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JAMM REKK (français)

Kumba Aminata Baji Niay. Quand on a une ‘nouvelle’ vie au Sénégal, il convient également d’avoir un nouveau nom, ou au moins un nom avec lequel je peux vraiment m’intégrer.

Comme mes amis Sénégalais ne tombent pas d’accord sur mon nom (ils veulent tous me donner leur propre nom), j’ai deux prénoms (Kumba & Aminata) et deux noms de famille (Baji & Niay). Ils m’ont rassuré que ça ne pose pas de problèmes: “Amul problème”.

Après un peu plus que deux mois dans ce magnifique pays, je peux sans doute dire que je m’y sens bien. “Jàmm rekk. Al amdullilaa”; “Je suis en paix. Grâce à Dieu”. Au Sénégal tout arrive grâce à Dieu. “Insjallah”; “Si c’est la volonté de Dieu”.

A la veille de la grande fête musulmane “Tabaski”, les moutons prennent petit à petit le pouvoir dans la ville (voir Photo 1), pour le peu de temps qui leur reste à vivre… Puisque Saint-Louis et la reste du pays laisse tomber le travail quotidien pour cet important événement de famille, moi aussi j’ai un peu plus de temps que d’habitude pour décrire les activités des semaines passées sur le blog.

Des moutons saisissent le pouvoir à Saint-Louis

Photo 1 : Des moutons saisissent le pouvoir à Saint-Louis

Le mois d’octobre était ‘un mois d’exploration’ : faire connaissance avec le projet et les cibles, améliorer mes connaissances concernant l’assainissement et les problèmes spécifiques du quartier où nous travaillons, découvrir les institutions, assister aux réunions, régler mille choses pratiques etcetera…

En novembre j’ai vraiment commencé le travail. Pour la première fois, les experts de communication de l’Office National de l’Assainissement (ONAS), avec qui nous collaborons, sont venues ‘en mission’ à Saint-Louis. J’ai rencontré les notables du quartier de Darou lors d’une réunion informelle sur la parcelle du chef du quartier et j’ai essayé de suivre leurs conversations en Wolof. Je n’ai pas compris davantage que le fait qu’ils ont la volonté de supporter le projet. Néanmoins, c’était une merveilleuse expérience et je trouve important que je sois là dès le début pour qu’ils puissent au moins connaître mon nom. Puisque j’aurai mon bureau dans le quartier très bientôt, je serai le point focal entre les bénéficiaires et le personnel de l’ONAS à Dakar. Cela implique que je dois parler le Wolof aussi bien que possible et préférablement aussi vite que possible…

Pendant cette première semaine de novembre, j’ai aussi rencontré le personnel de la Mairie de Saint-Louis qui nous supporte également…cette fois-ci en français.

La deuxième semaine de novembre, j’ai assisté à une formation de cinq jours sur la méthode SARAR PHAST, une technique participative pour sensibiliser sur l’eau et l’assainissement en utilisant des images (voir Photo 2 et 3). Dans le quartier de Darou, nous allons aussi utiliser cette méthode-là pour expliquer l’importance de notre projet aux bénéficiaires.

Formation SARAR PHAST à Toubacouta, exercice dans le village de Keur Mama Lamine

Photo 2: Formation SARAR PHAST à Toubacouta, exercice dans le village de Keur Mama Lamine

Formation SARAR PHAST à Toubacouta, exercice dans le village de Keur Mama Lamine

Photo 3 : Formation SARAR PHAST à Toubacouta, exercice dans le village de Keur Mama Lamine

Lors de la deuxième mission des ‘femmes de l’ONAS’ – il y a un bonne équilibre de genre dans notre projet – les futurs animateurs ont été embauchés. Ils vont sensibiliser les cibles sur l’assainissement et l’hygiène en général à partir du mois de décembre (voir Photo 4). Le lendemain, après la sélection, les trois jours de formation des animateurs ont déjà commencé (voir Photos 5, 6 & 7). Nous n’avons que dix mois pour notre campagne de sensibilisation et cela fait clairement monter le rythme.

Un superviseur et six animateurs (gauche à droite) ont été sélectionnés

Photo 4: Un superviseur et six animateurs (gauche à droite) ont été sélectionnés

Les animateurs classent des institutions et organisations principales de Darou dans un Venn Diagram

Photo 5: Les animateurs classent des institutions et organisations principales de Darou dans un Venn Diagram

Une animatrice analyse les problèmes d’assainissement à Darou à l’aide d’un “Problem Tree”

Photo 6: Une animatrice analyse les problèmes d’assainissement à Darou à l’aide d’un “Problem Tree”

Un des animateurs décrit le “profile historique” de Darou après avoir parlé avec les autorités locales dans le quartier

Photo 7: Un des animateurs décrit le “profile historique” de Darou après avoir parlé avec les autorités locales dans le quartier

Avec ce bagage théorique, les animateurs sont finalement partis dans le quartier de Darou. Là-bas ils ont formé différents groupes pour présenter des questionnaires sur les habitudes à propos de l’assainissement et la gestion des déchets dans quelques ménages. (voir Photo 8, 9 & video).

Visite du terrain 1

Photo 8: Visite du terrain 1

Visite du terrain 2

Photo 9: Visite du terrain 2

Animatoren aan het werk in de wijk Darou from Elena Dikomitis on Vimeo.

C’était la répétition générale pour le vrai travail, qui va commencer en décembre…après que la ville ait cuvé son vin de la Tabaski !

A ne pas oublier: “Insjallah”; “Si c’est la volonté de Dieu”.

[voir post suivant pour la version néerlandaise: http://blogcooperation.be/2009/11/30/«-jamm-rekk-»-2/]

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