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	<title>BlogCooperation.be &#187; Marie Vanhauw</title>
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	<description>blog by young professionals working in a Belgian development project in Asia, Africa or Latin America</description>
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		<title>« Quiero carne sana » : La consommation de viande en Équateur</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Sep 2009 14:39:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Van Hauw</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Ecuador (ECU)]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Vanhauw]]></category>
		<category><![CDATA[Social Development]]></category>

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		<description><![CDATA[En Équateur, les habitudes en terme de consommation de viande sont bien loin de nos critères européens. Le projet PROCANOR a travaillé durant 5 ans à faire évoluer les comportements pour offrir une « viande saine » aux consommateurs et ce tout en favorisant l&#8217;amélioration des conditions de vie des petits et moyens producteurs. En travaillant de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En Équateur, les habitudes en terme de consommation de viande sont bien loin de nos critères européens. Le projet PROCANOR a travaillé durant 5 ans à faire évoluer les comportements pour offrir une « viande saine » aux consommateurs et ce tout en favorisant l&#8217;amélioration des conditions de vie des petits et moyens producteurs. En travaillant de la production à la commercialisation, l&#8217;objectif était de changer les modes de fonctionnement pour arriver à un produit de qualité pour la consommation humain. Mais un changement de pratiques des agriculteurs et des bouchers est inutile si le consommateur n&#8217;évolue pas. <br />
<span id="more-2643"></span></p>
<p><a href="http://blogcooperation.be/files//2009/09/image-chancho.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2644" src="http://blogcooperation.be/files//2009/09/image-chancho-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Bien souvent si vous vous promenez sur les marchés équatoriens vous rencontrerez les étales des bouchers « traditionnels » qui vous donneront très vite des hauts le cœur et vous couperont toute envie d&#8217;un bon steak. Le plus souvent et ce surtout dans le secteur rural, l&#8217;animal est abattu à même le sol avant d&#8217;être exposé à la vente sur une table ou dans une brouette. Nombreux sont dans ce cadre ceux qui considèrent que la viande fraîche est la viande encore chaude passant directement de l&#8217;animal au consommateur. La viande qui se trouve dans une vitrine réfrigérante est dans ce contexte « une vieille viande ».</p>
<p> <br />
Pour améliorer la situation , PROCANOR a appuyé de nombreuse boucherie rural en les ai<a href="http://blogcooperation.be/files//2009/09/tercena-procanor1.bmp"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-2649" src="http://blogcooperation.be/files//2009/09/tercena-procanor1.bmp" alt="" width="203" height="167" /></a>dant à construire leur propre petit abattoir, en leur enseignant les rudiments d&#8217;un produit de qualité : découpe, réfrigération, manipulation des produits, &#8230; visant à garantir la qualité et la salubrité.</p>
<p>Cependant, ces nouveaux bouchers formés par le projet et conscient de l&#8217;importance des règles sanitaires se sont parfois trouvé face à un dilemme : d&#8217;un côté, la volonté d&#8217;offrir un meilleur service à sa communauté et de l&#8217;autre côté l&#8217;ignorance de ses clients sur le sujet rendant la vente difficile. En plus d&#8217;être commerçant, ces bouchers d&#8217;un nouveau genre se sont transformés en éducateurs expliquant à leur client les biens fait de ce nouveau mode de fonctionnement. Petit à petit le changement de mentalité se fait mais il faudra encore du temps pour qu&#8217;il soit complètement assimilé et accepté. Si on regarde en Europe, il a fallu plus d&#8217;un siècle pour arriver aux conditions d&#8217;hygiène actuelle alors comment demander qu&#8217;un tel changement se réalise en 4 ans en Equateur.</p>
<p>Avec le temps, on s&#8217;est rendu compte que les explications du seul boucher ne suffisaient pas. En effet comme on l&#8217;entend souvent en Equateur  « personne n&#8217;est prophète en ses terres. ». Pour combler ce problème, on a donc réalisé un manuel de sensibilisation à destination des enfants de 10 à 12 ans. Faute de pouvoir convaincre entièrement les adultes, il nous paraissait plus judicieux de miser sur l&#8217;avenir en éduquant les futures générations. De plus, il est bien connu que l&#8217;esprit d&#8217;un enfant est plus ouvert au changement que celui d&#8217;un adulte forgé par ses habitudes.</p>
<p>Suite à tous ce travail un réel changement commence à se faire sentir. Cependant le trajet est encore long; J&#8217;espère que si je reviens dans 5 ans j&#8217;aurais l&#8217;occasion de voir que les choses ont continué à évoluer positivement.</p>
<p>Si vous voulez plus d&#8217;information sur ce projet, je vous invite à vous rendre sur le site de PROCANOR  <a href="http://www.procanor.com">www.procanor.com</a></p>
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		<title>Une association de femmes qui ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Oct 2008 03:37:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Van Hauw</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Ecuador (ECU)]]></category>
		<category><![CDATA[Equality]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Vanhauw]]></category>

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		<description><![CDATA[Procanor, projet de renforcement de la chaîne de production de viande dans le Nord de l&#8217;Equateur, a pour objectif d&#8217;appuyer principalement les associations et ce dans le but de renforcer au maximum les communautés. Une richesse associative et solidaire que nous allons découvrir à travers l&#8217;association « Jesus del Gran Poder ». Cette association de femmes nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Procanor, projet de renforcement de la chaîne de production de viande dans le Nord de l&#8217;Equateur, a pour objectif d&#8217;appuyer principalement les associations et ce dans le but de renforcer au maximum les communautés. Une richesse associative et solidaire que nous allons découvrir à travers l&#8217;association « Jesus del Gran Poder ». Cette association de femmes nous montre que vivre ensemble et unir ses forces, malgré les difficultés rencontrées, permet d&#8217;atteindre des objectifs beaucoup plus grands.<br />
<span id="more-1058"></span>L&#8217;association Jesus del Gran Poder regroupe 23 femmes vivant dans les campagnes du canton Espejo dans le Nord de l&#8217;Equateur. Ces épouses, grand-mères et mères célibataires ont bien souvent eu peu d&#8217;occasions d&#8217;accéder à un revenu personnel et de pouvoir améliorer le bien-être de leur famille.</p>
<p>Pas à pas, à force d&#8217;entraide et de volonté, ce groupe de femmes a mis sur pied sa propre petite entreprise qui va de la production à la commercialisation. Entrées dans le monde de la production de viande par l&#8217;élevage de porcs, elles sont aujourd&#8217;hui propriétaires de la seule boucherie du village.</p>
<p>Pour mettre sur pied leur commerce, la première difficulté rencontrée fut la construction du local. En effet, mettre sur pied une boucherie PROCANOR, demande de répondre à un certain nombre de règles. Il ne s&#8217;agit pas comme c&#8217;est de coutume ici de mettre sa table dehors pour exposer la viande. Il faut un local bien situé, disposant d&#8217;un espace suffisant pour une vitrine, un congélateur et pour permettre aux clients d&#8217;entrer dans un espace agréable. De plus, pour répondre à certains critères sanitaires, le local doit être pourvu d&#8217;un accès à l&#8217;eau courante et être recouvert de céramique au sol et jusqu&#8217;à 1m80 sur les murs. (Le but de ces critères est d&#8217;offrir une viande saine et de qualité.) Mais ces exigences sont loin d&#8217;avoir découragé nos entrepreneuses en herbe.</p>
<p>Toutes ensembles et avec l&#8217;aide de la communauté, elles ont monté le local brique par brique travaillant d&#8217;arrache-pied pour atteindre leur objectif. La force humaine ne suffisant pas , elles décidèrent de faire un prêt sans jamais se décourager. Lorsque la maison fut finie, le projet les a appuyées avec une vitrine réfrigérante, un congélateur et de la publicité. L&#8217;entreprise rurale ouvrait ses portes. Mais les efforts ne s&#8217;arrêtent pas là.</p>
<p>Pour mener à bien un commerce, il faut gérer les comptes, avoir une connaissance du marché, faire attention au service à la clientèle, connaître son produit et la manière de le présenter, de le valoriser. Pour cela, les membres de l&#8217;association se sont relayées pour suivre les différentes formations données par le projet. Pour Nila Lobato, cela fut le plus important apport de PROCANOR.</p>
<p>Agricultrices et mères au foyer, ces femmes se divisent le travail de manière organisée afin que cela ne soit pas un poids. Elles ont donc décidé de former des groupes de travail qui, à tour de rôle, s&#8217;occupent d&#8217;acheter les animaux, de les abattre de manière adéquate et de réaliser leur « Chorizo ». Ces groupes effectuent une tournante régulière. A côté de cela, chaque membre de l&#8217;association prend à tour de rôle le poste de vendeuse afin de diminuer les frais de la boucherie et d&#8217;assurer les bénéfices. Tous se fait en équipe et chacune prend ses responsabilités face à l&#8217;entreprise.</p>
<p>Bien entendu cela ne se passe pas sans problèmes mais elles tentent autant que possible de régler cela ensemble et de manière la plus juste et la plus responsable possible.</p>
<p>Ces femmes ne pensent d&#8217;ailleurs pas s&#8217;arrêter là. Comme elles nous le disent elles-même:<br />
« Nous voulons continuer à grandir et à diversifier les produits que nous avons dans la boucherie pour que les gens puissent trouver tout ce dont ils ont besoin » nous dit Lucinda Mayanquer. « La municipalité a le projet de créer une voie touristique qui passera par ici, donc notre rêve quand cela sera fait, c&#8217;est d&#8217;installer un restaurant de nourriture typique pour continuer à aller de l&#8217;avant » nous dit Maria Tatamuez.</p>
<p>Cette association avec laquelle je travaille est riche en volonté et le plus importante est que ces femmes ne se découragent pas et restent unies malgré les difficultés rencontrées dans la réalisation de leurs projets.</p>
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		<title>La commercialisation,  la dernière étape pour boucler la chaîne &#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 13:54:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie Van Hauw</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecuador (ECU)]]></category>
		<category><![CDATA[Marie Vanhauw]]></category>

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		<description><![CDATA[Voici plus d&#8217;un mois et demi que je suis arrivée, en Équateur, au sein du projet Procanor, il est donc temps pour moi de vous en dire un peu plus sur mon travail. Toujours en phase d&#8217;observation et d&#8217;apprentissage, mon objectif est clair : aider les nouveaux commerçants dans la gestion de leur point de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voici plus d&#8217;un mois et demi que je suis arrivée, en Équateur, au sein du projet Procanor, il est donc temps pour moi de vous en dire un peu plus sur mon travail. Toujours en phase d&#8217;observation et d&#8217;apprentissage, mon objectif est clair : aider les nouveaux commerçants dans la gestion de leur point de vente.<span id="more-521"></span></p>
<p>Comme Sébastien Pâque et Nicolas Godart ont déjà eu l&#8217;occasion de vous le conter sur ce blog, Procanor est un projet de développement rural qui cherche à mettre en place une chaîne de production de produits carnés sains dans le Nord de l&#8217;Equateur. A travers le développement de cette activité économique, Procanor vise à améliorer les conditions de vie des petits et moyens producteurs.</p>
<p>Pour atteindre son objectif, le projet travail sur toutes les étapes de la chaîne :</p>
<ul>
<li><strong>Au niveau de la production </strong>: 	amélioration sanitaire du bétail (vaccination, travail 	sur les conditions d&#8217;hygiènes, &#8230;.), implémentation 	de nouvelles races d&#8217;élevage (insémination), recherche 	d&#8217;aliments adaptés et rentables (culture de la marafalfa, 	mise en place de magasin agricole proche des producteurs, &#8230;)</li>
<li><strong>Au niveau de la transformation 	</strong>: amélioration des conditions d&#8217;abattage (conditions 	d&#8217;hygiènes, chaîne du froid, &#8230; ) et du traitement des 	déchets afin de diminuer l&#8217;impact environnementale (mise en 	place de centre de compostage récupérant les déchets 	de l&#8217;abattoir).</li>
<li><strong>Au niveau de la 	commercialisation : </strong>amélioration 	des capacités de négociation des petits et moyens 	producteurs, diminution des intermédiaires, développement 	d&#8217;un réseau de points de vente francisés (boucherie, 	restaurant, magasin agricole&#8230;. )</li>
</ul>
<p>Bien entendu, on retrouve dans chaque action du projet, une attention particulière donnée à la <strong>formation </strong>ainsi qu&#8217;au <strong>développement socio-organisationnel</strong> (tous les producteurs du projet font partie d&#8217;une association).</p>
<p>Arrivant à sa dernière année (fin en octobre 2009), il apparaît important pour le projet de consolider le réseau de vente pour assurer une permanence de la demande et  garantir des débouchés aux producteurs. Il est donc prévu de doubler le nombre de points de vente actuels (22 points de vente (boucheries, restaurant, et magasin de produits agricoles)) .A travers ce réseau, l&#8217;objectif est également de créer une organisation capable de porter la marque Procanor au-delà d&#8217;octobre 2009.</p>
<p>L&#8217;appui aux responsables des points de vente (associations ou individu) constitue un travail de suivi, de conseils et de formation. Il faut être à l&#8217;écoute des gens, les  conseillers et  les former pour que ceux-ci offrent un service de qualité compétitif. . En fonction des besoins et du type de point de vente, on propose des formations tels : découpe de la viande, gestion de sa clientèle, marketing et plan marketing, finance et comptabilité, etc.</p>
<p>L&#8217;important est que chaque suivi s&#8217;adapte aux besoins des bénéficiaires ayant une connaissance différente du marché.</p>
<p>Si vous voulez en savoir plus sur ce projet <a href="http://www.procanor.com/">www.procanor.com</a></p>
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