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Archive for October, 2010

Contre les armes au Burundi, je vote “Bang for Your Buck”!

Depuis un peu moins de 18 mois, je travaille au Burundi dans le projet d’appui institutionnel au Ministère de la Santé. J’y travaille, mais surtout, j’y vis, au rythme de ses élections, de ses instabilités, et de son développement. Bujumbura, la capitale du pays, est un vrai havre de paix pour les expatriés, à mille lieux de la réalité des caches d’armes dans la ville, des meurtres et des problèmes fonciers d’une population paysanne trop nombreuse pour une terre trop petite. (Vaste sujet que j’avais repris dans mon post précédent “L’instabilité invisible” et que Jozef Weyns avait également traité dans son poste Leven en werken in Burundi).

Les attaques à la grenades durant la période électorale (mai à juillet ) nous démontrent encore que la grenade est encore trop souvent utilisée pour “résoudre” les problèmes politiques, familiaux ou économiques. En effet, elle est facile à utiliser, on peut s’enfuir, elle ne laisse pas de témoin et elle coûte aussi chère qu’une bière au cabaret! Voilà une réalité dont je suis conscient, mais à laquelle je ne peux rien changer…Mais vaut mieux essayer à la hauteur de ses moyens de rester planter et constater.

Et puis voilà qu’un jour, deux de mes amis, Seth et Brice m’annoncent qu’ils veulent présenter un film pour le concours “Shooting poverty”, organisé par Oxfam International. Le court métrage doit avoir pour thème les armes légères. Seulement, ils ont besoin de contact, des victimes, des médecins, et de quelqu’un qui parle français pour les interviews…Et voilà comment je rejoins l’aventure…

Pour la compétition, les trois meilleurs films sélectionnés par Oxfam seront projetés au siège des Nations Unies, à New York, pour ouvrir la 1ère séance de la Nouvelle Convention sur le trafic des armes légères. Ensuite, ces 3 films seront départagés par les internautes.

Le court métrage que nous avons réalisé s’intitule Bang for your Buck (intraduisible, c’est un jeu de mots sur l’onomatopée “Bang”du fusil ou de la grenade, et Buck qui signifie 1$, insistant sur la somme modique des grenades).

Filmé sur base de témoignages, le film montre à quel point la grenade ou l’AK-47 sont utilisés pour résoudre les différents de la vie politique, de voisinage ou familiaux. Nous mettons en exergue que cette situation découle de la présence massive des armes datant de la guerre et de l’instabilité de la région, et qu’elle empêche tout développement économique et démocratique du pays.

Le film a été retenu parmi les 3 meilleurs de tous ceux qui ont été présentés. Nous avons donc ouvert la Convention onusienne ce 27 octobre, et une chaîne télévisée de NY a même diffusé le film !! Aujourd’hui, et voici la raison de mon message, j’ai besoin de vous pour que vous votiez pour notre film !! Pour cela, il suffit d’aller sur la page : http://shootingpoverty.org/index_new.php?video=0

Ainsi vous pourrez visionner notre « bébé » et voter pour celui-ci via votre page Facebook ou Twitter. Et comme commentaire, ce serait génial si vous invitiez vos amis à suivre la même démarche !

Je vous remercie déjà pour votre vote et votre lobbying autour de vous, et j’espère sincèrement que vous apprécierez Bang for Your Buck ! Et si vous avez aimé, j’adorerais le savoir…(surtout si vous n’avez pas de profil FaceBook;).

Et si vous voulez encore plus d’info, je vous invite à voir le blog de la réalisation:

http://bangforyourbuckthemovie.blogspot.com/p/team.html

Tout grand merci d’avance !

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Een score van 2,5 op 10…

… en een gedeelde 127ste plaats, samen met Wit-Rusland, Ecuador, Libanon, Nicaragua, Syrië en Oost-Timor. Dit op een totaal van 178 landen.

Met een score van 2,5 op 10 doet Oeganda het even goed (of moet ik zeggen: even slecht) als in 2009. Ik heb het hier over de score op de 2010 Corruption Perceptions Index van Transparency International. Deze index wordt samengesteld op basis van enquêtes en geeft de perceptie van corruptie in alle landen ter wereld weer. De score wordt uitgedrukt van 0 tot 10, waarbij 0 heel corrupt en 10 helemaal niet corrupt is.

www.transparency.org

Zoals je kan zien op bovenstaande afbeelding, is Oeganda vrij rood, en dus vrij corrupt.

Ben je benieuwd hoe België scoort? Of Burundi? Mexico? Maleisië? Of de Kaapverdische Eilanden? Klik dan HIER en neem een kijkje op de interactieve wereldkaart.

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Le Rwanda et ses femmes

Depuis quelques jours, l’attention des médias se concentre sur un problème très courant et universel, les violences basées sur le genre. En effet, Kigali accueille demain et après-demain de nombreux représentants de 22 pays africains pour traiter de ce thème. Chose peu fréquente cependant, la conférence est organisée sous la direction de la Police National Rwandaise (RNP), et s’adresse également aux responsables policiers et militaires africains.

La démarche est surprenante mais finalement très compréhensible. La police joue un rôle clé dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, et elle représente nécessairement un interlocuteur majeur en cas de violences d’ordre sexuel.
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J’avais 11 ans en 1994

Le rwanda et son histoire. Quand on part pour le Rwanda, il est presque inévitable de se « renseigner » sur son passé encore proche. Sur cette tragédie qui se déroula il y a maintenant 16 ans.

Lorsqu’on débarque, toutes les informations lues avant le départ résonnent, cognent, se confondent encore dans la tête. On se pose beaucoup de questions. On ne sait pas comment il faudra réagir lorsque le sujet sera abordé.
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KIEMP: A healthy environment for a healthy community

(Voor de Nederlandse tekst, zie verder.)

It’s now been a bit more than two months since I first arrived to Kampala. After landing at Entebbe International Airport, about an hour’s drive away from the capital of Uganda, and stretching my legs after a long flight, I was relieved to see a sign saying “BTC welcomes you”.

Since then, Kampala hasn’t left me unimpressed. The city with a population of about 1.2 million (increasing to almost 3 million during daytime) at first seemed rather developed in comparison to an African capital such as Kinshasa. And indeed, if you stay in one of the many smart hotels, go to the newly constructed shopping centres and have nice dinners discovering the endless variety of restaurants here, you could be made to believe that poverty after all is not that widely-spread.

But the rapid population growth has overstretched the capacity to effectively plan and manage the development of the city, which has led to the growth and expansion of slums. More than six in ten Kampala residents currently live in slum areas, characterised by poor environmental conditions, poor quality housing, diseases, poverty, and inadequate services and infrastructure (mainly problems with water supply, sanitation, drainage, solid waste disposal, and roads).

The project

As I said, more than six in ten Kampala residents currently live in such degraded environments. And that’s where the project I work for, the Kampala Integrated Environmental Planning and Management Project (KIEMP), comes into the picture.

KIEMP is a 5-year project funded by the Government of Belgium, the Government of Uganda and Kampala City Council (KCC). The project, which started on 1 August 2006, is being jointly implemented by KCC and BTC, the Belgian development agency. That explains why I’m going to the City Hall every morning, since our office is situated there. In general, we work together very closely with KCC for the benefit of the project. And when the project finishes in July next year, much of it will be handed over to KCC, avoiding that the project’s achievements will have been in vain.

The project is being implemented in the three parishes of Bwaise III (Kawempe Division), Katwe I (Makindye Division) and Kisenyi II (Central Division). I have visited these parishes on several occasions and it is these visits that make my work very interesting. Although KIEMP is only active in such a limited number of parishes in Kampala, it is good to see the difference the project is definitely making there.

The objectives

The general objective of the project is to improve the quality of life of poor communities in slums in Kampala. The specific objective is to enhance environmental planning and management in Kampala slums. To fulfil these objectives, the project is expected to achieve the following results:
1.Strengthened institutional capacities of KCC in environmental planning and management;
2.Behavioural change among target communities in the use, operation and maintenance of local infrastructure; and
3.Improved environmental and housing conditions in the project area.

This sounds very vague, I know. At least, it did to me when I first read it. But behind these three result areas, many activities lie hidden. A next blog will definitely focus on the achievements of KIEMP up to date, so these abstract sentences may gain meaning to my readers.

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KIEMP: Een gezonde omgeving voor een gezonde gemeenschap

Iets meer dan twee maanden geleden kwam ik aan in Kampala. Mijn opluchting was groot toen ik de aankomsthal van Entebbe International Airport binnenstapte met mijn 50 kilo bagage en onmiddellijk het bordje “BTC welcomes you” zag. Na een lange vlucht, was Kampala nu nog een uurtje rijden van mij verwijderd.

Ondertussen heeft Kampala indruk op mij gemaakt. De stad met een bevolking van 1,2 miljoen, wat overdag zelfs toeneemt tot 3 miljoen, leek eerst niet zo bijzonder arm te zijn, zelfs bijna welvarend in vergelijking met een stad als Kinshasa. En inderdaad, als je verblijft in één van de vele sjieke hotels, gaat winkelen in de moderne shoppingcentra die de laatste jaren overal werden gebouwd, en lekker ‘werelds’ gaat eten in één van de vele restaurants die Kampala rijk is, ja, dan zou je wel eens kunnen geloven dat het best wel meevalt met de armoede in Kampala.

Maar de snelle bevolkingsgroei in combinatie met een beperkte capaciteit om de snelle ontwikkeling van de stad goed te plannen heeft geleid tot een enorme uitbreiding van de sloppenwijken. Meer dan 6 op 10 inwoners van Kampala woont nu in sloppenwijken, gekenmerkt door een ongezond leefmilieu, gebrekkige behuizing, ziektes, armoede, ontoereikende dienstverlening en gebrekkige infrastructuur (zoals problemen met watervoorziening, toiletten, riolering, afvalverwerking en wegen).

Het project

Zoals ik al zei, meer dan 6 op 10 mensen in Kampala wonen in sloppenwijken. En dit is waar het project waarvoor ik werk, Kampala Integrated Environmental Planning and Management Project (KIEMP) op het toneel verschijnt.

KIEMP is een project van 5 jaar gefinancierd door de regeringen van België en Oeganda en door Kampala City Council (KCC). Het project ging van start op 1 augustus 2006 en wordt gezamenlijk uitgevoerd door KCC en BTC, het Belgische ontwikkelingsagentschap. Dat verklaart waarom ik mij elke morgen naar het stadhuis begeef; ons kantoor bevindt zich namelijk daar. We werken heel sterk samen met KCC om zoveel mogelijk te bereiken met het project. En wanneer het project ten einde loopt in juli volgend jaar, zal veel van het project overgedragen worden aan KCC om ervoor te zorgen dat de resultaten van het project behouden blijven.

Het project wordt uitgevoerd in drie parishes, namelijk Bwaise III (Kawempe Division), Katwe I (Makindye Division) and Kisenyi II (Central Division). Regelmatig ga ik samen met mijn collega’s op terreinbezoek in deze parishes en het zijn net die terreinbezoeken die mijn werk heel interessant maken. Hoewel we maar actief zijn in een beperkt aantal parishes in Kampala, toch is het goed te zien dat het project wel degelijk een verschil maakt daar.

De doelstellingen

De algemene doelstelling van het project is het verbeteren van de levenskwaliteit van arme gemeenschappen in de sloppenwijken van Kampala. De specifieke doelstelling is het verbeteren van milieuplanning en -beheer in de sloppenwijken.

Om deze doelstellingen te bereiken, focust het project op de volgende drie resultaten:
1. Versterkte institutionele capaciteit van KCC in milieuplanning- en beheer;
2. Gedragsverandering in de gemeenschappen wat betreft het gebruik en het onderhoud van de plaatselijke infrastructuur; en
3. Verbeterde leef- en woonomstandigheden.

Dit klinkt echt wel heel vaag. Of dat vond ik toch toen ik dit voor de eerste keer las. Maar achter elk resultaat gaat een heel aantal activiteiten schuil. In een volgende blog doe ik zeker eens uit de doeken wat KIEMP tot nu toe al bereikt heeft, zodat deze abstracte woorden betekenis kunnen krijgen voor de lezers.

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RESOPP et coopératives rurales au Sénégal

Lorsque je « débarque » au siège du RESOPP au début du mois de juillet, il me semble que seule la chaleur  faisait l’objet de toutes mes attentions. Le soleil se reflétait si bien sur les murs blancs du nouveau Centre de Formation que sa visite marqua définitivement la rétine de mes yeux et les souvenirs de mon premier jour de travail en tant que Junior Assistant de la CTB.

Depuis lors, Mamadou Fall, le Conseiller en Elevage de la CAT m’a appris qu’il suffisait de sourire pour faire tomber la pluie et rafraîchir l’atmosphère pour quelques heures…

Le RESOPP est le Réseau des Organisations Paysannes et Pastorales du Sénégal qui regroupe six coopératives, soit 20 000 membres  répartis dans différentes zones du pays.

Le siège du RESOPP est situé dans la ville Thiès à deux heures de route de Dakar.

C’est également là que se trouve la Cellule d’Appui  Technique du RESOPP (CAT, dont je fais partie !) qui encadre et coordonne  l’ensemble des activités des coopératives affiliées au réseau.

Le RESOPP dispose en outre d’une véritable institution de Microfinance (la Coopérative d’Epargne et de Crédit – COOPEC) et d’un Centre de Formation dans le domaine agro-pastoral.

Et parce qu’un  « BTC Junior Assistant » ne se trouve jamais quelque part par hasard, le RESOPP est  appuyée par des partenaires belges  (yeah !)  à travers l’ONG ADG (Aide au Développement Gembloux) qui agit dans le cadre du renforcement des capacités, et par le Ministère de la Coopération au Développement, pour la mise en place de zones de culture maraîchère.

Coopérative de Mbour - Antenne de Tene Toubab/image RESOPP

Coopérative de Mbour - Antenne de Tene Toubab

Une  coopérative rurale est à la base une association d’éleveurs et d’agriculteurs qui se réunissent pour  vendre, acheter ou financer l’achat de produits agricoles à des prix plus avantageux que ceux proposés par les marchands habituels (les « Bana-Bana »).

A mesure que le nombre de membres augmente, il devient nécessaire de structurer ces échanges tant pour des questions de gestion  et de bonne gouvernance que pour faire des économies d’échelle : par exemple, acheter les semences et engrais en gros pour obtenir des réductions.

Vannage de mil après la récolte/image RESOPP

Vannage de mil destiné à la vente

C’est ainsi que naît LA coopérative, sorte d’entreprise où les « patrons » sont en même temps les « clients » et à qui reviennent les bénéfices des activités.

magasin de céréales

magasin de céréales

Bien sûr, les magasins de la coopérative sont ouverts à tous, mais le prix de vente des produits peut parfois être plus élevé pour les non-membres que pour les « coopérateurs ».

A côté des activités de microfinance et de commercialisation des produits, la coopérative offre plusieurs services à ses membres : formations à l’élevage et aux techniques agricoles, actions sociales, dynamiques féminines, etc.

Par ailleurs, la coopérative dispose d’antennes afin de rendre ces services accessibles pour les membres des villages reculés. Réunies en réseau, les coopératives peuvent interpeller les instances politiques pour qu’elles améliorent les conditions de vie des paysans.

En ce sens, les coopératives constituent un réel levier de développement des zones rurales du Sénégal.

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Macina Toro…

sur la route du Fouta

Sur la route du Fouta...

Cap sur Ndioum où se trouve la Coopérative Rurale des Agropasteurs pour le Développement (CORAD) qui est membre de notre réseau de coopératives (le RESOPP).

A mesure que nous dépassons la ville de Saint-Louis et ses quartiers inondés, puis Richard Toll et ses plantations de cannes à sucre, le paysage se fait plus aride et je sens la chaleur monter, monter…

Ndioum est une petite ville qui se trouve tout au nord du Sénégal, à  quelques kilomètre de la Mauritanie, dans une région appelée le Fouta-Toro.

C’est la région des Peuls, dont certains sont appelés Pulaar (langue parlée) ou Toucouleurs, peut-être à cause des multiples tons sur lesquels se décline la couleur de leur peau, ce qui a pu laisser penser à l’ancien colonisateur que ce peuple métissé regroupait toutes les couleurs de l’Afrique.

Mais si une chose ne varie pas, c’est la beauté incontestable des femmes Peuls qui, parées de bijoux et de magnifiques tenues,  déambulent dans les rues de Ndioum.

Ndioum  a aussi la singularité d’avoir d’un côté de la route –il  n’y qu’une route goudronnée –le fleuve Sénégal, qui nourrit les périmètres maraîchers et permet la culture du riz, on appelle cette zone fertile le « Walo ». Le « Diery » se trouve de l’autre côté de la route. Ce sont des kilomètres de prairies semi-désertiques où les vaches, moutons et chameaux sont seuls maîtres.

troupeau de vaches dans le Diery

On les rencontre par centaines, en allant à Namarel, une antenne de la CORAD qui se trouve à une soixantaine de kilomètres de Ndioum, à l’intérieur des terres.

Traverser toutes ces plaines ressemble à un rallye, tant  la route est accidentée. Heureusement qu’il ne pleut presque plus et que Falou, notre super chauffeur a une maîtrise parfaite du véhicule.

A notre retour de Namarel, les villageois nous offre gracieusement de ce lait de vache fraîchement trait. Nous en garderont un peu pour faire du bon lait caillé dont raffolent tous les Sénégalais.

Outre l’antenne de Namarel, la Coopérative de Ndioum dispose de cinq autres antennes où les 8500 agriculteurs et éleveurs membres du réseau peuvent venir se ravitailler en engrais, semences et produits vétérinaires mais peuvent également prendre un crédit pour financer leur activité agricole.

semences de riz de la CORAD

semences de riz de la CORAD

L’accès au crédit est essentiel dans des zones très reculées ou peu d’institution de microfinance sont présentes. Seule notre équipe de la COOPEC (chargée du volet microfinance au sein de notre réseau de coopérative) ose s’aventurer,  en charrette, dans zones marécageuses du Walo pour aller à la rencontre de ces paysans et leur offrir de quoi financer les rizières.

Après la récolte, ils pourront venir revendre leurs sacs de riz auprès de la coopérative plutôt que de brader leurs grains à des marchands ambulants peu scrupuleux.

Notre mission est terminée, nous rentrons sur Thiès. Après six heures de route, je retrouve enfin la fraîcheur  et la quiétude de ma ville.

Mais une partie de moi est restée à Ndioum, à Macina-Toro comme l’appelle Baaba Maal, le chanteur-conteur  originaire de la région. Je vous laisse l’écouter: Baaba maal – Macina Toro

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Quito zien… / Seeing Quito

FOR ENGLISH SCROLL DOWN

Landen in Quito heeft iets van de ontdekking van het verborgen eiland Atlantis. Je vliegt – afgepeigerd door 24 uur reizen en 4 keer opstijgen en dalen – door een resem wolken, opeens begin je links en rechts besneeuwde bergtoppen te zien die door de wolken priemen en dan plots zie je een uitgerekte stad, sprookjesachtig bijna, met hier en daar een groene long. Een stad die zich uitstrekt over een hoogvlakte tussen imposante bergen en vulkanen op een eenzame hoogte. Je vliegt over de hele stad, maakt dan een bocht van 180 graden om zachtjes te landen in het midden van de stad. In een paar minuten heb je de hele bevolking gezien. Even heb je het gevoel dat je de enige toegangsweg tot deze idyllische plek gevonden heb, maar dan gaat het icoontje van je veiligheidsriem uit en zet je samen met 200 andere passagiers voet aan grond in de hectiek van de hoofdstad van Ecuador.
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Kaze Muzungu

Het mag gezegd worden, ik voel me welkom in Burundi. Na een vlotte landing op een niet-verlichte landingsbaan, kregen wij als 10 kersverse Junior Assistenten een warme ontvangst van Paul, de verantwoordelijke van de BTC projecten in Burundi, Sara, een ancien en Léa, de 11de en iets minder verse Junior Assistent.

Mijn eerste dag werd zowat volledig opgeëist met het regelen van praktische zaken als een Burundese bankrekening openen, geld wisselen, simkaart kopen en gebrieft worden over de (on)veiligheid – oh ja, Bujumbura blijkt (voorlopig) veilig! – maar algauw kon ik er volle bak invliegen.

In afwachting van de terugkomst uit België van mijn coach Roberto en een duidelijke taakomschrijving, werd ik onder de hoede van vier hartelijke Belgische politieagenten genomen. « De politie, uw vriend », ik durf het al bijna zonder cynisme uitspreken … Deze mannen zijn hier in het kader van het project Appui à la Formation de la Police Nationale du Burundi. Naar verluidt wordt er van mij verwacht de eerste maanden vooral op het project Ethique Professionelle de la Police Nationale te werken, maar door mee te draaien met de vorming, leer ik alvast het reilen en zeilen van de Burundese politie kennen. Marc, Michelle, Philippe en Hugues werken voor de internationale dienst van de Federale Politie (CGI) en komen hier drie weken begeleiden van de twee maand durende opleiding van 300 brigadiers en 60 officieren tot Officier Police Judiciaire. Tijdens hun – en tevens mijn – eerste week, ondersteunden zij de 30 leerkrachten in hun voorbereiding van de vier te geven modules (techniek van het ondervragen – wetenschappelijke en technische politie – administratieve politie – wegpolitie). Naast het in een supertempo afwerken van de verschillende brochures en het theoretische gedeelte te overlopen, werd er uitgebreid aandacht besteed aan praktische oefeningen zoals rollenspelen. Deze week en volgende week volg(d)en zij de start op van de opleiding zelf.

Doordat de opleiding van de officieren en brigadiers in twee verschillende scholen wordt gegeven, telkens op ongeveer een uur rijden van Bujumbura, doorkruiste ik reeds een stuk van de provincie Bubanza en een stuk van de provincie Muramvya. Dat de bergen en de natuur hier prachtig zijn. Maar ook Bujumbura-city blijkt veel te bieden; een match Ivoorkust-Burundi (1-0) kon ik niet aan me voorbij laten gaan, zo ook die duik in de golven van Lac Tangyanika niet.

Binnenkort een basiswoordenschat Kirundi voor ijverige toekomstige bezoekers.

Met warme groeten,

Caroline

(Bij het typen van mijn laatste letter komt er vrolijk een dikke pad vanonder de deur van mijn hotelkamer gesprongen.)

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En in Quito: poging tot staatsgreep of een ordinaire staking?

FOR ENGLISH SCROLL DOWN!

Net toen ik klaar was met mijn eerste blog over hoe mooi het was om hier toe te komen en hoe interessant het werk voor de boeg er uit zag, gebeurde er iets raar, hier in Quito. Als brave Belg had ik me er niet aan verwacht en aan de reacties te merken die ik kreeg van overal en vooral uit België was ik duidelijk niet alleen. Ook de Ecuadoranen waren verschoten, hoor, maar meer nog dan angst, slaakten ze een diepe zucht.

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