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Mon ABC de la Bolivie II |
Mieux vaut tard que jamais ![]()
voici la suite de “mon ABC de la Bolivie”
N – L’arrivée au pouvoir d’Evo Morales a notamment signifié l’initiation d’un long processus de rédaction d’une nouvelle constitution. Parmi les débats les plus importants de l’assemblée constituante, on peut citer la reconnaissance des nombreuses nationalités qui peuplent le territoire ainsi que de leurs langues et cultures. L’importance de cette reconnaissance se comprend au vu de l’histoire de la Bolivie, marquée d’un racisme violent envers les peuples indigènes. La nouvelle Constitution, qui reconnait le caractère plurinational de l’Etat Bolivien, se veut une véritable rupture par rapport à ce passé souillé de racisme et déclare dans son préambule : « Le peuple bolivien, de composition plurielle depuis la nuit des temps, construit un nouvel Etat. Il est inspiré des luttes du passé et de l’insurrection indigène anticoloniale, de l’indépendance et des luttes populaires de libération, des marches indigènes, sociales, syndicales lors des guerres de l’eau et d’octobre, des luttes pour la terre et le territoire et de la mémoire de nos martyrs. Ce nouvel Etat qu’il construit se fonde sur le respect et l’égalité entre tous, sur les principes de souveraineté, de dignité, de complémentarité, de solidarité, d’harmonie et d’équité dans la distribution et la redistribution du produit social où prédomine la quête de la vie digne et dans le respect de la pluralité économique, sociale, juridique, politique et culturelle des habitants de cette terre en cohabitation et partage de l’accès à l’eau, au travail, à l’éducation à la santé et au logement pour tous. ». Aux termes de la nouvelle Constitution, 37 langues, l’espagnol et 36 autres d’un nombre égal de peuples autochtones, sont désormais officielles en Bolivie.
O – Octobre noir est le nom donné à la période d’affrontements particulièrement meurtriers (au moins 80 morts et 400 blessés) qui a précédé la démission de Goni.
P – Potosi est certainement une des villes les plus importantes dans l’histoire de la colonisation. Grâce à son cero rico, une montagne en argent massif, qui domine la ville de ses 4824m, cette ville va permettre à l’Espagne de s’enrichir, à l’orfèvrerie européenne de prospérer et au commerce européen de se développer… au détriment des milliers d’hommes avalés vivants par la montagne riche. Dans la littérature ibérique, Potosi a également servi de métaphore. Ainsi Cervantès fait dire à Don Quichotte, face à un objet d’une valeur immense : “Ca vaut un Potosi!”. Aujourd’hui, la ville est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Petite anecdote : A Sucre, un jour avant de visiter les mines de Potosi, j’ai pu visionner avec mes parents le très beau documentaire “Le diable des mineurs. L’histoire de la survie d’un enfant” qui raconte le travail dans la mine de Basilio, 14 ans et de son petit frère Bernardino, 12 ans (www.thedevilsminer.com). Emus par ce documentaire, nous avons demandé à notre guide des nouvelles de Basilio. Il se trouve que Basilio est actuellement guide dans l’agence que nous avions choisie pour visiter les mines. Les visites de mines sont une expérience touristique très intéressante, loin du voyeurisme que nous avions craint. Les mineurs sont très fiers de montrer leur travail et l’approche est vraiment celle d’une rencontre. En outre, cette activité permet un revenu supplémentaire aux mineurs voire une alternative à leur travail dans la mine.
Q – Quinoa – Céréale cultivée sur tout l’altiplano et très riche en minéraux. Malheureusement, ici en Bolivie, le seul plat qu’on trouve habituellement, cuisiné avec cette céréale, est la délicieuse soupe de quinoa. Ajoutons également le jus de quinoa (non testé). Le reste est hélas, pour l’exportation et la consommation des touristes. Par contre, on trouve du riz (importé) dans 99% dans plats. Dommage.
R – Pas de réunion sans Refrigerio (snack)! Chaque rencontre doit être accompagnée de quelques empanadas ou salteña.
S – La Singani est une boisson alcoolisée produite en Bolivie à partir de la distillation du vin de muscat d’Alexandrie et d’autres variétés. On le mélange souvent avec du Sprite® ou de la Mineragua®.
T – Le Lac Titicaca est le plus haut lac navigable du monde et un lieu de villégiature prisé des pacéniens. Il est partagé par le Pérou et la Bolivie. Les mauvaises langues péruviennes disent que la partie « Titi » est au Pérou et l’autre partie est en Bolivie. (ah ah!)
U – Parmi les changements importants introduit par Evo Morales on peut sans aucun doute citer les relations avec les institutions de coopération internationale. Cette rupture est la plus significative envers l’agence de coopération américaine, USAID. Pendant longtemps, la Bolivie, comme la majorité des pays d’Amérique Latine a été sous le joug de l’impérialisme américain. Cependant, à l’instar de ses homologues cubain et vénézuélien, Evo Morales tente s’émanciper et de s’arracher de l’emprise de l’oncle Sam. Cette prise de distance se concrétise aussi dans le domaine du développement et les relations avec USAID en on également beaucoup souffert. De nombreux slogans “USAID fuera de Bolivia!” (USAID hors de Bolivie!) sur les murs de El Alto témoignent de cette méfiance.
V – Le plus haut sommet de Bolivie est le volcan Sajama (6542m). 
Par ailleurs, un des plus beaux site de Bolivie (et certainement du monde) est la zone volcanique aux frontières argentine et chilienne, connue sous le nom de Sud Lipez. Je vous laisse apprécier ces paysages magiques…
W – La wipala est le drapeau aux rectangles de sept couleurs utilisés par les indiens des andes.
X – euh… ^_^ La pudeur m’impose le silence
(ou plutôt joker!)
Y – Les Yungas désignent la région de dépression entre le haut plateau et l’Amazonie. A quelques heures de La Paz, le climat y est doux et tropical qui favorise les cultures de fruits et de la coca. Par ailleurs, la région très appréciée pour le tourisme. On y trouve la célèbre « route de la mort » (la bien nommée, hélas) avec des précipices vertigineux. Heureusement, depuis qu’une nouvelle route a été construite pour le transport routier, cette route n’est plus utilisée que pour les touristes amateurs de VTT et de sensations fortes.
Z – Zèbres – Voui, parce qu’on ne peut pas vraiment dire que les automobilistes soient très courtois envers les piétons, la Municipalité de La Paz a eu la bonne idée d’instituer des éducateurs urbains pour apprendre aux voitures à s’arrêter pour laisser passer les piétons (et aussi pour apprendre aux piétons à traverser correctement). Pour rendre les choses plus sympathiques, ces éducateurs urbains responsable du passage zébré sont des zèbres. Ils sont accompagnés par leurs acolytes les ânes qui miment les mauvais comportements (comme l’usage du téléphone portable dans la voiture). La Municipalité de El Alto a repris l’idée.





Massar jacques said,
July 12, 2010 - 6:41 am
Le General de Gaule avait dit: “Comment voulez-vous diriger un pays ou il y a 300 fromages ?”. Celà ne me semble pas plus facile de diriger un pays qui a 37 langues officielles. En Belgique nous n’en avons que 2 et c’est une de trop semble -t’il.!