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En RDC, on “coupe” l’information… |
Dès mon arrivée à Kinshasa, j’ai été confrontée, dans le cadre de mon travail, à une réalité journalistique « un peu gênante » pour moi : « le coupage ». Cette pratique veut que les journalistes soient payés pour écrire un article. En clair, certaines institutions, qui veulent par exemple faire parler de leurs activités, invitent les journalistes à une conférence de presse à l’issue de laquelle ces derniers reçoivent une « collation ». Une fois rémunérés, les journalistes vont rédiger un papier qui se voudra, on peut le penser, plus favorable à l’institution.
Ayant une licence de journalisme sous le bras et ayant affûté ma plume auprès divers médias en Europe, je ne pouvais que m’offusquer d’une telle pratique anti-déontologique.
Comment peut-on s’assurer de l’objectivité et de l’impartialité de journalistes qui sont payés par les sujets mêmes de leur article ? N’est-ce pas simplement de la publicité déguisée ? Comment un journaliste, respecteux de la déontologie et de l’ethique propre à son métier, peut-il « se vendre » de la sorte ?
Cette réaction était plus épidermique que basée réellement sur le contexte. Avant tout chose, j’ai analysé la situation avec mes lunettes de jeune Européenne, diplômée en journalisme et novice en matière de médias congolais.
Après discussion avec mes collègues CTB pétris de cette pratique et avec un ami journaliste, j’ai compris les raisons qui poussent les professionnels des médias à recourir au coupage. En effet, ces derniers ne sont pas payés par leur patron qui favorise, de la sorte, leur défraiement par des tiers. Leurs conditions de travail n’en devient que plus précaires… au détriment à la fois du journaliste, de ses lecteurs et surtout de l’information.
Pas question ici de faire des généralités abusives, mais la situation touche la majorité des médias congolais… Mais n’oublions pas que certains journalistes sont de vrais professionnels lorsqu’ils couvrent des sujets « non coupés », mais qu’ils jugent utiles pour le lectorat. A l’instar des conférences de presse hebdomadaires « non coupées » organisées par la MONUC, auxquelles les journalistes assistent régulièrement.
Aujourd’hui, la discussion porte plutôt sur les solutions à apporter pour améliorer les conditions de travail des journalistes. A mon sens, ce sont les patrons de presse qui doivent prendre leur responsabilité et rémunérer leurs employés comme il se doit… Mais le débat est ouvert…



Bricesson said,
August 6, 2008 - 9:35 am
Salut,
J’habite Kinshasa, je suis congolais, et j’ai un petit frère qui est journaliste (stagiaire) dans une chaîne de la place. Des fois il me raconte comment ils couvrent les évènement, et c’est l’inconscience qui les caractérise, nos journalistes. Le “coupage” est même la motivation qui leur pousse à aller couvrir l’évènement. Lorsqu’il a le choix entre deux évènements ou trois, il jauge les éventuelles “collations” avant de choisir et comme conséquences, nous journaux, que ce soit à la télé, à la radio ou la presse écrite, ne sont qu’une suite d’éloges aux politiciens et à leurs “actions” et des publicités. Même la chaîne nationale n’est pas épargnée par cette pratique.
Il y a même d’autres chaines où cette “collation” est considérée comme une recette, donc après la couverture d’un évènement, on demande au journaliste de donner l’argent de la collation au service financier, avant que son élément passe à la télé ou que son article soit publié. Donc la qualité de l’information ne prime plus.
A mon avis, c’est toute la politique de l’information qu’il faut revoir ici au Congo. Partant de la formation des journaliste, de l’ouverture des chaines, qui peut ouvrir une chaine? ou un journal? Mais qui va le revoir? Ne comptez surtout pas sur le gouvernement, car ils sont les prémier bénéficiaires de cette dépravation déontologique, ils nourissent même ce désordre.
Bricesson said,
August 6, 2008 - 9:35 am
Salut,
J’habite Kinshasa, je suis congolais, et j’ai un petit frère qui est journaliste (stagiaire) dans une chaîne de la place. Des fois il me raconte comment ils couvrent les évènement, et c’est l’inconscience qui les caractérise, nos journalistes. Le “coupage” est même la motivation qui leur pousse à aller couvrir l’évènement. Lorsqu’il a le choix entre deux évènements ou trois, il jauge les éventuelles “collations” avant de choisir et comme conséquences, nous journaux, que ce soit à la télé, à la radio ou la presse écrite, ne sont qu’une suite d’éloges aux politiciens et à leurs “actions” et des publicités. Même la chaîne nationale n’est pas épargnée par cette pratique.
Il y a même d’autres chaines où cette “collation” est considérée comme une recette, donc après la couverture d’un évènement, on demande au journaliste de donner l’argent de la collation au service financier, avant que son élément passe à la télé ou que son article soit publié. Donc la qualité de l’information ne prime plus.
A mon avis, c’est toute la politique de l’information qu’il faut revoir ici au Congo. Partant de la formation des journaliste, de l’ouverture des chaines, qui peut ouvrir une chaine? ou un journal? Mais qui va le revoir? Ne comptez surtout pas sur le gouvernement, car ils sont les prémier bénéficiaires de cette dépravation déontologique, ils nourissent même ce désordre.
Jacks said,
August 8, 2008 - 8:53 am
C’est clair que cette pratique, quoi que novice, fait vivre nos journalistes. Malgré les effets néfastes sur l’information, mais c’est pas de la faute des journalistes, ni des propriétaires des chaînes, ni du gouvernement. Ce système disparaîtra de soi même avec le développement de notre pays. Le jour où notre pays sera développé, automatiquement, on entendra plus parler de ce système.
Jacks said,
August 8, 2008 - 8:53 am
C’est clair que cette pratique, quoi que novice, fait vivre nos journalistes. Malgré les effets néfastes sur l’information, mais c’est pas de la faute des journalistes, ni des propriétaires des chaînes, ni du gouvernement. Ce système disparaîtra de soi même avec le développement de notre pays. Le jour où notre pays sera développé, automatiquement, on entendra plus parler de ce système.
Virginie said,
August 8, 2008 - 10:11 am
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Jacks. Autant les journalistes, les propriétaires de presse et le gouvernement ont leur part de responsabilité dans ce système (à des niveaux différents bien entendu). Il faut pouvoir le reconnaître pour avancer.
De même que je ne suis pas d’accord pour dire que la situation va changer d’elle-même.
Tu parles de développement. Mais qu’entends-tu par “développement” ?
Ne crois-tu pas que le monde de la presse (journalistes, patrons et instances gouvernementales qui chapeaute ce secteur) devrait plutôt se prendre en mains, et ne pas être attentiste d’un développement qui est vu comme la panacée ?
Virginie said,
August 8, 2008 - 10:11 am
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec Jacks. Autant les journalistes, les propriétaires de presse et le gouvernement ont leur part de responsabilité dans ce système (à des niveaux différents bien entendu). Il faut pouvoir le reconnaître pour avancer.
De même que je ne suis pas d’accord pour dire que la situation va changer d’elle-même.
Tu parles de développement. Mais qu’entends-tu par “développement” ?
Ne crois-tu pas que le monde de la presse (journalistes, patrons et instances gouvernementales qui chapeaute ce secteur) devrait plutôt se prendre en mains, et ne pas être attentiste d’un développement qui est vu comme la panacée ?
Rica cool said,
August 15, 2008 - 3:14 pm
ils ont raison de faire sa imaginer vous quelqu’un qui a une famille de 5 enfants qui touche a la fin du moi 50 Euros mais c’est inhumain
Rica cool said,
August 15, 2008 - 3:14 pm
ils ont raison de faire sa imaginer vous quelqu’un qui a une famille de 5 enfants qui touche a la fin du moi 50 Euros mais c’est inhumain
Rica cool said,
August 15, 2008 - 3:19 pm
je suis dans le metier ou je suis monteur vidéo donc je vi que de coupage sans le coupage j’irai a pied au boulot pui afamé pui dormir dans une ecole donc si vous venez a kinshasa pour faire un tete à tete avec les journaliste rempli te poche par ce que je ne deffuse pas a ma télé c’est une chaine commerçiale qui cherche l’argent donc si vous voulez aidez la presse congolaise
Rica cool said,
August 15, 2008 - 3:19 pm
je suis dans le metier ou je suis monteur vidéo donc je vi que de coupage sans le coupage j’irai a pied au boulot pui afamé pui dormir dans une ecole donc si vous venez a kinshasa pour faire un tete à tete avec les journaliste rempli te poche par ce que je ne deffuse pas a ma télé c’est une chaine commerçiale qui cherche l’argent donc si vous voulez aidez la presse congolaise
Pitchou BASUNGA said,
September 16, 2008 - 5:06 pm
Aujourd’hui, la RDC est le seul pays au monde où il existe plus de 50 chaînes de TV qui émettent en clair;C’est crai que nous sommes dans une logique de pluralité médiatique mais il existe des chaînes que de nom; dont le personnel n’a aucune formation, aucune déontologie (La télévision Nationale n’en est pas exempte!). Si nous créons des chaînes de télévision pour, comme le dit Rica Cool, “chercher l’argent”, il y a d’autres commerces. Nous avons le “plus beau métier du monde” et nous ne devons pas prendre plaisir à le voir se dégrader…Je suis à la RTNC dépuis 2001, fils d’un grand journaliste, j’ai aussi été “coupé” plusieurs fois, mais cette pratique ne m’enchate guère!
Pitchou BASUNGA said,
September 16, 2008 - 5:06 pm
Aujourd’hui, la RDC est le seul pays au monde où il existe plus de 50 chaînes de TV qui émettent en clair;C’est crai que nous sommes dans une logique de pluralité médiatique mais il existe des chaînes que de nom; dont le personnel n’a aucune formation, aucune déontologie (La télévision Nationale n’en est pas exempte!). Si nous créons des chaînes de télévision pour, comme le dit Rica Cool, “chercher l’argent”, il y a d’autres commerces. Nous avons le “plus beau métier du monde” et nous ne devons pas prendre plaisir à le voir se dégrader…Je suis à la RTNC dépuis 2001, fils d’un grand journaliste, j’ai aussi été “coupé” plusieurs fois, mais cette pratique ne m’enchate guère!
Jean Bedel said,
April 29, 2009 - 9:10 pm
Ce qui se passe dans le domaine de l’information et de la communication en RDC est inacceptable. Il existe plusieurs chaînes de radio et de télévision, autant de maisons d’éditions. Quelle est la qualité de l’information livrée aux congolais et au public du monde entier. On a l’impression que ce sont des navets. Il ya trop à faire
Jean Bedel said,
April 29, 2009 - 9:10 pm
Ce qui se passe dans le domaine de l’information et de la communication en RDC est inacceptable. Il existe plusieurs chaînes de radio et de télévision, autant de maisons d’éditions. Quelle est la qualité de l’information livrée aux congolais et au public du monde entier. On a l’impression que ce sont des navets. Il ya trop à faire
Jean Bedel said,
April 29, 2009 - 9:19 pm
La formation des journalistes devrait être une priorité si on sait que la presse c’est le quatrième pouvoir qui gouverne le monde. Il est dangereux pour une nation d’avoir des journalistes très mal formés. C’est aussi impensable d’avoir plus de 1000 étudiants dans des auditoires des institutions qui ont pour vocation la formation des journalistes. l’amateurisme de certains journalistes et l’absence de la déontologie est preuve d’une bonne formation. En plus lapluralité médiatique en RDC ne peut être synonime de médiocrité. Comment fonctionnent les chaînes de radios et des tél surtout à Kinshasa? De quoi vivent-elles? Comment sont-elles gerées. vaut mieux ne pas le savoir. Il faut déterminer clairement l’objectif de la création de ces instruments d’informations qui risquent de devenir lieu des débats infructueux et de la déseinformation.
Jean Bedel said,
April 29, 2009 - 9:19 pm
La formation des journalistes devrait être une priorité si on sait que la presse c’est le quatrième pouvoir qui gouverne le monde. Il est dangereux pour une nation d’avoir des journalistes très mal formés. C’est aussi impensable d’avoir plus de 1000 étudiants dans des auditoires des institutions qui ont pour vocation la formation des journalistes. l’amateurisme de certains journalistes et l’absence de la déontologie est preuve d’une bonne formation. En plus lapluralité médiatique en RDC ne peut être synonime de médiocrité. Comment fonctionnent les chaînes de radios et des tél surtout à Kinshasa? De quoi vivent-elles? Comment sont-elles gerées. vaut mieux ne pas le savoir. Il faut déterminer clairement l’objectif de la création de ces instruments d’informations qui risquent de devenir lieu des débats infructueux et de la déseinformation.
Jean Bedel said,
April 29, 2009 - 9:31 pm
enfin je dis le coupage est une honte et^en même temps un salut pour les journalistes.
Il fait la honte parcequ’il trahi la noblesse de la profession journalistique et dans beaucoup de cas il pousse le journaliste à pêcher contre l’objectivité dans le traitement de l’information.
Il est un salut dans la mésure où certains journalistes ne vivent que de celà, ils n’ont pas un salaire pouvant garantir leur vie. Le coupage devient un dilème qui risque de dépersonnliser ce noble de la socièté qu’est le journaliste. Collecter une information, la traiter et la diffuser ce n’est pas l’apanage de quiconque. Le journaliste est un noble.Il faudra éviter de leclauchardiser;
Jean Bedel said,
April 29, 2009 - 9:31 pm
enfin je dis le coupage est une honte et^en même temps un salut pour les journalistes.
Il fait la honte parcequ’il trahi la noblesse de la profession journalistique et dans beaucoup de cas il pousse le journaliste à pêcher contre l’objectivité dans le traitement de l’information.
Il est un salut dans la mésure où certains journalistes ne vivent que de celà, ils n’ont pas un salaire pouvant garantir leur vie. Le coupage devient un dilème qui risque de dépersonnliser ce noble de la socièté qu’est le journaliste. Collecter une information, la traiter et la diffuser ce n’est pas l’apanage de quiconque. Le journaliste est un noble.Il faudra éviter de leclauchardiser;
cosmasmungazi said,
November 23, 2009 - 4:23 pm
Le coupage est aussi un mal necessaire pour les journalistes : mal dans le sens qu’il influence le traitement de l’information; le journaliste parle du bien à la source qui lui a donné un certain avantage; et mal pour celui qui ne l’a pas fait la vraie information ne se retrouve plus.
Nécéssaire parceque le coupage suplée au salaire que devrait recevoir le journaliste ce fait pousse l’Etat à fermer ses yeux.
cosmasmungazi said,
November 23, 2009 - 4:23 pm
Le coupage est aussi un mal necessaire pour les journalistes : mal dans le sens qu’il influence le traitement de l’information; le journaliste parle du bien à la source qui lui a donné un certain avantage; et mal pour celui qui ne l’a pas fait la vraie information ne se retrouve plus.
Nécéssaire parceque le coupage suplée au salaire que devrait recevoir le journaliste ce fait pousse l’Etat à fermer ses yeux.