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Archive for February, 2010

Entre sourires et résignation

Village caché presque honteusement derrière les collines asséchées de Lima, Manchay abrite jusqu’à 120.000 personnes ce qui, pour une Belge, ne s’appelle même plus un village puisque ces habitants y sont plus nombreux que dans ma « ville » natale, Mons.

 

Pour me rendre à Manchay, où s’inaugure un atelier productif de couture destiné aux femmes qui souhaitent sortir de leur foyers et apprendre une activité qui peut leur être utile et leur donner une nouvelle source de revenus, j’ai la chance de pouvoir compter sur une des coordinatrices du microprojet, Marlene. Sans elle, je serais toujours en train de chercher mon chemin car personne ne sait exactement où se trouve Manchay. Malgré sa récente célébrité (le village a accueilli le tournage de « La Teta Asustada », film péruvien nominé aux Oscars), et malgré sa proximité avec la capitale, tout le monde semble ignorer qu’à moins d’une heure du centre de Lima et à une demi-heure du quartier chic de la ville, vivent des milliers de personnes qui n’ont toujours pas accès à l’eau courante. Cela fait 40 ans que le gouvernement promet de changer les choses et de faire avancer les travaux mais la population elle-même s’est résignée. Pour 50 litres d’eau en bassine, une famille paie 8 soles (2 euros), qu’ils consomment généralement en une semaine. Avec cette eau, ils se laveront, feront la cuisine, la vaisselle, nettoieront leur maison, entretiendront leurs animaux de compagnie. Quand on sait qu’un consommateur belge moyen utilise (gaspille ?) 120 litres d’eau par jour, il y a de quoi frémir en imaginant les conditions d’hygiène de ces habitants oubliés.

 

A toute autre échelle, j’ai pu expérimenter moi-même ce que le manque d’hygiène peut avoir comme conséquence : j’ai récemment passé trois semaines dans la jungle amazonienne, dont une semaine chez l’habitant, complètement isolée de tout et en étant obligée de suivre les mêmes règles que les locaux. Au bout de quelques jours, se sentir constamment sale, ne pas savoir comment avoir les mains propres, ne pas savoir comment accéder à l’eau potable, devoir s’alimenter, aller aux toilettes « naturellement » et être tout simplement couverte de poussière et de transpiration du matin au soir sans l’option d’une bonne douche, cela rend fou.

C’est seulement avec cette expérience que j’ai pu comprendre à quel point l’hygiène quotidienne est importante et à quel point l’eau est précieuse. On l’entend de plus en plus chaque jour ; néanmoins, je suis convaincue que l’on ne comprend jamais aussi bien un concept que quand on le vit.

 

Une fois défini ce contexte de manque d’hygiène constant et permanent qui règne à Manchay, on ne peut tirer que deux conclusions.

Premièrement, les microprojets qui sont entrepris (et réalisés avec succès) dans ces zones oubliées et dans les conditions décrites ci-dessus, que ce soit à quelques minutes de Lima ou à quelques dizaines d’heures, ont énormément de mérite. Ils sont menés à bien par des personnes que seule la motivation peut faire avancer. Hier, j’ai rencontré des femmes non-éduquées, ou presque, qui se battent contre leur quotidien morose et celui qui attend leurs enfants avec toute leur détermination et qui sont infiniment reconnaissantes de pouvoir avoir accès ne fut-ce qu’à des cours de couture, trois fois par semaine, pendant deux heures. On peut remettre en question l’impact réel des microprojets à long terme sur le développement d’une communauté entière mais l’impact et la valeur qu’ils ont sur les vies de ceux qui les façonnent et y participent est, pour l’avoir vécu hier, inoubliable. Leurs regards m’auront marqué pour longtemps.

 

Deuxièmement, si au XXIe siècle, après 40 ans d’attente pour ne citer que cet exemple et avec une population totalement résignée, la question du changement en tant que tel et de la volonté (et surtout la bonne volonté) politique est aussi flagrante que le nez au milieu du visage. Honnêtement, est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Est-ce que l’on continue de se battre ? A quoi pensent ces politiques ? Ce genre de réalités nous réveille bien trop brutalement et nous permet de nous remettre en question, nous, notre travail et notre mode de vie.

 

Je pourrais continuer à écrire des dizaines de lignes encore sur la frustration du changement politique attendu en vain et pourtant élémentaire pour un changement global, viable et démocratique, sur les remises en question de notre lutte quotidienne pour un monde plus juste ou sur les petits bonheurs de voir quelques sourires éclairer notre journée pour avoir permis à une dizaine de femmes d’apprendre à coudre.  Cependant, aujourd’hui est un bon jour et je veux me dire que tant que ces sourires existeront, les frustrations et les doutes finiront toujours pas s’évanouir et on finira toujours par reprendre le chemin de notre Représentation de la CTB, de notre projet, de notre programme ou de notre siège central à Bruxelles. Non ?

 

 

 

 

 

 

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Rencontre avec Doris Barboza Quispe, bénéficiaire du Programme CSE

Doris Barboza Quispe est la sous-gérante du consortium « Flores del Ande », une entreprise travaillant dans le textile et composée de six associations d’artisans de la province de Huanta, dans le département d’Ayacucho au Pérou. Au total, cette entreprise représente environ 220 travailleurs.

Son interview par ici… Lees verder / En savoir plus »

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Electrification rurale au Rwanda. Un projet pilote à découvrir, celui du « Kiosque énergie ».

Me voila arrivée au Rwanda, et plutôt bien accueillie au sein du projet EPRER (Electrification des Populations Rurales par les Energies Renouvelables) dont je crois déjà pouvoir dire quelques mots. Vous les trouverez ci-dessous. Il faut savoir que le projet du “Kiosque Energie” dont il est question est essentiellement le fruit du travail de Charles Pépinster qui me précède ici comme assistant junior dans le projet EPRER. L’une de mes tâches sera d’en assurer le suivi après son départ…

Bonne lecture! Et n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires!

Un Kiosque énergie, qu’est-ce que c’est?

C’est un petit bureau de proximité, auprès duquel la population peut s’approvisionner en énergie. Moyennant une caution et le paiement d’un « crédit de recharge », les habitants des villages proches (cela correspond en fait à la colline) peuvent emporter chez eux une batterie chargée. A cette batterie sont reliés deux câbles qui se terminent par des lampes « Light Emmiting Diod » (LED) pour l’éclairage. Ils peuvent aussi y brancher une radio et un chargeur de GSM. Eclairage, GSM et radio, voila les premiers besoins en électricité des populations concernées.

Quel intérêt pour l’environnement ?

Le Kiosque énergie est alimenté lui-même en électricité par des panneaux solaires photovoltaïques, ce qui le rend « durable ». Mais étant donné le cout d’installation élevé de ces panneaux, tout le défi réside dans le calcul de rentabilité du projet… qui se veut auto-financé. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui, mais en bonne voie (voir plus bas)…

Par ailleurs, cet apport d’énergie permet d’éviter l’utilisation d’autres sources d’énergie dites « de débrouille » davantage polluantes telles que le kérozène, les piles dont l’élimination est toujours incertaine, les générateurs qui nécessitent du carburant… et permet de limiter les déplacements pour se fournir en énergie.

Pourquoi un Kiosque énergie?

Essentiellement parce qu’aujourd’hui, seulement 9,5 % des ménages ont accès à l’électricité. D’une part le réseau électrique national est encore très limité, d’autre part, là où il est présent, s’y raccorder coûte encore vraiment trop cher pour la plupart des citoyens.

Le projet d’Electrification des Populations Rurales via les Energies Renouvelables (EPRER) de la Coopération Technique Belge (CTB) vise à renforcer le Ministère de l’infrastructure Rwandais dans son effort d’extension du réseau d’électricité du pays. Ainsi, des travaux de construction de microcentrales hydroélectriques sont en cours à certains endroits (Nord-Ouest du pays), des lignes hautes et basses tension sont en train de voir le jour à d’autres (Centre du pays), tous les centres de santé, s’ils ne sont pas raccordés au réseau, vont se voir équipés de panneaux solaires photovoltaïques, une cartographie du potentiel éolien est à l’étude,… Le ministère est aussi en train de réhabiliter les centrales existantes (qui ne sont plus toujours très efficaces), ceci afin de limiter les pertes, d’augmenter la capacité de production actuelle et de viser à réduire le prix de l’électricité. Autant de projets d’envergure, pour lesquels il faudra encore un peu patienter avant d’en voir les effets.

En attendant, une initiative telle que le « Kiosque énergie » permet de répondre à des besoins actuels, et c’est là tout son intérêt. Si l’attrait pour ce projet pilote se confirme, alors d’autres kiosques énergie pourraient voir le jour assez vite, qui tiendront compte des leçons tirées du premier. Aujourd’hui, trois nouveaux lieux d’installation sont visés, dans lesquels des études socio-économiques doivent au préalable être réalisées.

Un chouette partenariat anglo-belgo-rwandais

A l’initiative du projet, un groupe d’étudiants très motivés de l’« Imperial Collège of London ». Ceux-ci ont lancé l’idée et sont rentrés en contact avec le projet EPRER. Au sein du projet EPRER, c’est Charles Pepinster, assistant junior, qui a saisi l’intérêt du projet et s’est lancé dans le partenariat. Enfin, dans un double souci d’appropriation et de transfert de compétences, des étudiants du Kigali Institute of Technology (KIST) ont été intégrés au projet. Ce sont les étudiants rwandais qui se chargent du suivi sur le terrain, en connexion avec les étudiants de Londres. Ensemble, ils travaillent sur la rentabilité du projet. L’équipe des assistants juniors de la CTB, désormais renforcée par Klara Claessens et par moi-même, continuent le partenariat. Nous comptons entamer prochainement les études sociologiques des trois nouveaux sites potentiels.

Un projet à suivre donc…

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Een stormachtig begin…

Ik begin met het belangrijkste, we hebben een kat.

Hij heet Caesar en is erg sympathiek, behalve als je durft je rug te keren, dan valt hij aan, recht in de kuiten. En hard. Misschien moet ik toch eens naar het Tropisch Instituut bellen, zien wat de risico’s zijn.

Mijn andere collega’s hier op de BTC-representatie in Rabat heten: Zineb, Amal, Lahcen, Sidi, Malik, Abderrahmane, Meriem, Fatima, Malika, Hassan en Manolo.

Geen Mohammed, noch Mustafa.

Maar wel één Abderrahmane, dat compenseert toch een beetje.

Het is ondertussen meer dan een maand geleden dat ik hier toekwam. Lees verder / En savoir plus »

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Alban, le pilote!

Interview d’Alban notre ancien chauffeur au PAPDC. Il a 36 ans et il vient de quitter la CTB pour un poste de fonctionnaire au Ministère de l’environnment. Nous avons effectué cette petite interview en novembre passé, durant une mission Cotonou-Natitingou.

Combien de temps as-tu fait l’école ?

 

J’ai fait l’école à Akapkpa. Tu connais Akpakpa ? C’est un quartier de Cotonou… Bon. Je suis resté jusqu’au BEPC. C’est la troisième secondaire. J’ai passé mon BEPC, et ensuite j’ai fait la seconde mais en première ma mère est décédée alors j’ai dû quitter l’école. Il me fallait gagner ma vie, réussir par moi-même.

 

Et quel a été ton premier travail ?

 

Je suis allé au port de Cotonou. J’ai fais une formation de transit, en même temps je travaillait déjà avec un oncle. Il m’a vraiment aidé. Il s’appelait Affo Gervais. Il n’est pas un oncle en tant que tel mais il est lié à la famille. C’est lui qui m’a vraiment aidé. Il m’emmenait sur le terrain, faire les papiers pour sortir les véhicules du port puis les vendre. Je vendais donc aussi les véhicules. J’ai fait ça pendant deux ans.

 

Tu pouvais trouver le vendredi 10.000 ou 20.000 (francs CFA – entre 15 et 30 euros par semaine). Et aussi 100.000 de plus si tu vendais un véhicule. Mais ça n’arrivait pas tout le temps. Plutôt une fois par trimestre. C’était dur quand même.

 

La troisième année, j’ai laissé. Un autre oncle qui s’appelle Marcel Boglo qui m’a aidé pour financer la formation auto-école. Je lui avais expliqué que je voulais travailler pour les projets (de développement). J’ai ensuite travaillé pour un projet forestier au nord du Bénin, vers Parakou. J’ai fait 5 ans là bas. Aujourd’hui ça fait 14 ans déjà que je suis chauffeur et depuis 1 an à la CTB.

 

Alban pardon mais… te sens-tu pauvre ?

 

Non ! Je travaille, je gagne ma vie, ça me suffit. (rires) Celui qui travaille n’est jamais pauvre!

 

Que dirais-tu du Bénin ?

 

Le Bénin c’est mon pays. J’aime le Bénin.

 

T’as jamais pensé à le quitter ?

 

J’ai pensé à le faire. Je pense encore aujourd’hui. Mais le manque de moyen ça t’empêche. J’aime l’Europe, et même aller visiter ici en Afrique : le Sénégal, le Cameroun. En Europe, les pays qui me plaisent c’est la France, la Belgique…

 

Tu sais ce qui me plait dans la vie, ma passion ? C’est le rally voiture là ! J’ai vraiment une passion pour ça ! J’ai appris à conduire pour ça et je suis pour ça dans les projets. On voyage loin, de longue distance, sur les pistes, tout ça ! Paris-Dakar ! Ce sont des choses qui me plaisent.

 

De quoi rêvais-tu quand tu étais adolescent ?

 

Je rêvais d’être champion de rallye ! Oui !

 

De quoi rêves-tu aujourd’hui ?

 

Encore ça ! Si ça existait au Bénin, c’est ce que j’aurai fait ! J’aurai été premier !

 

Que penses de cette idée de développement et de sous développement ?

 

Ca m’arrive d’y penser… Mais… Tu parles d’un pays ou de moi-même ?

Pourquoi toi-même ?

De moi-même de mon développement. Je ne sais pas comment expliquer. En fait je ne comprends pas bien….

 

Par exemple si un pays doit se développer ça dépendra de ses dirigeants et de nous-mêmes les citoyens. On doit aller travailler. Pas rester à la maison et dire maintenant on va en France ou les belges vont nous emmener de l’argent. Bon c’est ce que je pense. Ceux qui nous dirigent aussi ils doivent travailler. La minorité seulement travaille. Les autres en profitent. La minorité c’est nous qui ne sommes pas en haut, qui sommes en bas, on travaille beaucoup.

 

Cette majorité qui profitent, qui est-ce par exemple ?

 

Ceux qui en profitent vraiment c’est nos dirigeants qui en profitent. Par exemple regarde les champs, les cultivateurs travaillent beaucoup mais lorsqu’ils doivent vendre leurs ignames, leurs haricots mais ils ne peuvent pas vendre aux vrais prix. Et ils sont toujours en arrière, malheureux.

 

Pourquoi ils ne peuvent pas vendre à un prix normal ?

 

Nous les consommateurs. La vendeuse dit c’est 1000 francs, on dit non c’est 500. Tout le monde sait cultiver, donc c’est 500. La vendeuse te dit alors 700. C’est les cultivateurs qui nous nourrissent. Ils travaillent trop. Si il y a quelqu’un qui travaille au Bénin, c’est le cultivateur.

 

Par exemple, c’est comme une chaîne, du patron au petit. Mais si le petit fait très bien, tout le mérite revient aux patrons.

 

A la CTB, c’est un peu mieux. Tu te souviens du concours de photo à Possotomé ? C’est Nicolas, Sven, Thibault et Piet qui m’ont montré comment faire. Mais c’est moi qui est reçu le premier prix pas eux. Ca c’est bon ! Ma photo a gagné le premier prix, mais si tu me demandes grâce à qui, je te dirais que c’est à ceux-là qui m’ont appris mais il est normal que le premier prix me revienne à moi. (Rires)

 

Un mot pour l’avenir, pour conclure ?

Je vais dire quoi maintenant ? A l’avenir je veux être pilote de rallye ! Ca me plaît beaucoup.

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Africa Unit Camp

Quand l’utopie dessine la réalité, ou quand on épice la culture avec un zeste d’histoire, une pincée de  terre, quelques graines de pacifisme, un bouquet d’humanisme et de spiritualité, un événement au parfum particulier peut sortir de la grande marmite bouillonnante de la vie…

L’agro-écologie, qui a déjà fait ses preuves dans certaines régions (Europe, Sahel, Asie, …), semble être une technique de travail de la terre plutôt positive.

Une nouvelle dynamique dans les alternatives au système agricole productiviste est en train de s’organiser, au Bénin aussi. Des ONG, des syndicats paysans, des particuliers souhaitent voir naître une agriculture plus saine, plus humaine, plus locale, plus indépendante et plus juste. Les choses se mettent doucement en place… Lees verder / En savoir plus »

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And the winner is…

Qu’est-ce qui a les pieds dans les eaux du Niger, qui est bariolé de couleurs chatoyantes, qui vibre aux sons de la kora et des divas maliennes, qui bouillonne d’échanges et de rencontres, qui irradie de sourires les visages des toubabou fatigués par la grisaille?

Rien de moins que la sixième édition du Festival sur le Niger, à Ségou!

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Arrivée à Kigali

Premiers pas à Kigali

A mon arrivée à l’aéroport j’ai été chaleureusement accueillie par le ResRep et Klara. A peine les valises déposées à la guesthouse, Klara m’a emmenée à une pendaison de crémaillère chez la coach de Géraldine, Fara. Ma première rencontre avec Kigali fut donc de nuit à bord des fameux motos-taxis.

Nous nous déplaçons également beaucoup à pied, cela nous fait faire du sport vu l’altitude, les montées et les descentes, ce n’est pas le pays des milles collines pour rien! La seule chose à laquelle il faut faire attention quand vous marchez dans la ville le soir ce sont les trous!!! Et oui, je me suis bien faite avoir!!!

Lundi, j’ai découvert les bureaux de la représentation, mes nouveaux collègues (très accueillants!) et mon nouveau bureau. La première semaine a surtout consisté à découvrir les rouages des MIP, régler l’administratif (banque, ambassade,…) mais mon binôme m’implique dès qu’il en a l’occasion dans les décisions et les discussions. Nous sommes déjà allés deux fois sur le terrain, rencontrer les gens, voir les projets,… Ce qui est passionnant et me permet en plus de découvrir le pays.

Point de vue de l’emménagement, Annelies, Klara et Géraldine avaient déjà fait les demarches pour nous trouver une super maison. Nous avons emménagés lundi dernier dans une chouette maison, meublée, vue magnifique, et deux grues couronnées comme animaux de compagnies! Hanne, qui travaille la semaine à Kinihira, nous rejoint le week end à Kigali.

La famille svcd- vdos est bientot au complet, Marieke et Pieter ont fini par arriver, nous n’attendons plus que Vincent et Anne-sophie!

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Savoir-faire et faire savoir

Un ami me disait un jour où je me plaignais de ne rien « construire » concrètement en faisant de la communication, de ne rien faire de mes mains, qu’il y a ceux qui savent FAIRE et d’autres qui font SAVOIR. Passons sur le fait que je me plaignais sans doute sans raison, que je devais être fatiguée des ceviches tout frais de la ville de Lima, de la cumbia ou du Pisco Sour, la réflexion en elle-même m’a semblée tellement claire et tellement évidente.

Le talent, le travail, les résultats, les bonnes pratiques, les progrès : rien de tout cela n’a de sens si cela reste un acte isolé et passé sous silence. La goutte d’eau ne devient un océan que parce qu’un million de milliards de gouttes se sont rassemblées et font le même chemin. Et comment elles ont su, les gouttes, qu’elles devaient toutes suivre la première goutte pour devenir un océan ?

Eh bien, la communication, ca sert à ça : à faire des océans ! Et ce n’est que petit à petit que l’on se rend compte de l’utilité et de l’importance de communiquer, des répercussions positives que cela peut avoir sur un projet et sa durabilité. A la CTB, c’est pas toujours facile d’en convaincre les gens mais le Pérou est un pays fier, qui aime se montrer et ça lui fait un point en commun avec la communication. Un atout.

 

Cela fait maintenant un an que je me charge de la communication et de la visibilité de la CTB Pérou à la Représentation de Lima et à l’heure de faire le bilan de mes activités, j’ai l’impression que le compte n’y est pas, qu’il y avait un million de choses à faire et qu’en fait la liste est très longue. Mais ce n’est pas pour rien que je reste une deuxième année, avec plus de cordes à mon arc : je connais maintenant le pays, les codes qui y règnent, je connais mes tâches. Encore mieux, de nouveaux assistants juniors en communication ont rejoint la CTB Pérou et cela donne une dynamique incroyable, des échanges de conseils, des idées et des points de vue contrastés.

 

Grâce aux quelques photos qui suivent, vous pouvez avoir un aperçu de quelques actions de communication réalisées ici en 2009 et j’espère pouvoir bientôt poster de nouveaux articles sur les actions à venir.

 

 

 

 

Célébration des 10 ans de la CTB et de l’arrivée de la nouvelle image institutionnelle.

 

 

 

Lors de l’exposition de photos organisée par l’Agence Péruvienne de Coopération Internationale.

 

 

 

 

Organisation d’un stand pour une foire universitaire soulignant les actions environnementales du pays.

 

 

 

 

Conférence de presse pour le lancement du projet de Formations de leaders indigènes en gouvernabilité et politiques interculturelles.

 

 

 

Brochure retrospective des 10 ans de la Coopération Belge au Pérou.

 

 

 

 

T-shirts de promotion du Sanctuaire Tabaconas-Namballe, où un de nos projets se trouve.

 

 

 

 

Lors de la septième commission mixte … attentifs!

 

 

 

 

La newsletter de la CTB-Pérou, le CHASKI.

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La lutte contre la violence mais pas de violence dans la lutte

 

  Alors que le PROSIS (appui budgétaire au Ministère de la Santé) touchait à sa fin en décembre passé, je m’incorporai à un autre projet de la CTB au Pérou: le PILVFS (à prononcer comme ca s’écrit…): Programme Intégral de Lutte contre la Violence Familiale et Sexuelle à Ayacucho – Phase 2.

Première question: Encore un drole de projet? Ou projet traditionnel?

Le PILVFS dans sa 2e phase est un projet on ne peut plus hybride: intégré au sein même du Ministère de la Femme, il vise à soutenir une politique nationale existante (celle de la lutte contre la VFS = Violence Familiale et Sexuelle). Mais il a tout de même son armée d’administratifs (Karina et Walter) et son LAF en chef (Jorge), sans oublier la directrice du projet et ma coach, Betty Olano. Tous encaqués (littéralement) dans un petit bureau au ministère, l’équipe centrale, appuyée par Erich, un consultant extérieur basé dans le projet, coordonne sans relâche les activités du Programme National au niveau central.

le PILVFS2 avec Alain Devaux (ResRep) à l'occasion des 10 ans de la CTB.

le PILVFS2 avec Alain Devaux (ResRep) à l’occasion des 10 ans de la CTB

Parallèlement, le projet est focalisé sur la région d’Ayacucho, où le projet a 12 “gestores politicos” (“gérant politique”), c’est-à-dire un par province + un au niveau du gouvernement régional, eux-mêmes intégrés dans les différents gouvernements locaux (l’équivalent d’une mairie provinciale, disons) et dont les tâches principales peuvent être résumées comme suit:

  • faire de l’incidence politique au niveau local pour intégrer la lutte contre la VFS dans les priorités de l’agenda public avec le budget correspondant;
  • Promouvoir la formation et la sensibilisation à la thématique des fonctionnaires responsables de la formulation des politiques publiques locales;
  • Appuyer dans la construction d’un réseau articulé des différents acteurs de prévention et d’attention de la VFS (Les CEM ou Centro Emergencia Mujer, la Police, les procureurs, le secteur éducatif, les oganisations sociales de base, etc);
  • Soutenir les actions de capitalisation et systématisastion des statistiques sur la VFS entre les différents acteurs.

L’équipe centrale, pour faire court, coordonne non seulement les activités des gestores, mais réplique ces mêmes tâches au niveau central.

 Nous avons donc à faire à un projet “nouvelle vague” dans le sens où il ne s’agit pas d’une structure externe à toute institution ou agence du gouvernement du pays partenaire, mais il est bien intégré dans le ministère et même dans le programme qu’il entend soutenir. Néanmoins, on reste en présence de fonds et d’activités gérées par la CTB, et d’un appareil comptable externe au Ministère.

 Et ca ressemble à quoi un mois de janvier au PILVFS II?

 A un mois d’été… enfermés dans un bureau pour relire, reformater et rédiger tous les rapports possibles et imaginables: des rapports pour faire le bilan de l’année 2009 ( soit 12 rapports locaux à centraliser dans un rapport annuel final), et surtout la préparation du POA 2010 (Plan operativo anual qui établit le budget et le timing de toutes les activités de l’année 2010). Bref, on se remonte les manches, et on prépare les ingrédients pour l’année à venir!

Les "gestores" au boulot pour préparer 2010!

   

 

 

 

 

 

Mais tout est un peu au ralenti partout… Les mois de décembre à mars sont ici synonymes d’été, chaleur, vacances et plage…

 La coordination n’est pas toujours évidente! Entre les gestores qui sont parfois perdus dans les Andes avec maintes coupures d’électricité et internet, ceux qui oublient et ceux qui vont à leur rythme, il faut s’armer de patience pour collecter les informations, les analyser, les retranscrire et les présenter!  Que nenni pour le PILVFS! Allez, hop! Au boulot!

La prochaine fois, je vous en dirai un peu plus sur cette violente violence qui touche tellement de foyers au Pérou et qui mérite un post complet et un peu plus d’attention.

Céline, depuis sa nouvelle affectation

 

Asistente Junior

PILVFS II

Ministerio de la Mujer y del Desarrollo Social

Jr. San Martín 685 – Pueblo Libre

Lima – Perú

celine.degen@btcctb.org

 

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