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rgerard

Toutes les astuces sont bonnes pour faire rentrer la TVA dans les caisses de l’Etat.

Toutes les astuces sont bonnes pour faire rentrer la TVA dans les caisses de l’Etat.

Chez nous, il semble normal à presque tout le monde de payer la TVA sur ses achats et à tous les vendeurs de facturer avec la TVA. Ici c’est loin d’être le cas, la grande majorité des petits magasins, des restos, des ateliers, des professionnels (ouvriers, réparateurs, médecins, avocats, …) ne facturent pas et donc ne déclarent pas à la TVA. Sans parler de tout le commerce informel qui ne déclare même pas travailler.

Le problème est sérieux pour l’Etat dont les actions dépendent de l’argent qu’il réunis notamment grâce à la TVA pour les payer. Mais il est impossible ou presque d’augmenter les effectifs pour la répression vu que ce serait du personnel en plus et donc des dépenses en plus pour l’Etat. Voilà donc le casse-tête pour le SRI (Servico de Rentas Internas = le ministère des finances).

Nous sommes habitué chez nous aux astuces pour éluder la TVA ou aux carrousel à la TVA. Ici les astuces c’est le SRI qui les cherche pour récupérer des contribuables et pas les contribuables pour échapper à la TVA. On peut dire que pour ça ils ont trouvé de belles astuces.

La première astuce fut de modifier le règlement tributaire pour donner un avantage aux contribuables qui peut fournir des factures de ses frais. Voilà donc que le contribuable équatorien peut déduire de son imposable les frais médicaux, les frais scolaires et les frais d’habillement. Pas seulement c’est frai à lui mais les frais de toute la petite famille. L’effet immédiat fut une complication et une incompréhension complète du contribuable sur comment déclarer tout ça. Mais le second effet fut que les contribuables exigèrent de leur médecin une facture, de leur libraire une autre facture et du magasin d’habillement une autre facture. Du coup des milliers de professionnel se sont vu obliger de déclarer maintenant leur chiffre de vente. En second effet ça a fait chuter le commerce informel dans les rues. Simplement parce que ceux qui vendent du matériel scolaire, des vêtements bas de gamme, contrefaits ou d’origine douteuse dans les petites boutiques sur le coin du trottoir ne peuvent fournir de factures.
Le contribuable croit gagner et en même temps travaille pour l’Etat à la lutte contre la fraude.

La deuxième astuces, vient d’être dévoilée. Et quelle astuce. Dans un pays où le pozo milionario (= le lotto) fonctionne très bien, parce que les gens adorent rêver à la fortune facile, rien de telle qu’une loterie. Vous lisez bien le SRI organise une loterie avec les prix en espèce. Les détails ne sont pas encore tout à fait connus mais le principe est simple, il suffit de déposer dans les bureaux du SRI 5 factures accompagnées de ses coordonnées pour participer au tirage au sort d’un des 10 prix à gagner. Le premier prix : 50 000 $, le second 25 000, le troisième 15 000 et les 7 suivants 5 000$. Quand on sait que le salaire moyen d’une personne qualifiée est de l’ordre de 300 $ on donne une autre grandeur à la somme représentée par ces prix.
Vous aurez compris que ce qui se cache ici derrière c’est à nouveau l’utilisation du contribuable pour exiger des factures et donc augmenter les rentrée TVA de l’Etat simplement en officialisant le commerce quotidien.

Ici on a du pétrole et des idées ;)

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