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La lutte contre la violence mais pas de violence dans la lutte |
Alors que le PROSIS (appui budgétaire au Ministère de la Santé) touchait à sa fin en décembre passé, je m’incorporai à un autre projet de la CTB au Pérou: le PILVFS (à prononcer comme ca s’écrit…): Programme Intégral de Lutte contre la Violence Familiale et Sexuelle à Ayacucho – Phase 2.
Première question: Encore un drole de projet? Ou projet traditionnel?
Le PILVFS dans sa 2e phase est un projet on ne peut plus hybride: intégré au sein même du Ministère de la Femme, il vise à soutenir une politique nationale existante (celle de la lutte contre la VFS = Violence Familiale et Sexuelle). Mais il a tout de même son armée d’administratifs (Karina et Walter) et son LAF en chef (Jorge), sans oublier la directrice du projet et ma coach, Betty Olano. Tous encaqués (littéralement) dans un petit bureau au ministère, l’équipe centrale, appuyée par Erich, un consultant extérieur basé dans le projet, coordonne sans relâche les activités du Programme National au niveau central.
- le PILVFS2 avec Alain Devaux (ResRep) à l’occasion des 10 ans de la CTB
Parallèlement, le projet est focalisé sur la région d’Ayacucho, où le projet a 12 “gestores politicos” (“gérant politique”), c’est-à-dire un par province + un au niveau du gouvernement régional, eux-mêmes intégrés dans les différents gouvernements locaux (l’équivalent d’une mairie provinciale, disons) et dont les tâches principales peuvent être résumées comme suit:
- faire de l’incidence politique au niveau local pour intégrer la lutte contre la VFS dans les priorités de l’agenda public avec le budget correspondant;
- Promouvoir la formation et la sensibilisation à la thématique des fonctionnaires responsables de la formulation des politiques publiques locales;
- Appuyer dans la construction d’un réseau articulé des différents acteurs de prévention et d’attention de la VFS (Les CEM ou Centro Emergencia Mujer, la Police, les procureurs, le secteur éducatif, les oganisations sociales de base, etc);
- Soutenir les actions de capitalisation et systématisastion des statistiques sur la VFS entre les différents acteurs.
L’équipe centrale, pour faire court, coordonne non seulement les activités des gestores, mais réplique ces mêmes tâches au niveau central.
Nous avons donc à faire à un projet “nouvelle vague” dans le sens où il ne s’agit pas d’une structure externe à toute institution ou agence du gouvernement du pays partenaire, mais il est bien intégré dans le ministère et même dans le programme qu’il entend soutenir. Néanmoins, on reste en présence de fonds et d’activités gérées par la CTB, et d’un appareil comptable externe au Ministère.
Et ca ressemble à quoi un mois de janvier au PILVFS II?
A un mois d’été… enfermés dans un bureau pour relire, reformater et rédiger tous les rapports possibles et imaginables: des rapports pour faire le bilan de l’année 2009 ( soit 12 rapports locaux à centraliser dans un rapport annuel final), et surtout la préparation du POA 2010 (Plan operativo anual qui établit le budget et le timing de toutes les activités de l’année 2010). Bref, on se remonte les manches, et on prépare les ingrédients pour l’année à venir!
Mais tout est un peu au ralenti partout… Les mois de décembre à mars sont ici synonymes d’été, chaleur, vacances et plage…
- La coordination n’est pas toujours évidente! Entre les gestores qui sont parfois perdus dans les Andes avec maintes coupures d’électricité et internet, ceux qui oublient et ceux qui vont à leur rythme, il faut s’armer de patience pour collecter les informations, les analyser, les retranscrire et les présenter! Que nenni pour le PILVFS! Allez, hop! Au boulot!
La prochaine fois, je vous en dirai un peu plus sur cette violente violence qui touche tellement de foyers au Pérou et qui mérite un post complet et un peu plus d’attention.
Céline, depuis sa nouvelle affectation
Asistente Junior
PILVFS II
Ministerio de la Mujer y del Desarrollo Social
Jr. San Martín 685 - Pueblo Libre
Lima - Perú




