaises qui ont servi également au président mais aussi à tous ses aides. Mais malheureusement si le départ des chaises et tables s’est passé rapidement, président oblige, je crains qu’il ne soit un peu plus difficile de se les faire ramener rapidement !!
En tout cas, c’était intéressant d’assister à cette visite. D’avoir un peu participé à l’organisation de l’intérieur du microcosme gouvernemental..
A plus
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Sysiphe ou le bus planté |
Depuis assez longtemps, je me disais que je devais me rendre dans le district au Sud de ma région, celui qui jouxte Karagwe, le district de Ngala.
Ce week-end était censé être LE week-end Ngala.
J’avais acheté les billets jeudi pour moi et Chandrika. Départ samedi matin à 9h30.
Après avoir fait l’ouverture de la banque pour prendre un peu d’argent, nous partons donc à Omurushaka, village de départ du bus, à une vingtaine de minute de mon propre village.
Le bus est là, il n’est pas trop en mauvais état, nous avons de relativement bonnes places. Tout commençait donc bien. Nous sommes même partis à peu près à l’heure.
Peu après le départ, il recommence à pleuvoir. Une petite pluie par rapport aux pluies diluviennes que nous avons eu ces derniers jours. Nous sommes juste derrière le chauffeur. Entouré par des bagages d’autres passagers. Nous avons également une vue directe sur le garde du bus. La route étant parfois un peu dangereuse, tous les bus sont accompagnés d’un homme en arme censé protéger les passagers en cas d’attaque. Mais en l’occurrence, notre garde ne parait pas vraiment aux aguets comme vous pouvez le voir ci-dessous…
D’après les autres passagers, si jamais il y avait un pb, il planquerait aussitôt son arme sous son siège pour ne pas que les brigands le remarquent et s’en prennent à lui. Selon d’autres, il serait le premier à s’enfuir en laissant les passagers en les mains des attaquants. Quelle est la part de vérité dans tout cela ? Je ne sais. Je n’ai, heureusement, pas encore eu l’occasion de voir ça par moi-même..
Alors que nous dissertons avec Chandrika de l’efficacité de ce garde, nous nous arrêtons brusquement. Cela nous donne l’occasion de voir les enfants du coin courir après les criquets, qui une fois frits et assaisonnés, seront un mets de choix. Ca croustille et ça n’a pas bcp de goût..
Plus bas dans la vallée, nous apercevons la raison de notre arrêt. Un semi-remorque essaie d’escalader la pente mais en vain. La pluie a rendu la piste trop glissante pour qu’il puisse continuer sa montée. La route n’étant pas très large, quelques éclaireurs du bus, vont voir ce qu’il en est et voir si le bus pourra croiser ce camion à l’arrêt. Après nous avoir fait descendre, sous la pluie (heureusement on devient bon et on ne sort plus sans nos mini parapluies), le bus entame la descente pour croiser ce camion au milieu de la pente.
Et là, badaboum, en essayant de croiser, le chauffeur doit rouler sur le bas coté qui est très friable, encore plus par temps de pluie, et voila la roule avant gauche du bus enlisée après l’effondrement du bas coté.
A ce moment personne ne panique encore. Les accompagnateurs du bus commencent à aller chercher des pierres et à les jeter près de la route pour renforcer le bas coté. Après des essais infructueux, une bonne partie des passagers essaient de pousser le bus… Etonnamment, en vain..
Nous bloquons totalement la route. Quelques dala et voitures attendent derrière nous. Une voiture du gouvernement, je pense, attend aussi et le chauffeur vient demander ce qu’il en est. Mais il se fait rabrouer par les passagers qui l’interpellent sur l’état lamentable des routes. Il faut dire que cette route est la route principale du district. A qu’à part sur quelques kilomètres elle n’est pas goudronnée et pas très entretenue si on en juge les problèmes du jour. Toujours est il que la voiture du gouvernement fait demi tour sous les apostrophes qui n’ont pas l’air très sympathique.
En continuant à rajouter des pierres, le bus semble alors prêt à sortir de l’ornière. Le chauffeur donne un bout coup d’accélérateur, le bus bouge, la roue avant avale les pierres et sort de son trou .. serions nous prêt à repartir ?
Cette question dure 4 secondes, le temps pour le chauffeur de ne pas maîtriser sa sortie, de faire effondre le bas coté 3 mètres plus loin et de carrément aller se planter dans le fossé.
Il pleut toujours. Après avoir attendu un peu, nous comprenons que nous n’arriverons jamais à Ngala ce jour, même si le chauffeur et d’autres nous prétendent le contraire. Nous observons les tentatives du propriétaire de sortir le bus en le tractant avec son petit 4×4.
Nous voyons arriver un énorme engin de déblayage. Mais l’espoir est de courte durée, il ne vient pas nous aider. Il coupe à travers champs pour nous éviter puis s’en va polluant l’air durablement.
Finalement, je me décide à emprunter le téléphone d’un autre passager (mon réseau n’est pas présent dans ce coin) pour appeler une voiture qui puisse venir nous chercher. Heureusement nous ne sommes pas bien loin de chez moi car la route était très mauvaise et à cause de la pluie.
Bref, une bonne petite expérience et un week-end avorté. Et on a pu voir de super fleurs
Du coup, repos à Kayanga sous un soleil radieux depuis hier. Nous avons de la chance pour une fois de ne pas être sous la pluie le week-end.
Le mauvais état de l’infrastructure routière handicappe assez fortement le developpement du district. Il y a bcp de bananes, de café, mais les sortir du district est long et difficile. Le problème est d’autant plus important que ce ne sont que des pistes et dès qu’il pleut un peu trop, pas mal d’érosion. Du coup, meme si les services de TANROAD ou du district remettent de la terre sur les routes, ca ne sert pas bien longtemps. L’entretien des routes, c’est le mythe de Sysiphe içi !