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Des projets de justice au Burundi. |
Je suis arrivée sur mon lieu de travail il y a quelques jours et je commence à peine à comprendre le cadre général du projet dans lequel je m’insère mais j’ai déjà envie de vous partager ce que j’en sais.
Ce projet vise à apporter un “appui institutionnel et opérationnel” à la justice burundaise. Globalement, il s’agit de lutter contre le manque de moyens et les pratiques abusives ou inefficaces qui entravent le bon fonctionnement de la justice, au sens où tout un chacun l’entend: une justice proche des citoyens, accessible et équitable, orientée vers un véritable projet de paix sociale.
L’un des problèmes auxquels je vais m’attaquer plus particulièrement concerne le manque de formation des acteurs de la justice. En effet, bien souvent, certaines personnes ont été propulsées sans formation adéquate sur un lieu de travail dont elles ne maîtrisent pas toujours les tenants et aboutissants. Par ailleurs, celles-ci sont parfois peu sensibles à leurs responsabilités envers la société: la corruption, les mauvais traitements, les dénis de justice et autres manquements à la déontologie sont malheureusement suffisamment courants pour entacher l’ensemble des professionnels de la justice et provoquer une perte de confiance de la part du citoyen envers l’institution qui devrait lui servir de protection.
Bien sûr, la formation ne pourra à elle seule résoudre l’ensemble des défis qui se posent actuellement dans le système judiciaire du Burundi et des actions sont menées conjointement pour améliorer les moyens logistiques et l’organisation du monde judiciaire. Toutefois, la mise en place de formations peut certainement contribuer à combler certains savoirs techniques, tout en favorisant des réflexions et en faisant naître des collaborations qui permettront de répondre plus efficacement aux attentes des justiciables.
C’est dans ce cadre qu’une étude va prochainement être lancée afin de déterminer les besoins en formation qui sont prioritaires pour améliorer le fonctionnement de la justice. De cette étude sera ensuite dégagé un plan stratégique qui permettra de combler certains besoins urgents. A plus long terme, le ministère de la justice burundais souhaite créer un centre de formation des professionnels de la justice. A travers mon angle de vue pédagogique, l’une de mes tâches consistera dès lors à soutenir cette réalisation en alimentant la réflexion quant à l’opérationnalisation de ce centre.
Vous l’aurez compris, le défi s’annonce passionnant et les questions sont complexes et nombreuses. J’ai déjà hâte de m’y plonger plus en détails.



Marie-Claude Van Grunderbeek said,
April 1, 2009 - 1:44 pm
bonjour Laure,
J’ai fait des recherches archéologiques de 1978 à 1987 au Rwanda et au Burundi. D’environ 1000 avant J-C à 1000 de notre ère une importante culture, appelée urewe, s’est développée en Uganda, partie du Kenia, Rwanda, Burundi et Tanzanie. j’ai fouillé le plus ancien et plus grand fourneau de fonte (8e siècle avant J-C) du monde connu à ce jour, au Rwanda (Gasiza). Au Burundi c’est plutot une belle céramique à motifs linéaires qui a été retrouvée. Malheureusement, le sol pauvre (surtout par rapport à l’Europe), les sécheresses, la surexploitation des sols, … ont diminué les ressources et mis fin à cette superbe culture.
Marie-Claude
NIKUZE Onesphore said,
April 17, 2009 - 10:56 am
Je suis pour le moment Inspecteur de l’Etat au Burundi, mais je fut chef de cabinet au Ministère de la Justice durant les années 2001-2003, et je reste intéressé par l’évolution de la justice au Burundi, quand bien même j’ai pris un peu de recul. Je voudrais contribuer d’une manière ou d’une autre à faire triompher la justice au vrai sens du mot, car j’estime qu’elle est la fondation de toute socièté. J’offre ma collaboration pour faire avancer la justice au Burundi.
Merci , Onesphore
BIGIRINDAVYI Bernard said,
November 27, 2009 - 11:28 am
Je m’appelle BERNARD BIGIRINDAVYI , je suis juriste et j’ai eu l’occasion de visiter les cachots communaux ainsi que certaines prisons de notre pays dans le cadre du Projet “émergence du droit à un procès équitable aux victimes de la torture au Burundi ” au sein de l’ACAT BURUNDI. A cette occasion j’ai vu comment les détenus souffrent cruellement.Malheureusement notre projet a pris fin alors qu’il restait beaucoup à faire. Je reste toujours disponible à contribuer dans la promotion de la justice au monde en général et au Burundi en particulier.
Merçi.
BIKORIMANA Dieudonne said,
September 2, 2010 - 11:14 am
Bonjour Laure,
Je suis médecin mais je suis particulièrement intéressé par la justice. Plus d’une fois, je me suis entretenu avec des prisonniers en consultation surtout à Gitega et Kayanza. Leur situation est déplorable. L’autre aspect de justice qui me touche fort concerne les cas qui sont gérer localement par la justice coutumière, surtout les cas de viols.
Face à cela et soucieux de contribuer au développement de notre pays, nous nous sommes mis ensemble avec les autres pour créer une association dénommée FOGUDI (Forum des Générations Unies pour le Développement Intégré) et la justice fait parti de nos priorités