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Archive for January, 2010

dberne

Mes premiers pas sur le sol béninois…

Après une escale à Casablanca puis à Lomé, j’arrive enfin sur le sol béninois. La sortie de l’aéroport se déroule sans encombre…Il est 2h20 du matin, mais la chaleur est toujours présente.

Le jour même (mercredi), je suis attendue à la représentation afin de participer à un programme introductif de trois jours ; présentation des collègues, des projets en cours, visite de courtoisie à l’Ambassade et formalités administratives.

Le samedi sera consacré à la recherche d’un logement. Le dimanche se déouroulera dans un endroit pittoresque (tenu par des belges) au bord de la lagune, accessible après avoir traversé la mangrove. Le tout en l’agréable compagnie de la famille du représentant résident.

Entretemps, j’ai migré de l’hôtel vers une maison de passage dénommée “DED” (coopération allemande), lieu convivial et cosmopolite.

Lundi 8h, départ de Cotonu avec Edwige (CTB) et Annick (Ambassade) pour une mission de deux jours à travers le Mono et le Couffo. Nous sommes chargées d’apprécier les résultats des micro-interventions financées par la Belgique. En 2009, ces mip étaient axées sur l’alphabétisation des groupements de femmes à partir d’activités génératrices de revenus. Ces deux journées ont été intensives et instructives. Elles m’ont offert l’opportunité d’être en contact direct avec les bénéficiaires et les réalités du terrain.

Jeudi : vernissage de l’Exposition ” Bénin 2009- Espoir 2015” auquel sont invités des Autorités béninoises ainsi que différents Partenaires Techniques et Financiers présents au Bénin. Cette manifestation s’est déroulée à la Médiathèques des Diasporas à la Place du Souvenir à Cotonou.

Suite au prochain épisode…

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xmanche

Butare, Pepaps, nous voilà…

En tant qu’Assistant Junior, j’arrive sur un projet qui est déjà bien en place. Il a débuté il y a plus de deux ans et la cellule « sensibilisation » que j’intègre a déjà bien travaillé, en collaboration avec la cellule « genre » et « communication »…

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pvandesype

No hay

Een veelgehoord – maar weinig geapprecieerd - zinnetje in Perú is ‘no hay’ (is er niet/er is geen…).

Een ober keert terug uit de keuken met de mededeling dat het gerecht dat je besteld hebt op is. Je moet dringend je mails checken, maar ‘no hay internet’. Omdat het de vorige dag zwaar geonweerd heeft is er de hele dag geen elektriciteit. De geldautomaat verzoekt u vriendelijk zich naar de dichtstbijzijnde automaat te begeven, 100 km verderop.

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lweyers

Mali, amour et amitié…

J’ai attendu longtemps avant de choisir celles de mes expériences maliennes que je souhaitais partager. Trop longtemps, diront certains ;)  Soit, c’est vrai… Mais je ne me sentais pas l’ancienneté suffisante pour exprimer les choses, en sachant ou au moins en pensant savoir. Ou alors je ne trouvais pas le temps de les écrire, ces choses. Mais certains n’accepteront pas l’argument. Ils ont raison, au fond. Soit encore je manquais d’inspiration pour trouver de quoi écrire. Car il faut bien avouer que, parmi mes collègues volontaires, Assistant Junior, pardon… nombreux sont ceux qui nous donnent à lire. Et que de belles choses, en plus. Intéressantes, naturellement. Il y a de quoi intimider mon stylo fébrile. Mais alors je me suis dit que la comparaison n’importait pas. En fait, je me suis dit cela hier. Je me suis dit cela hier car, alors que j’écoutais Momo, j’ai entendu dans ses mots de belles idées. Des idées simples, mais des idées belles. Et je me suis dit qu’il aurait été trop bête de ne les garder que pour moi. J’avoue ne pas lui avoir demandé la permission de reproduire sur ce blog la pureté de ses messages. Mais  Momo est un ami. Et je crois qu’il aimerait savoir à quel point je valorise ce qu’il m’a fait l’honneur d’entendre. Par contre, je crois qu’il serait injuste de vous parler de ce que m’a confié Momo sans vous parler de Momo, lui-même.

Je suis arrivé au Mali il y a près d’un an. A Bamako, pour être tout à fait exact… Mes premiers jours furent marqués par un chaos d’impressions diverses. Des chocs visuels, l’ivresse d’une aventure qui commençait tout juste, et le tout mélangé avec l’appréhension de ne pas être à la hauteur de ce dans quoi je m’étais embarqué. J’étais arrivé pendant la nuit, cueilli à la sortie de l’avion par l’un de ceux qu’on appelle à la CTB MALI les dugu tigis, les chefs du village. L’un de nos chauffeurs, Sambaly… J’étais fatigué et je dois avouer que, ce premier soir, je n’étais pas à l’aise. Alors donc, ce premier soir, nous avons parlé peu, juste ce qu’il fallait pour masquer le silence. Depuis lors, Sambaly est un ami. Dauda aussi. Et moumouni. Et Bâ. Et tous les autres. Mais je me perds un peu. Cela m’arrive souvent. J’en étais donc à mon arrivée à l’aéroport, à mon accueil par Sambaly et au trajet qui devait m’emmener à l’auberge où l’on m’avait réservé une chambre pour passer la nuit. C’est là que j’ai croisé Momo pour la première fois. Arrivé à 2H00 du matin, il avait fallu le réveiller. Il me refusa d’entrée le droit de porter mes valises jusqu’à ma petite chambre. J’étais épuisé mais lui, dans un torrent de sourire, me demanda mon nom et me proposa, pour le lendemain déjà, de partager avec lui un petit verre de thé. Ce fut notre première rencontre, et j’en garderai un souvenir immortel. Parfois, à vivre au Mali, on oublie qu’il est anormal de saluer un inconnu dans la rue, de demander au boutiquier comment va sa famille, de céder sa place assise à celui qui se tient debout, … Dans tous les autres pays de “mon” monde, c’est d’ailleurs un peu anormal, non ? Ou bien disons normal, mais tellement rare… Alors, allez maintenant imaginer le gardien d’une auberge, réveillé brusquement au plein milieu de la nuit, qui, non mécontent d’être interrompu dans son rêve, transforme tout son visage en sourire, prétend ensuite m’arracher mes valises, m’ôtant la fierté de porter moi-même mes 48 kgs d’affaires, futiles pour la plupart, et le voilà en plus ayant la prétention de m’inviter, quelques secondes seulement après m’avoir rencontré, à boire le thé le lendemain. Vous n’imaginez pas ? Non, c’est normal. Je n’imaginais pas non plus. Surpris, mais épuisé… Alors j’ai dormi.

Quand j’ai ouvert les yeux, il était déjà quelques mois plus tard, le temps passant si vite. J’étais installé dans une maison beaucoup trop spacieuse pour moi-même. Je n’étais plus à l’auberge. Je ne voyais plus Momo. Plus très souvent en tout cas. Mais un jour, il appelle. Mystérieux dans ses phrases, il veut me fixer un rendez-vous quelque part, pour qu’on parle, lui et moi. Alors on prévoit de se voir. On choisit le Palais de la Culture, en bordure du Niger, là où nous nous étions habitués à aller courir ensemble pendant mon séjour à l’auberge. Arrivé sur place, je cherche son sourire. Mais ma tâche est ardue. Peu sont ceux qui ont choisi de ne pas sourire. Il est là quand même, je le vois, il sourit plus encore que tous les autres. Alors, on parle. De tout et de rien. De la famille, bien sûr. Des amis aussi. Et alors vient le travail. Comment se passe le travail, demandai-je… Voilà pourquoi il me voulait voir. Des problèmes au travail, il cherchait autre chose…Et il me savait nouvellement installé dans cette maison trop spacieuse. Voilà comment Momo devint, après mon ami, mon gardien, mais mon ami quand même.

Je ne peux pas dire que je me sens bien dans la peau d’un patron, et je crois ne simplement pas pouvoir me comporter comme tel. Vis-à-vis de Momo, c’est tâche impossible…  Alors, bien souvent, les soirs de la semaine, je ne suis plus seul chez moi. Nous sommes devenus trois, mon ami Ousmane s’étant lui aussi ajouté au compteur. Parfois, nous lisons chacun un livre assis en rond autour d’une table basse en désordre, envahie par nos six jambes qui s’y sont posées pour rendre notre position plus confortable. Ou on écoute Youssou N’Dour. Ou l’on joue aux cartes. Et parfois, on parle simplement des choses de la vie… C’est à cette occasion que Momo disait de si belles choses, des choses qui m’ont touchées, parce qu’elle étaient si vraies et si lourdes de sens. Parce que ces belles choses, ces idées, sont comme des préceptes qui organisent sa vie…et je ne peux m’empêcher de penser que sa vie en devient si dure. Et pourtant, tout part de l’amour qu’il a pour sa mère…

Il me disait un jour que la maman, c’est ce qui fait d’un homme, un homme. C’est elle qui le fait naître, et il ne devient ce qu’il devient que grâce au soutien et à l’amour qu’elle lui apporte. Et il poursuivait, me disant ne pas comprendre que certains se défassent de leurs liens maternels comme l’on se défait d’une mauvaise habitude. Il me parlait de ces gens qui ne se soucient plus de maman, qui ne s’enquièrent plus de sa santé, ou ne lui demandent plus de ses nouvelles, qui ne lui rendent plus visite, ou alors lorsqu’ils y sont obligés par l’imminence d’une fête. Il me parlait de ceux qui ne pensent plus qu’à eux, et qui laissent maman seule, si souvent. Et puis, il me parlait enfin de sa maman à lui, qui vit seule, parce que lui doit vivre chez son père. Mais il lui rend visite, aussi souvent qu’il peut. Il lui paie les vêtements qu’elle a besoin pour les fêtes. Lui apporte à manger. Il l’aime, d’un amour si naturel et spontané. Et c’est si beau de l’entendre parler d’elle. Moi qui aime tellement ma maman, je frissonne quand il parle de la sienne. Je frissonne parce que l’amour qu’il lui porte implique tellement de sacrifices personnels. Des sacrifices auxquels j’aime penser que je consentirais aussi à sa place. Mais, voyez, je ne suis pas à sa place.

A sa place, il me le raconta un autre jour où nous parlions, voilà ce qu’on doit faire et ce à quoi l’on renonce. A sa place, on n’envisage pas de trouver l’amour. On ne l’envisage pas, ou en tout cas tellement tard, parce qu’il faut d’abord pouvoir assumer les besoins de maman. A sa place, on ne voyage pas pour tenter sa chance autre part. On ne voyage pas parce qu’il faut pouvoir être là, auprès de maman. A sa place, on ne va pas au “grain” boire le thé et parler aux filles. On n’y va pas parce que chaque sou gagné est un sou qui doit servir pour le bonheur de maman. Et jamais ça ne cessera.  Voilà pourquoi ces choses si vraies, tel que l’amour qu’il porte à maman, si lourdes de sens, rendent selon moi sa vie si dure. Parce qu’il n’y a pas de choix qu’il pose pour lui-même. Ou si peu. Une générosité innée. Mais lui, je crois, ne le voit pas comme ça. C’est juste dans l’ordre des choses. Alors je me dis, voilà une âme qui est pure, un désintérêt si total, un “abandon” de soi pour l’amour de maman. C’est mon gardien. C’est Momo. C’est mon ami, surtout.

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ndetiffe

Digesteur : épuration et biogaz

Le Programme Pro-SNTN (Programme d’Appuis au Développement Durable de la Zone d’Influence du Parque National Tabaconas Namballe, San Ignacio – Cajamarca, Pérou) a participé à la construction d’une plate-forme de traitement du café.

Contexte:

La production caféière est aux mains de plusieurs milliers de petits caféiculteurs ayant en moyenne moins de 2 hectares. L’idée est de centraliser au niveau d’une plate-forme de traitement les opérations de dépulpage, lavage et séchage des grains de manière à améliorer l’homogénéité de la production et ainsi augmenter la valeur du produit fini, le café vert.

Néanmoins cette concentration de la production peut engendrer un impact environnemental important si la partie assainissement n’est pas bien prise en considération.

Les eaux issues du traitement du café, les « eaux miel », possèdent une charge organique élevée (de 14 fois à 100 fois plus importante que les eaux résiduelles domestiques !!).

Il est donc important de traiter ces eaux avant leur rejet dans l’environnement.

Sa contamination d’origine organique, engendre une modification de l’odeur, de la couleur et la saveur de l’eau perçue par les autochtones. Les conséquences sur l’environnement sont également importantes par le phénomène d’eutrophisation (perturbation du milieu aquatique par un apport exagéré en éléments nutritifs engendrant la baisse de la concentration en oxygène).

Ces eaux riches en éléments nutritifs peuvent être valorisées comme engrais liquide mais nécessitent une superficie importante de terrain, ce qui est par exemple le cas du Brésil (où les eaux sont traitées via lagunage). Dans le contexte du nord du Pérou, le relief fort accidenté rend difficile la construction des systèmes de traitement comme le lagunage.

Une alternative de traitement est la voie anaérobie via l’utilisation de digesteur à coupole fixe qui s’est bien développé en Amérique Central comme au Nicaragua et en République Dominicaine. Elle a l’avantage d’être peu encombrante au niveau du sol tout en offrant un traitement poussé des eaux avec la possibilité de récupérer du biogaz comme sous produit (gaz de cuisine,…)

Etant dans une zone assez isolée et peu développée, les ressources financières et humaines sont faibles.

Le système doit donc répondre aux critères suivants :

-         être facile à construire, adapté au contexte et possible de reproduire ;

-         être simple d’opération et de maintenance ;

-         être de faible coût d’opération et de maintenance ;

-         avoir peu d’impact sur l’environnement. 

Le système de digesteur répond à ces critères et a déjà fait ses preuves en Amérique Central.

 Origine des eaux miels:

Sans entrer dans le détail de tout le processus, voici un schéma reprenant les différentes origines de pollutions potentielles issues du traitement du café.

 

La cerise de café est dépulpée mécaniquement à l’eau engendrant les eaux de dépulpage. Ensuite les grains sont immergés dans l’eau de manière à fermenter la partie visqueuse du grain (le mucilage collé au parche)

 

 

 

 Finalement les grains sont lavés et séchés pour obtenir le café en parche (grain de café auquel on doit encore enlever la parche et la pellicule argentée) 

 

Toutes ces eaux sont fortement concentrées en matières organiques (7 – 14 kg DCO / m3) et s’acidifient rapidement (pH 4 - 5).

 

 

 

Traitement des eaux miel:

Comme expliqué précédemment, une des techniques applicables dans le contexte particulier de la zone nord du Pérou, c’est le digesteur anaérobie.

Il consiste en une structure hermétique où la biomasse est maintenue à l’abri de l’air et de la lumière. Cela permet le développement de bactéries spécifiques (méthanogènes) qui vont convertir la matière organique en biogaz (dioxyde de carbone et méthane).

Techniquement, le type de système construit est un digesteur à séparation de phase (séparation physique de l’acidification et de la méthanisation) à flux ascendant et possédant une biomasse fixée sur un support.

Voici quelques points spécifiques de cette technologie :

 

 

-         Démarcation de l’excavation du digesteur :

 

 

 

 

 

-         Excavation :

 

 

 

 

 

-         Construction du fond en béton armé:

 

 

 

 

 

 

 

 

-         la construction du cylindre du digesteur est réalisée en briques et le rayon est strictement contrôlé à l’aide d’un repère (bambou).

 

 

 

 

 

 

-         le dôme est également fabriqué en brique placées à 45°:

-        les briques sont maintenues à l’aide de contrepoids:

-        une couche de finition en ciment est mise sur le dôme: 

 

 

 

 

 

-         le digesteur terminé avec la rigole d’alimentation:

-         détail de la rigole d’alimentation avec le          couvercle en béton et la sortie de biogaz

 

 

 

 

 

L’eau arrive au niveau d’une rigole autour du col du digesteur et descend par 6 tuyaux vers le fond au niveau du matériel de support (morceaux de bambou, bouteilles de PVC,…) où se développe les bactéries responsables de la production de biogaz.

 

-         le cylindre de compensation :

 

Est un cylindre construit à la sortie de l’effluent jouant le rôle de presse hydraulique permettant de maintenir la pression de biogaz constante.

 

 

 

 

 

Le système de traitement à eau miel sera mis en fonction en mai 2010, au commencement de la récolte de café.

 

Un autre système vient de s’initier dans un village dans les alentours profitant de l’expérience et de la formation de travailleurs locaux. Ce système aura pour objectif de traiter les eaux résiduaires domestiques. La technologie est similaire à celui des eaux miels sauf qu’il est complété par une désinfection via un biofiltre.

 

Ce biosystème fera l’objet  prochainement d’un article avec les avancements des travaux.

 

Si vous avez des questions, si vous désirez des informations plus détaillées, n’hésitez pas à me contacter …  merci

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