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Avril – Un de bon sur mille. |
Mieux vaut ne pas se fier aux dictons météorologiques boîteux et préférer la météo CTB-Pérou, plutôt bonne en ce mois d’avril…
Le mois d’avril sera un mois de visibilité intense ou ne sera pas ! Impossible de blâmer le renouveau et la fraicheur du printemps dans cette histoire, c’est l’automne qui pointe son nez. Non, non, si brusquement les couleurs CTB se retrouvent partout dans la ville, si les logos font leur apparition de plus en plus fréquemment et si les cartes de visite s’échangent beaucoup plus facilement que la monnaie locale, c’est qu’avril est un mois très communication-friendly, pardis!
Le mois a commencé en force, avec l’organisation par l’agence péruvienne de coopération internationale (APCI) d’une exposition photo en l´honneur de ses 7 ans d’existence. Evidemment, la CTB a sauté sur l’occasion pour afficher ses plus belles photos, les plus représentatives du travail effectué par les équipes des projets en cours ou passés. Et le jour de l’inauguration, nos plus beaux sourires. Parmi plus de 200 photos exposées et choisies par les ONGS, coopérations gouvernementales et
autres organisations actives dans le monde de la coopération au Pérou, nous étions bien entourés et nous n’avions rien à envier aux autres participants (plutôt fière ? moi !? Noooon). L’idée principale était avant tout de laisser la parole, à travers ces photos, au plus grand nombre de projets possibles. Sur un total de six photos, nous avons finalement réussi à représenter quatre de nos projets: la Lutte contre les Violences Familiales et Sexuelles, le programme de Centres de Services Non Financiers, le programme d’Appui à l’Assurance Intégrale de Santé et le programme d’Appui au Développement Durable du Sanctuaire Tabaconas Namballe . Même si ce ne sont que
six photos sur un total de plus de 200, nous avons répondu présent et l’occasion de constater et d’admirer d’autres projets, d’autres manières de voir et d’autres résultats est presqu’aussi importante que le fait d’avoir participé. Se retrouver entre pairs, tous différents mais tous réunis autour d’un même objectif et se rendre compte que le respect et l’admiration d’un travail bien fait sont des valeurs qui nous sont communes est un bon vecteur de visibilité, reconnaissance et d’appartenance.
Avril n’aurait offert que cette opportunité que mon mois aurait déjà été productif mais c’était
sans compter sur les événements impromptus qui arrivent au Pérou beaucoup plus souvent et naturellement qu’en Europe. Ici, les inattendus sont toujours attendus. Voyez plutôt comment, en deux semaines, la CTB a rejoint l’organisation d’une foire au développement durable de plus de trente participants qui n’en était encore qu’à ces balbutiements. En deux semaines, une organisation locale de promotion du développement durable, IPES, a mis sur pieds une journée consacrée à l’environnement et au développement durable de manière plus générale. Typiquement péruvien : très pratique pour apprendre à travailler dans l’urgence – et je ne fais pas d’ironie. Actuellement, la CTB-Pérou n’a qu’un projet directement lié à l’environne
ment et au développement durable tel que le spécifiait IPES : le Programme d’Appui au Développement Durable du Sanctuaire Tabaconas Namballe (ProSNTN). L’accent a donc été volontairement mis sur celui-ci et, grâce à la présence de nos trois chers vaillants volontaires du Nord du pays, cette journée a été une réussite ! Non seulement les contacts avec des organismes nationaux, les entreprises privées et le public ont été fructueux mais, en plus, la promotion d’un miel (succulent) 100% naturel et biologique produit par des travailleurs de la région de San Ignacio a suscité beaucoup d’intérêt et de ventes solidaires.
Aujourd’hui 20 avril, il me reste une dizaine de jours pour lancer une newsletter, donnant un nouvel espace de diffusion et d’interaction à la CTB-Pérou, et laisser libre cours aux plumes les plus prolixes de nos projets. Nouveau défi…il faudra tenir sur le long terme et plus travailler dans l’urgence. L’issue de cette nouvelle aventure est encore inconnue mais sa seule perspective me fait sourire d’anticipation.


