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Bolivie, mode d’emploi II: Transports |
El Alto est une ville qui s’est développée à la marge de La Paz. Il est essentiel d’intégrer cela pour comprendre le phénomène de l’incroyable trafic routier à El Alto.
Il y a bien sûr le problème de la circulation quotidienne des navetteurs vers le siège du gouvernement, et vice-et-versa, dont j’ai déjà fait référence (article sur la Ceja). Cependant, cette circulation ne serait pas un problème majeur si la ville bénéficiait d’un réseau routier un peu rationnel. Or, il faut le dire, l’aéroport international, en plein milieu du jeu de quilles, est un peu gênant. Je vous laisse en juger vous-même sur cette vue aérienne où l’on voit clairement que les grands axes doivent contourner l’aéroport.
Mais rassurez vous, je ne vais pas vous parler davantage du plan routier de la cité Aymara, mon propos est plutôt de vous présenter le b.a.-ba du vrai alténien en matière de transports urbains afin de rendre vos trajets les plus agréables possibles…
Voici donc un petit résumé des types de mobilidades et leurs règles et codes respectifs:
On ne présente pas le taxi (savez vous que c’est le mot qui revient dans le plus grand nombre de langues différentes?). La seule chose qu’il faut savoir, c’est qu’il vaut mieux utiliser des radio-taxi la nuit. En effet, ces dernières années, les agressions en taxi ont été très nombreuses.
Pour quelques bolivianos de moins, vous voyagerez en trufi. Le trufi est un taxi collectif à trajet fixe. Il accueille quatre voyageurs. Sa destination est fixe (et indiquée sur le pare-brise), mais vous pouvez descendre à n’importe quel moment du trajet. Personnellement, c’est mon moyen de transport préféré : rapide, bon marché et confortable. Dommage qu’il n’y en ait pas plus!
Ceci dit, si vous êtes vraiment sportif ou que vous êtes en quête d’une expérience (olfactive, auditive, etc.) concentrée de El Alto, je vous conseille vivement le mini. Le mini a une capacité de quinze personnes,
dont le conducteur et le vocero (cfr. art. Bolivie, mode d’emploi I). Cependant, si le vocero s’assied sur vos genoux, le mini peut accueillir jusqu’à seize personnes. Les enfants en dessous de sept ans ne comptent pas. Le mini a un code non écrit qu’il faut absolument maîtriser si vous ne voulez pas énerver le chauffeur et, par la même occasion, éviter que le véhicule ne finisse dans le décor. (1) Le mini ne démarre pas s’il n’est pas complet. (2) Vous pouvez descendre et monter du mini à n’importe quel point du trajet. Pour descendre, il vous suffit d’en informer le vocero en disant « esquina » (coin) ou « semáforo » (feu). Vous pouvez aussi employer le délicieux euphémisme « Voy a aprovechar » (je vais profiter), ce qui signifie que vous vous risquez a descendre rapidement du mini au milieu de la route, idéalement en plein virage, avant qu’un camion ne dépasse par la droite. (3) Le coût du trajet varie entre un et deux bolivianos cinquante. Vous êtes priés d’attendre que le vocero vous demande de payer pour le faire. S’il vous plait, veillez à avoir « el saldo no más » (la monnaie, pas plus) ; le vocero déteste devoir rendre la monnaie (parce qu’il doit demander le change au conducteur et que ça énerve le conducteur). (4) Pendant votre trajet, pour ne pas devoir monter et descendre incessamment pour laisser descendre les autres passagers, il est conseillé de s’assoir au fond du véhicule ou, si vous avez de la chance, à côté du conducteur. A La Paz, il existe aussi un sorte de mini plus petit, plus confortable, mais sans vocero.
Et bien, après tous ces conseils, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bon voyage!

La semaine prochaine : gastronomie bolivienne



sam geerts said,
December 22, 2009 - 4:21 pm
comme si j’étais de nouveau là-bas.
et… dans la série taxi, trufi, mini, …il y a aussi des “micros”