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El pie de crÃa es clave para el mejoramiento del ganado |
Voici ci-dessous un article au sujet de la campagne d’insémination artificielle réalisée par le projet PROCANOR , ici à San Lorenzo. L’article a été publié dans le journal “El Comercio” du samedi 1er décembre 2007.
Il y a une erreur dans le titre. Dans la zone de San Lorenzo, le projet PROCANOR ne travaille pas avec 26 familles d’éleveurs mais avec 260 familles.
Voici ci-dessous la traduction de l’article en français.
Esmeraldas.
A San Lorenzo, des vaches Brahman ont été inséminées avec des races importées. On recherche l’accroissement de la production de viande et de lait.
Bonito, c’est le nom du veau récemment né dans l’exploitation de Ramón Ormaza, située dans le secteur de Rotura del Guagua, dans le nord de la province d’Esmeraldas.
Selon sont propriétaire, Bonito est le premier veau obtenu par insémination artificielle durant ses 25 années d’expérience dans l’élevage.
“Il est âgé d’un an mais paraît en avoir deux. Il pèse 50 kg et est plus fort que les autres veaux de son âge” dit-il tout en caressant l’échine du taurillon.
Cette technique a été recommandée par un vétérinaire du projet de développement de la production de produits carnés sains dans le nord de l’Equateur (Procanor).
Dans la province d’Esmeraldas, ce projet incite un processus d’amélioration génétique du bétail. “Au début je doutais, mais ensuite je m’y suis risqué grâce aux explications qu’ils m’ont donné” dit Ormaza.
Un des vétérinaires de Procanor lui a expliqué qu’avec l’insémination artificielle il est possible d’obtenir un meilleure production de viande et de lait. Cette meilleure production est atteinte grâce au mélange du patrimoine génétique des races normande, blonde Aquitaine, limousine et blanc bleu belge avec celui des races locales comme la Brahman ou la criolla (créole, bâtarde).
“Ces croisements permettent de profiter de la rusticité et de la facilité d’adaptation des races locales au manque de fourrages, au mauvais climat, à la topographie irrégulière et à la présence de parasites” nous explique Juan Bravo, directeur national de Procanor.
Avec ceci, ajoute Bravo, nous cherchons à améliorer la qualité du produit ainsi que les conditions de vie des petits et moyens producteurs du nord vers lesquels est dirigé le projet.
Cela donne la foi à Alfonso Erazo, un producteur d’Ibarra qui as déjà inséminé 200 vaches. “Les animaux sont différents de leurs géniteurs. Avant, chaque animal se vendait à 30 USD. Maintenant, on m’en offre jusqu’à 200 USD. De plus, si les animaux me donnaient deux litres de lait, ils m’en donnent dorénavant six.
C’est une motivation pour Ormaza qui espère obtenir ces résultats avec son taurillon. C’est pourquoi il lui apporte beaucoup d’attention afin qu’il devienne un reproducteur pour de nouvelles génisses.
A San Lorenzo, 250 vaches on été inséminées dans des exploitations distinctes et 60 veaux sont issus des ces inséminations.
Selon Nilo Castillo, technicien de la zone de San Lorenzo, le programme d’insémination signifie une progression au niveau de la production. En effet, la zone n’est pas connue pour l’élevage mais plus comme productrice de cacao, de fruits tropicaux et plus spécialement d’oléagineuses comme le palmier à huile. “Nous en avons tiré avantage. Quelques palmiculteurs nous appuient en nous offrant de la boue de palme qui sert à l’alimentation animale et à l’accroissement de la production au seins des exploitations” manifeste Castillo.
Cette boue, comme l’explique Marco Palma, un palmiculteur, fait que le bétail se développe avec rapidité. “Il devient robuste et donne plus de lait. Au début, il faut mélanger la boue avec du sel jusqu’à ce que le bétail se soit habitué. Après, il mange la boue de lui même.
Ormaza n’utilise pas encore cet aliment mais assure qu’il a d’autres secrets. Il s’agit de plantes natives de la zone qui selon Procanor, sont essentiellement protéiniques. Des plantes connues comme le mataraton et le morera contiennent jusqu’à 25% de protéines.
Pour Juan Bravo, ceci permet de baisser les coûts de production. “Les plantes protéiniques remplacent les aliments concentrés et permettent d’épargner jusqu’à 30% au niveau financier” exprime-t-il.
Un autre avantage, est que l’on peut affronter les sécheresses affirme William DÃaz de la faculté des sciences agronomiques de l’université Luis Vargas Torres d’Esmeraldas.
La morera et le mataraton s’adaptent très bien au milieu et constituent une bonne alternative quand s’assèchent les pâtures. De plus, Ormaza ajoute que ces plantes sont un festin pour le bétail. “c’est le plat favori de mon taurillon”.
L’assistance Technique
Procanor est un projet financé par le Royaume de Belgique et par le gouvernement équatorien. Il est exécuté avec l’appui de techniciens des municipalités locales.
Dans la partie nord du pays, Procanor possède 220 promoteurs agricole dont 18 à San Lorenzo. Entres autres, ils sont chargés d’inséminer les animaux et d’analyser leur évolution.
A court et moyen terme, on cherche à ce que les petits et moyens producteurs, impliqués dans le projet, lance leur propres initiatives de micro-entreprises. Quelques projets sont en marche.




