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Une association de femmes qui ne recule devant rien pour atteindre ses objectifs

Procanor, projet de renforcement de la chaîne de production de viande dans le Nord de l’Equateur, a pour objectif d’appuyer principalement les associations et ce dans le but de renforcer au maximum les communautés. Une richesse associative et solidaire que nous allons découvrir à travers l’association « Jesus del Gran Poder ». Cette association de femmes nous montre que vivre ensemble et unir ses forces, malgré les difficultés rencontrées, permet d’atteindre des objectifs beaucoup plus grands.
L’association Jesus del Gran Poder regroupe 23 femmes vivant dans les campagnes du canton Espejo dans le Nord de l’Equateur. Ces épouses, grand-mères et mères célibataires ont bien souvent eu peu d’occasions d’accéder à un revenu personnel et de pouvoir améliorer le bien-être de leur famille.

Pas à pas, à force d’entraide et de volonté, ce groupe de femmes a mis sur pied sa propre petite entreprise qui va de la production à la commercialisation. Entrées dans le monde de la production de viande par l’élevage de porcs, elles sont aujourd’hui propriétaires de la seule boucherie du village.

Pour mettre sur pied leur commerce, la première difficulté rencontrée fut la construction du local. En effet, mettre sur pied une boucherie PROCANOR, demande de répondre à un certain nombre de règles. Il ne s’agit pas comme c’est de coutume ici de mettre sa table dehors pour exposer la viande. Il faut un local bien situé, disposant d’un espace suffisant pour une vitrine, un congélateur et pour permettre aux clients d’entrer dans un espace agréable. De plus, pour répondre à certains critères sanitaires, le local doit être pourvu d’un accès à l’eau courante et être recouvert de céramique au sol et jusqu’à 1m80 sur les murs. (Le but de ces critères est d’offrir une viande saine et de qualité.) Mais ces exigences sont loin d’avoir découragé nos entrepreneuses en herbe.

Toutes ensembles et avec l’aide de la communauté, elles ont monté le local brique par brique travaillant d’arrache-pied pour atteindre leur objectif. La force humaine ne suffisant pas , elles décidèrent de faire un prêt sans jamais se décourager. Lorsque la maison fut finie, le projet les a appuyées avec une vitrine réfrigérante, un congélateur et de la publicité. L’entreprise rurale ouvrait ses portes. Mais les efforts ne s’arrêtent pas là.

Pour mener à bien un commerce, il faut gérer les comptes, avoir une connaissance du marché, faire attention au service à la clientèle, connaître son produit et la manière de le présenter, de le valoriser. Pour cela, les membres de l’association se sont relayées pour suivre les différentes formations données par le projet. Pour Nila Lobato, cela fut le plus important apport de PROCANOR.

Agricultrices et mères au foyer, ces femmes se divisent le travail de manière organisée afin que cela ne soit pas un poids. Elles ont donc décidé de former des groupes de travail qui, à tour de rôle, s’occupent d’acheter les animaux, de les abattre de manière adéquate et de réaliser leur « Chorizo ». Ces groupes effectuent une tournante régulière. A côté de cela, chaque membre de l’association prend à tour de rôle le poste de vendeuse afin de diminuer les frais de la boucherie et d’assurer les bénéfices. Tous se fait en équipe et chacune prend ses responsabilités face à l’entreprise.

Bien entendu cela ne se passe pas sans problèmes mais elles tentent autant que possible de régler cela ensemble et de manière la plus juste et la plus responsable possible.

Ces femmes ne pensent d’ailleurs pas s’arrêter là. Comme elles nous le disent elles-même:
« Nous voulons continuer à grandir et à diversifier les produits que nous avons dans la boucherie pour que les gens puissent trouver tout ce dont ils ont besoin » nous dit Lucinda Mayanquer. « La municipalité a le projet de créer une voie touristique qui passera par ici, donc notre rêve quand cela sera fait, c’est d’installer un restaurant de nourriture typique pour continuer à aller de l’avant » nous dit Maria Tatamuez.

Cette association avec laquelle je travaille est riche en volonté et le plus importante est que ces femmes ne se découragent pas et restent unies malgré les difficultés rencontrées dans la réalisation de leurs projets.

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1 Comment »

  1. clarisse said,

    November 29, 2008 - 2:33 pm

    hello,

    je vois que vous faites des formations pour les femmes en comptabilité et gestion ça m’intéresse beaucoup car je suis volontaire sur un projet pour femmes aussi mais au Niger. Envoi moi un petit mail pour qu’on échange.

  2. clarisse said,

    November 29, 2008 - 2:33 pm

    hello,

    je vois que vous faites des formations pour les femmes en comptabilité et gestion ça m’intéresse beaucoup car je suis volontaire sur un projet pour femmes aussi mais au Niger. Envoi moi un petit mail pour qu’on échange.

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