New:

Author Archive

Formation des bénéficiaires MIP2010

En décembre 2009, le programme MIP au Rwanda organisait pour la première fois la formation des bénéficiaires MIP. Mon collègue – chargé du programme MIP et de l’organisation de cette formation-ayant observé l’amélioration de la qualité des rapports rendus suite à cette formation, nous avons décidé de réitérer l’expérience cette année.

Cette année la formation a eu lieu en 2 temps. Les associations ont été divisées en 2 groupes : un « fort » formé sur 4 jours (du 16 au 19 novembre) et un « plus faible » formé sur 6 jours (du 29 novembre au 4 décembre). Les groupes ont été établis à partir de l’analyse de leur projet c’est-à-dire sur la qualité de leur dossier de candidature et sur base de nos observations lors des visites d’identifications. Trois personnes par associations/projets ont été invitées à participer à la formation, soit au total 99 participants (bénéficiaires et chargés de projet, comptables des associations,…) Les bénéficiaires ont été accueillis au centre IWACU à Nyamirambo.


Salle de formation

Pour organiser cette formation 2010 et élaborer son contenu, nous nous sommes basés sur une analyse des difficultés observées dans les rapports rendus tout au long de l’année, sur un petit questionnaire soumis aux bénéficiaires de 2009 lors de nos visites de suivi des MIP et enfin nous avons fait appel aux formateurs 2009 (BUCOPSER) pour enquêter auprès de 6 associations 2009 et 6 associations 2010 et ce afin d’élaborer le contenu le plus complet et le plus approprié pour nos bénéficiaires 2010.

Une fois les besoins identifiés, un bureau de consultants-formateurs a été sélectionné(CIBLE). Nous avons travaillé en collaboration avec eux pour établir le contenu du programme de formation. Les thèmes dispensés cette année furent ainsi : le cycle de projet et la planification opérationnelle, la gestion administrative et financière, la passation de marché, la comptabilité et le rapportage. Afin de répondre au mieux aux besoins des bénéficiaires et vu le public-cible, nous souhaitions le plus possible éviter une formation de type « conférence ». Nous avons donc insisté auprès des formateurs pour qu’ils adoptent le plus possible une méthodologie centrée sur la participation active des participants (exercices pratiques en groupes sur base de leur projet respectif, échanges d’expériences,…).

Petite danse pour “réveiller les troupes” après le repas

Le dernier jour, nous avions demandé à des bénéficiaires de 2009 de venir témoigner de leur expérience dans la mise en place de leur projet MIP. Ces interventions furent intéressantes. Nous avons remarqué que les bénéficiaires étaient plus à l’aise d’adresser des questions sur le déroulement du projet et de la collaboration avec la CTB aux témoins présents qu’à mon collègue et moi-même.

Le programme de formation s’est conclu par l’explication du « guidelines » réalisé cette année. En plus des canevas des rapports, nous avons remis aux bénéficiaires un « guidelines d’exécution » reprenant les aspects abordés pendant de la formation (comptabilité,…), des explications sur les attentes de la CTB pendant l’exécution du projet,… en somme un mini-guide d’exécution et de rapportage.

Discours de clôture par Jean Yves Saliez/ Représentant Résident

Après la formation, les formateurs ont réalisé une évaluation de la formation par une enquête auprès des participants. Il en ressort une grande satisfaction quant au contenu et la méthodologie. Par ailleurs, les témoins de 2009, ont trouvé le programme amélioré en comparaison à celui dont ils ont bénéficié en 2009. Le bilan était donc positif au niveau de la satisfaction des bénéficiaires.

La formation n’a pas la prétention en quelques jours de tout aborder et de former de façon poussée les associations. Nous espérons cependant qu’elle sera bénéfique pour les participants et qu’elle aura notamment un impact à plus long terme.
Sachant que les associations sélectionnées sont censées représenter « des populations vulnérables », cette formation a également pour objectif de participer au renforcement des capacités de ces associations pour l’exécution des projets MIP mais aussi, et surtout, pour leur fonctionnement interne et projet à venir.
Pour donner un exemple sur le niveau d’éducation du public-cible, sur les 12 MIP interrogés lors de l’enquête, moins de la moitié des chargés de projet ont un niveau universitaire (45% d’universitaire, 22 % du primaire et 33 % du secondaire). Sachant qu’il s’agit des chargés de projet de ces associations, cela resitue un peu le contexte des bénéficiaires : pouvant imaginer que le pourcentage d’universitaire continuerait de baisser si l’on prend l’ensemble du comité des associations et surtout l’ensemble de leurs bénéficiaires respectifs.
Concernant l’impact sur le long terme pour les associations, nous ne pourrons le mesurer pendant le suivi. Au niveau de l’impact de la formation dans le suivi des MIP2010 et de l’application de la matière transmise par les associations sélectionnées, il faut encore attendre l’exécution des projets.
Cependant nous pouvons déjà faire quelques observations.
Avec la rentrée 2011, nous avons déjà reçus une dizaine de rapports pour la première tranche et réalisés une dizaine de visites. Les premières observations sont que les canevas de rapportage sont bien appliqués. Les rapports sont ainsi plus lisibles et mieux élaborés (comptabilité plus claire, justificatifs classés,…). Ceci ne signifie pas uniquement une facilitation du travail pour nous ! Cela constitue également un acquis pour les associations : une meilleure maitrise de l’exécution et du suivi de leur projet, une meilleure gestion de leur comptabilité, un renforcement des capacités plus général,… Un ensemble d’acquis qui peuvent s’avérer utiles pour les projets à venir des associations ainsi que pour d’éventuelles demandes ultérieures auprès d’autres bailleurs.

Pourquoi viser un renforcement de capacités ?
Rien qu’au niveau de la sélection, et ce même si les critères sont dits « objectifs », il apparaît clairement que les associations ayant moins l’habitude de monter des projets, présentant un budget « bancal », faisant appel à des secrétariats publics,… déposent des candidatures qui remplissent moins les critères de sélection. Or, le but est justement d’atteindre ces populations. De même, lors du suivi, certains rapports sont assez pauvres, ce qui entraine des allers-retours, de la et donc souvent des dépenses supplémentaires pour les associations là où l’argent fait justement défaut ; voire des soupçons sur la manière de dépenser alors que la réponse se situe souvent tout simplement aux niveaux des capacités de nos interlocuteurs.

Comment y remédier ? Par cette formation ? Une formation de quelques jours suffit-elle ?
La réponse est sans doute négative mais… L’objectif premier du programme MIP n’est pas de faire un programme d’éducation cependant le renforcement de capacités fait tout de même partie intégrante du programme. L’appui financier d’une part mais ces formations d’autre part peuvent (doivent ?) dès lors contribuer à cette nécessite de renforcer les capacités des bénéficiaires du programme. C’est un outil du programme à ne pas négliger, il me semble, et qui aura un impact – avec des limites bien sur vu la durée de la formation- peut être tout aussi important, surtout à long terme, que celui attendu par l’appui financier accordé à ces initiatives locales.

Comment au sein de notre programme, renforcer les capacités des bénéficiaires MIP, de ces populations dites vulnérables face aux procédures des bailleurs, au travail d’élaboration, de suivi et d’exécution d’initiatives locales autrement que par la formation et l’éducation ?
Je pense que ces formations sont plus qu’utiles et bénéfiques et qu’une fois de plus (« j’auto-prêche » une convaincue ici) l’éducation au sens large reste la réponse et la solution à de nombreuses questions dites de « développement ».


Petite performance par deux des associations bénéficiaires pour la clôture de la formation

Remise des certificats par la chargé de MIP à l’ambassade et le Resrep


Une des associations bénéficiaires:  Solidaires BENURUGWIRO


Comments (1)

MIP?!? Que sont ils?

Voilà presqu’un an que je travaille sur le programme MIP au Rwanda, il est donc sans doute temps que j’apporte ma contribution au blog :=) Cet article ne prétend pas aborder tous les aspects du programme de micro-interventions (MIP), je souhaite seulement vous donner ici un petit aperçu du programme, des interventions au Rwanda et de mon travail en tant qu’assistante junior.
Lees verder / En savoir plus »

Comments (1)

“Umuganda” Juniors…

19 juniors au Rwanda ! Cela méritait de marquer le coup ! Une idée a donc germé et a pu se concrétiser avec l’arrivée de Morgane comme appui à la communication et donc deux juniors à la Représentation.
Lees verder / En savoir plus »

Comments

Arrivée à Kigali

Premiers pas à Kigali

A mon arrivée à l’aéroport j’ai été chaleureusement accueillie par le ResRep et Klara. A peine les valises déposées à la guesthouse, Klara m’a emmenée à une pendaison de crémaillère chez la coach de Géraldine, Fara. Ma première rencontre avec Kigali fut donc de nuit à bord des fameux motos-taxis.

Nous nous déplaçons également beaucoup à pied, cela nous fait faire du sport vu l’altitude, les montées et les descentes, ce n’est pas le pays des milles collines pour rien! La seule chose à laquelle il faut faire attention quand vous marchez dans la ville le soir ce sont les trous!!! Et oui, je me suis bien faite avoir!!!

Lundi, j’ai découvert les bureaux de la représentation, mes nouveaux collègues (très accueillants!) et mon nouveau bureau. La première semaine a surtout consisté à découvrir les rouages des MIP, régler l’administratif (banque, ambassade,…) mais mon binôme m’implique dès qu’il en a l’occasion dans les décisions et les discussions. Nous sommes déjà allés deux fois sur le terrain, rencontrer les gens, voir les projets,… Ce qui est passionnant et me permet en plus de découvrir le pays.

Point de vue de l’emménagement, Annelies, Klara et Géraldine avaient déjà fait les demarches pour nous trouver une super maison. Nous avons emménagés lundi dernier dans une chouette maison, meublée, vue magnifique, et deux grues couronnées comme animaux de compagnies! Hanne, qui travaille la semaine à Kinihira, nous rejoint le week end à Kigali.

La famille svcd- vdos est bientot au complet, Marieke et Pieter ont fini par arriver, nous n’attendons plus que Vincent et Anne-sophie!

Comments (3)

C’est parti!

Le briefing pré-départ comporte trois semaines de formation qui permettent de nous préparer à notre départ, notre nouvel emploi. Lees verder / En savoir plus »

Comments (1)